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Que t’importe ? Toi, suis-moi

 

Jean 21.1.25

 

prédication

pasteur René Lamey 

 

25 avril 2018

Jean 21
1 Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra.
2 Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble.
3 Simon Pierre leur dit: Je vais pêcher. Ils lui dirent: Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
4 Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage; mais les disciples ne savaient pas que c'était Jésus.
5 Jésus leur dit: Enfants, n'avez-vous rien à manger? Ils lui répondirent: Non.
6 Il leur dit: Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons.
7 Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: C'est le Seigneur! Et Simon Pierre, dès qu'il eut entendu que c'était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer.
8 Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n'étaient éloignés de terre que d'environ deux cents coudées.
9 Lorsqu'ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain.
10 Jésus leur dit: Apportez des poissons que vous venez de prendre.
11 Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons; et quoiqu'il y en eût tant, le filet ne se rompit point.
12 Jésus leur dit: Venez, mangez. Et aucun des disciples n'osait lui demander: Qui es-tu? sachant que c'était le Seigneur.
13 Jésus s'approcha, prit le pain, et leur en donna; il fit de même du poisson.
14 C'était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu'il était ressuscité des morts.
15 Après qu'ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre: Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu plus que ne m'aiment ceux-ci? Il lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit: Pais mes agneaux.
16 Il lui dit une seconde fois: Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu? Pierre lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis.
17 Il lui dit pour la troisième fois: Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu? Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois: M'aimes-tu? Et il lui répondit: Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis.
18 En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas.
19 Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit: Suis-moi.
20 Pierre, s'étant retourné, vit venir après eux le disciple que Jésus aimait, celui qui, pendant le souper, s'était penché sur la poitrine de Jésus, et avait dit: Seigneur, qui est celui qui te livre?
21 En le voyant, Pierre dit à Jésus: Et celui-ci, Seigneur, que lui arrivera-t-il?
22 Jésus lui dit: Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que t'importe? Toi, suis-moi.
23 Là-dessus, le bruit courut parmi les frères que ce disciple ne mourrait point. Cependant Jésus n'avait pas dit à Pierre qu'il ne mourrait point; mais: Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que t'importe?
24 C'est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai.
25 Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu'on écrirait.

 

