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La guérison de la fille de Jaïrus

 

Marc 5.21-24 et 35-42


prédication

pasteur René Lamey 

 

25 janvier 2018

Dans la vie, il y a parfois des situations désespérées où l’on se ne sait plus que faire ni vers qui se tourner. Ce se sont des moment très difficiles à vivre, on a l’impression que le sol se dérobe sous nos pieds, on vacille, on panique, on est au bord de la rupture morale et physique. C’est l’effrayante expérience que vit l’homme dont on va faire connaissance dans l’Evangile de Marc.


Marc 5.21-24 et 35-42
Jésus monta dans la barque et regagna l’autre rive du lac. Là, une foule immense s’assembla autour de lui sur le rivage.
Survint alors l’un des responsables de la synagogue, nommé Jaïrus. En voyant Jésus, il se jeta à ses pieds et le supplia instamment :
-  Ma petite fille va mourir. Viens lui imposer les mains pour qu’elle guérisse et qu’elle vive.
Alors Jésus partit avec lui, suivi d’une foule nombreuse qui le serrait de tous côtés.
Pendant qu’ils marchaient, quelques personnes arrivèrent de la maison du chef de la synagogue pour lui dire : -  Ta fille est morte. A quoi bon importuner encore le Maître ?
Jésus entendit ces paroles. Il dit au chef de la synagogue :
-  Ne crains pas. Crois seulement !
En arrivant à la maison du chef de la synagogue, Jésus vit une grande agitation : on pleurait et on poussait des cris. Il entra dans la maison et dit :
-  Pourquoi ce tumulte ? Pourquoi ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte, elle est seulement endormie. » 40 
Mais on se moqua de lui.
Alors il fit sortir tout le monde, prit avec lui le père et la mère de l’enfant ainsi que les disciples qui l’accompagnaient, et il entra dans la pièce où l’enfant était couchée. Il lui prit la main en disant :
-  Talitha koumi
(ce qui signifie : Jeune fille, lève-toi, je te l’ordonne).
Aussitôt, la jeune fille se mit debout et marcha.

 

La fille de Jaïrus est tombée malade. Son état empire d’heures en heures. Le médecin n’a rien pu faire, les médicaments n’agissent pas, les prières n’ont pas été exaucées. C’est la panique dans la maison du chef de la synagogue. Mais Jaïrus n’est pas un homme qui se laisse abattre facilement, Jaïrus est un homme actif et expérimenté : en tant que chef de la synagogue, il a dû en rencontrer des problèmes, et qui dit problème dit solution. Mais là, les solutions semblent avoir été épuisées...

Il y a bien quelqu’un dans l’entourage de Jaïrus qui a mentionné le nom de ce jeune rabbin qui, parait-il, fait des miracles et qui, justement, s’est arrêté dans la région. Mais ce n’est pas facile pour Jaïrus : il y a conflit entre Jésus et la synagogue ; tous les collègues de Jaïrus critiquent ce nouveau venu qui renverse les traditions et les coutumes millénaires. Solliciter le secours de Jésus, c’était se mettre à dos les autres chefs, c’était trahir la synagogue...

Mais sa fille décline de minutes en minutes. Si Jaïrus ne fait rien maintenant, s’il ne se décide pas tout de suite, il aura le reste de sa vie à regretter amèrement son indécision. La vie de sa fille n’est-elle pas plus importante que les lois et les rites de sa religion ? Jaïrus ose faire le pas. Il choisit la vie. Il écoute son cœur. Qu’importe les qu’en dira-t-on, qu’importe même de perdre sa place de chef de la synagogue, Jaïrus quitte en hâte la maison, il suit la foule, il voit Jésus, il met de côté toute fierté mal placée, il se jette aux pieds de Jésus.

Lui, Jésus, aux habits que porte cet homme, il se rend bien compte que c’est un chef de synagogue, que c’est un « ennemi » potentiel. Mais, comme toujours, Jésus se fiche des titres des gens : il a devant lui un homme qui souffre, cela suffit bien amplement pour accéder à sa requête.

