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Idolâtrie de la Bible

 

 

Philip B. Nettlebridge

Radstock, Somerset, Angleterre


Article publié dans l’hebdomadaire anglican Church Times
du 9 mars 2018
 

traduction Gilles Castelnau


10 mars 2018

Certains utilisent (une partie de) la Bible pour affirmer leur idée. Est-ce de l’idolâtrie ?

Cette question de l’idolâtrie de la Bible me préoccupe depuis des années. Elle est mise en évidence par des phrases comme celle de Calvin qui disait : « Nous devons à la Bible le même respect qu’à Dieu. »

Une première question qu’il convient de poser est de savoir où placer la ligne rouge qui distingue une opinion documentée par l’écriture (ce que nous faisons sans doute tous si nous lisons avec sérieux) et une opinion dictée par l’écriture, ce qui est idolâtre.
Je n’ai pas trouvé de solution définitive mais je propose les idées que voici comme symptômes de l’idolâtrie.

• La croyance qu’il ne faut pas utiliser sa raison pour interpréter l’écriture mais se soumettre complètement au texte. C’est d’ailleurs une idée bizarre car on ne peut trouver aucun sens à un texte si l’on ne le lit pas avec sa raison.

• La croyance que la Bible étant sainte, on ne peut en faire une lecture critique. Une telle attitude risque d’attribuer au texte une autorité qui ne tient pas compte des circonstances de sa rédaction. Et ceci est valable pour tous les textes.

• La croyance que la Bible peut être interprétée sans référence au contexte culturel de sa rédaction. Cela peut conduire aux déviations dénoncées ci-après.

• La croyance qu’il ne peut y avoir qu’une seule interprétation d’un passage biblique. Cette attitude considère effectivement les autres interprétations comme nécessairement erronées. Elle peut amener à dire : « mes opinions sont bibliques et celles des autres sont forcément fausses. »

• Forcer le sens d’un passage pour l’harmoniser avec un autre passage. C’est le cas de ceux qui prennent à la lettre le récit de la création de Genèse 1 et s’efforcent de lui faire correspondre le récit de la création de Genèse 2.

• Certains vont même plus loin dans cette déviation et rejettent carrément les passages de l’écriture qui ne correspondent pas à leur idée. Luther lui-même n’en était pas loin lorsqu’il critiquait l’épître de Jacques. Si l’on canonise personnellement les textes de la Bible qui correspondent à nos propres idées, on les idolâtre donc et on se situe comme supérieur à l’autre partie de la Bible.

• La croyance que la Bible – interprétée d’une certaine manière – contredit la science. Cela fut le cas au 16e siècle du rejet par l’Église de la rotation de la Terre autour du Soleil au profit de la conception biblique.

Nous devrions nous garder de ces attitudes et développer le dialogue avec les opinions et les interprétations des autres.

Nous devrions également nous garder de considérer certains passages de la Bible comme les « clés » immuables de lecture de tous les autres mais demeurer engagé, en dialogue avec les autres, dans la réflexion sur l’importance de tel ou tel passage de la Bible selon les circonstances que l’on rencontre.

 


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