Dimanche dernier, nous avons proclamé la bonne nouvelle de la résurrection de Jésus. La pierre a été roulée, la voie est libre, le chemin est ouvert !
Or, savez-vous ce qui s’est passé pour les disciples après ce matin de Pâques ? Peut-être pas ce que nous aurions imaginé ! Le chemin n’est pas ouvert, pour eux, il est couvert, couvert par une chape d’ennui et de morosité !
Il y a toujours quelque chose qui m’étonne dans ces récits qui suivent la résurrection, notamment dans l’Ev. de Jean, et ce quelque chose est raconté dans le dernier chapitre de cet Evangile. Je ne vais pas vous lire ce ch. – il est long – mais vous le raconter (le relire à la maison).
Les disciples viennent de vivre un événement qui défie l’imagination, ils ont entendu une nouvelle tellement sensationnelle qu’elle réveillerait un mort… et c’est exactement, d’après les évangiles, ce qui s’est passé : un mort est revenu à la vie ; Jésus est ressuscité, mince, ce n’est pas n’importe quoi comme information, et voici que les disciples ont l’air de ne pas trop savoir que faire avec cette nouvelle.
Ils s’ennuient, ils traînaillent sur le bord du lac de Tibériade… Et pourtant, ils ont vu Jésus, ils savent qu’il est ressuscité, mais ça n’a pas l’air de les enthousiasmer, ils n’en parlent à personne, ils tournent en rond, ils végètent, ils semblent vides, sans énergie, ils n’ont plus la pêche, comme on dit… même s’ils y vont, à la pêche !
Par ennui, par dépit, par manque de vision et de but, ils refont en quelque sorte marche arrière : ils renouent avec leur ancien métier ; ils retrouvent vite les gestes habituels de la pêche, mais, même ça, ça ne marche plus : leurs filets sont vides. Ils ont vraiment l’air déprimés, à côté de leurs pompes, à côté de leur barque !
Il leur faut un petit coup de pouce, et Jésus vient le leur donner ! « Jetez le filet du côté droit du bateau, leur dit-il, et vous trouverez du poisson. »
La pêche miraculeuse de ce récit est à cet égard très importante. Ils en ont déjà connu une, de pêche miraculeuse : c’était tout au début, quand Jésus les avait appelés à le suivre : c’est là qu’ils l’avaient rencontré pour la première fois, c’est là que quelque chose de nouveau avait commencé pour eux ! Alors, cette pêche-là, en ce petit matin, c’est un signe pour eux, un signe d’un nouveau commencement possible, comme un autre appel, comme le début d’une autre mission : tout peut recommencer, tout peut repartir !
C’est comme pour nous : on n’a pas toujours la pêche non plus, même après avoir entendu la bonne nouvelle de la résurrection de Pâques ! Faut croire que ça n’a pas l’air d’avoir changé nos vies…Parfois, certains matins, on aimerait rester au lit, on n’a pas envie de se lever, on n’a pas le moral. Pour nous mettre en marche, il faut trouver quelque chose qui nous donne du courage, il faut trouver quelqu’un qui nous remette debout, quelqu’un qui nous ressuscite ! Il faut une rencontre, une rencontre avec le Seigneur ressuscité ! Il faut une parole qui nous motive, une parole quoi nous met en mouvement.
Et cette parole, Jésus nous l’adresse ce matin.
Car, voyez-vous, l’évangile de Jean ne se termine pas comme les autres évangiles, c’est-à-dire par un envoi général et global de l’ensemble des disciples, mais par des paroles personnelles que Jésus adresse à un disciple en particulier, c’est-à-dire : directement à Pierre, et indirectement, à toi et moi, chacun de nous.
Dans la 2ème partie du récit, il y a ce tête-à-tête intime entre Jésus et Pierre. Au cours de ce dialogue personnel et privé, Jésus confirme Pierre dans sa responsabilité de diriger la première église chrétienne : « Prends soin de mes brebis ». Pierre, premier pasteur de l’église – ses ennuis ne sont pas finis  !
Mais juste après cette conversation particulière, voici que s’approche Jean ; il marchait un peu en retrait, il tendait un peu l’oreille, il se demandait ce que Jésus pouvait bien dire de si important à Pierre pour qu’il le prenne à l’écart des autres.
Pierre a remarqué la présence de Jean et, tout impulsif qu’il est, voulant tout de suite jouer son rôle de berger, Pierre pose une question à Jésus : « Et à lui, qu’est-ce qu’il lui arrivera ? » En d’autres termes : « Pour moi, je sais, tu me l’as dit, mais pour lui, qu’est-ce qui se passera avec lui ? Tu comprends, Seigneur, si je dois m’occuper des autres, autant savoir tout de suite ce qui leur arrivera, ça me facilitera grandement le travail ! »
Que réponds Jésus ? Lui dit-il : « Eh bien, Pierre, tu sais, Jean, lui, il va aller à Ephèse, il connaîtra une belle carrière de prédicateur, et puis, à la fin de sa vie, on l’arrêtera, on le déportera à Patmos, il y mourra » ?
Est-ce cela que Jésus dit à Pierre ? Non, pas du tout !
Jésus ne lui révèlera rien de l’avenir de Jean ; mais Jésus va utiliser la question de Pierre pour lui apprendre sa première leçon de conduite, de conduite d’église, sa première leçon de berger.
Jésus répond ainsi à Pierre, v.22 : « Si je veux qu’il reste en vie jusqu’à ce que je revienne, que t’importe ? Toi, suis-moi ! »
Que signifient ces paroles un peu énigmatiques ?
Pour en comprendre le sens, je vais un peu les paraphraser ; c’est comme si Jésus disait à Pierre : « Pierre, tu vois, ce que qui arrivera à Jean, eh bien, ça ne te regarde pas ; tu n’as pas à te soucier de qu’il deviendra… Ne t’en fais pas, je m’en occupe, de son avenir, tout comme je me suis occupé du tien. L’essentiel pour toi, ce n’est pas de chercher à savoir quelle est ma volonté pour Jean – ou même pour les autres – mais, ce qui compte pour toi, c’est que tu cherches quelle est ma volonté pour toi ; ta responsabilité première, ce n’est pas d’abord de t’occuper des autres, mais de t’occuper de toi, et cela signifie : me suivre, accomplir ce que je te demande. »….
Que t’importe, toi, suis-moi… Que t’importe ce que penseront, diront ou feront les autres, toi, suis-moi ! Ce qui importe pour toi, c’est que tu marches dans ma volonté, toi, mon disciple Pierre, toi, Jean, toi (nommer des prénoms)…
Ils s’ennuyaient tous sur les bords du lac Tibériade, ils ne savaient que faire de la résurrection, et Jésus vient les arracher de leur immobilisme, il vient leur donner, il vient nous donner la clé : la mise en œuvre de l’Evangile et de la foi nous passe par notre capacité, par notre volonté, par notre désir de suivre Jésus sur le chemin sur lequel il nous appellera à marcher, chacun pour lui-même, chacun étant responsable pour lui-même en premier.
Alors, oui, que t’importe ? Toi, suis-moi… Amen !


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