Mais la foule est là, elle presse Jésus de tous côtés, la foule est compacte, la foule est lente, elle ralentit considérablement la marche des deux hommes. Ça n’avance pas, et les minutes passent, et il y a cette femme qui touche les vêtements de Jésus et lui qui s’arrête, qui la regarde et qui lui parle. Bon sang, il y a urgence, que diable ! Ma fille se meurt, il faut se dépêcher.

Et c’est là que tombe la terrible nouvelle : « Ce n’est plus la peine de se dépêcher, ta fille est morte. » C’est le coup de massue. C’est fini. Le gouffre du désespoir s’ouvre devant les pas de Jaïrus. Mais Jésus est là, il entend la mauvaise nouvelle. Il dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement ».
Simples paroles... Que dis-je ? Extraordinaires paroles qui apaisent le cœur et les pensées de Jaïrus. Extraordinaires paroles que nous devrions nous dire chaque matin à nous-mêmes et à ceux quoi nous entourent : « Ne crains pas, ne crains pas la vie, ne crains pas cette journée, crois seulement ».

Croire, c’est faire confiance. Et avec la confiance en Dieu ou en Jésus ou en la vie, on peut affronter tous les problèmes ! Ça ne veut pas dire que tout sera facile – je n’aurais pas voulu être dans la peau de Jaïrus – ça ne veut pas dire que les problèmes seront réglés d’un coup. Mais la foi me donne du courage, elle m’aide à me lever chaque matin, elle m’aide à affronter chaque journée, chaque difficulté. La foi, c’est la force de la vie, c’est l’énergie de la vie, c’est le courage de la vie.

Et Jaïrus reprend courage. Ils arrivent à la maison. Il y a des pleurs, il y a des cris. Jésus rassure tout le monde : « L’enfant n’est pas morte, elle est seulement endormie ».
Le sommeil ressemble à la mort. Celui qui dort, vu de plus loin, semble comme mort.

Et je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il y a des gens qui passent leur vie à dormir, qui ferment les yeux sur eux-mêmes, sur les autres, sur les beautés de la vie. Ce sont des « morts-vivants » ! Qu’est-ce qui « dort » en nous, qu’est-ce qui est « mort » en nous ? Qu’est-ce qui devrait être réveillé en nous, dans nos vies, dans nos églises, dans notre société, dans nos familles ? Allez, secouez-vous, réveillez-vous, revenez à la vie, ouvrez vos yeux, vos oreilles, votre cœur !...

Jésus se rend au chevet de la jeune fille. Il lui prend la main et lui dit : « Talitha koumi ». c’est de l’araméen (la langue qu’on parlait dans les villages en Palestine à cette époque) et ça signifie : « Jeune fille, lève-toi, je te l’ordonne ! »
Beau et tendre geste que celui de prendre la main de la jeune fille, comme pour lui dire : « Je suis là, à tes côtés, tu n’es pas seule, et parce que tu n’es plus seule, tu peux maintenant te réveiller, tu peux t’éveiller à la vie, tu peux ouvrir les yeux sur la vie, tu peux reprendre vie, tu peux – tu dois – dire oui à la vie, tu peux – tu dois - aimer la vie, toute la vie, c’est-à-dire avec tout ce qu’elle comporte de beau, de génial, de merveilleux, mais aussi avec tout ce qu’elle a de difficile, de terrible et de cruel.

Quand on a compris cela, quand on embrasse la vie avec ses deux aspects de lumière et de noirceur, on peut se lever, on peut vivre, on peut se réjouir parce que plus rien ne nous fera peur, plus rien ne nous abattra. Oui, on tremblera parfois, on doutera parfois, mais on restera debout !

Ce matin, toi qui es mort, toi qui dors, lève-toi, je te l’ordonne ! Vis ta vie, aime, chante, danse, sois heureux, Jésus te prend par la main !

Amen !


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