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Dieu énergie cosmique

 

God as Cosmic Energy

 

Edward Hulme

pasteur de l’Église Protestante Unie d’Angleterre

 

Voir sur ce site :
Edward Hulme, Dieu énergie cosmique, prière

traduction Gilles Castelnau

 

16 avril 2018

Aimez-vous parler de Dieu ? Je veux dire en dehors de l’Église, avec des collègues de bureau, lors d’une rencontre dans un train ou un avion. Je pense que d’une manière générale cela ne plaît pas trop. Parler de la « grandeur de Dieu » n’est pas facile lorsqu’on pense à toute la misère du monde. Les chrétiens conservateurs, il est vrai, n’hésitent guère. Davantage les libéraux que nous sommes.

A quoi est-ce dû ? Pas seulement à notre psychologie. C’est aussi parce que nous sommes sensibles au fait qu’une affirmation théologique ne peut être que fragile et provisoire. Nous savons bien qu’aucun dogmes ne peut vraiment être immuables ni aucune certitude définitive.

Il est tentant d’éviter la question de Dieu et de se focaliser plutôt sur Jésus. Pourtant c’est Dieu qui est le fondement de toutes les grandes religions – à part bien sûr le bouddhisme – et c’est la question de Dieu qui revient constamment dans les conversations, même profanes, ne serait-ce que pour la discuter, s’en moquer ou la récuser. De nos jours, Dieu est un problème.

 

Anciennes et nouvelles conceptions de Dieu

Les chrétiens libéraux, progressistes, sont en général très au clair sur les conceptions de Dieu auxquelles ils ne croient pas.
Notamment l’idée traditionnelle d’un dirigeant céleste de forme plutôt humaine, intervenant de manière intermittente et inattendue dans le monde humain pour y réaliser son grand dessein.
Ou l’idée d’un Dieu qui prétendrait soumettre ses sujets à sa volonté en leur infligeant des malheurs en punition et en ordonnant à l’occasion que l’on « mette à mort hommes, femmes, enfants et vieillards ».
Ou encore l’idée d’un Dieu que « les péchés des hommes » aient rendu tellement furieux que seule la mort programmée de son   fils bien-aimé » pourrait calmer sa colère.
Bref nous ne croyons pas en un Dieu dont la nature serait contredite par la science moderne ou par les normes éthiques actuelles.

Comment donc penser la réalité de Dieu tout en prenant au sérieux les découvertes scientifiques, les réflexions des philosophes et les principes de l’éthique ?
Dans le passé et aujourd’hui de nombreuses possibilités ont été envisagées. La Bible elle-même en contient plusieurs. Dieu a, par exemple, été défini comme Réalité fondamentale par la phrase dite à Moïse « Je suis ce que je suis ».
Ou encore dans les métaphores du quatrième Évangile où Jean utilise deux concepts différents : celui de Lumière et celui d’Amour, reliant ainsi les mondes de la science et celui de la foi.

 

Métaphores et au-delà des métaphores

La pensée progressiste considère généralement que les images courantes de Dieu sont des métaphores. Mais il faudrait sans doute aller plus loin.
On pourrait définir Dieu comme la Réalité qui « cause et soutient Tout-ce-qui-est », Fondement de la vie de l’humanité et de la planète. Réalité associée à l’« Énergie cosmique » omniprésente dans l’univers. L’avantage de ces mots est qu’ils font sens pour les scientifiques comme pour les théologiens.
Un tel langage ne plait évidemment pas aux conservateurs et il donne à penser aux progressistes sur les plans liturgique et doctrinal. Il faudrait en traiter plus complètement dans un autre article.

 

Une Trinité d’Énergie ?

Lors du big bang initial, une masse d’une dimension infinitésimale explosa en une prodigieuse dépense d’énergie jusqu’à produire, 14 milliards d’années plus tard, l’expansion de l’univers que nous connaissons.
C’est cette même Énergie qui suscita les galaxies, les étoiles et les planètes comme la Terre. C’est cette Énergie qui fit de la poussière d’étoiles des créatures vivantes. C’est cette Énergie qui facilita l’évolution des espèces jusqu’à l’homo sapiens que nous sommes, qui est capable de réfléchir à son habitat et à sa vie et d’avoir une âme ou une conscience capable de faire des choix entre la vie et la mort, l’amour et la haine, l’égoïsme et l’altruisme.

J’aime penser à cette Énergie si étonnamment vivante et créatrice, qui anime le monde matériel comme le spirituel dont la physique quantique nous apprend qu’ils sont inséparables. J’identifie cette Énergie cosmique à Dieu, « Créateur dès le commencement ».

Je crois que cette Énergie cosmique, Dieu, crée aussi notre bien-être spirituel, éveille notre conscience, nous fait connaître notre culpabilité, accroît notre compassion, nous soutient dans notre lutte contre la tentation et nous encourage dans nos luttes quotidiennes.
C’est sa dynamique qui anime notre créativité dans la musique, l’art, la littérature, la science, la technologie, le sport.
Cette Énergie cosmique est telle que nous la disons « sainte » et « esprit » : Dieu le « saint Esprit ».

Au cours des siècles, l’Énergie cosmique a suscité des hommes et des femmes exceptionnels, doués pour certains d’imagination créatrice, de capacité artistique, d’esprit de réformes sociales ou religieuses. Elle a donné à d’autres une exceptionnelle valeur spirituelle.

Ainsi Jésus, l’un d’eux, que ses disciples ont appelé Christ, vivait dans un village ordinaire du Moyen Orient. Il devint capable de comprendre de manière unique la réalité de la condition humaine. Des millions de témoins l’ont reconnu. Par ses paroles et par ses actes il montra comment chaque enfant, chaque femme et chaque homme peut vivre pleinement dans la vérité, la bonté, la beauté, l’amour et l’esprit de renouveau.

Où était le secret de sa vie et de son exceptionnelle sagesse ? Il se trouvait dans la totale ouverture de son esprit et de son cœur à la créativité de l’Énergie cosmique dont il a fait connaître la présence de sorte qu’elle fut appelée « Père ».

L’apôtre qui a dit « Dieu était en Christ », aurait pu approuver, deux mille ans plus tard, l’affirmation nouvelle que « Dieu est l’Énergie cosmique ».

 


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