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Le cantique de Marie

 

Luc 1.46-55


prédication

pasteur René Lamey 

 

6 décembre 2017

Chaque année, nous visitons les textes qui annoncent la venue du Sauveur. Voici comment l’Évangile de Luc nous présente la réaction de Marie, la future mère de Jésus : Marie a appris que sa tante Elisabeth attend aussi un enfant ; toute contente, Marie va rendre visite à sa tante. Ensemble, elles se réjouissent et Marie dit :

Luc 1. 46 
Mon âme chante  la grandeur du Seigneur et mon esprit se réjouit  à cause de Dieu, mon Sauveur.
Car il a bien voulu  abaisser son regard  sur son humble servante.
C’est pourquoi, désormais, à travers tous les temps, on m’appellera bienheureuse.
Car le Dieu tout-puissant a fait pour moi des merveilles.
Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Il a précipité  les puissants de leurs trônes, et il a élevé les humbles.
Il a comblé de biens  ceux qui sont affamés, et il a renvoyé  les riches les mains vides.
Oui, Dieu relève le peuple qui le sert, il se souvient de son amour,
il se souvient de la promesse faite à nos ancêtres, à Abraham et à ses descendants.

Nous venons d’entendre l’un des plus beaux cantiques de la Bible, chanté par la plus jolie et la plus humble des servantes de Dieu. Marie et Elisabeth sont émerveillées par ce qui leur arrive. Et il y a de quoi : l’une, Elisabeth, porte dans son ventre celui qui annoncera la venue de Jésus, et l’autre, Marie, donnera naissance à notre Sauveur !

Ce cantique, comprend trois strophes. La première nous décrit ce que Dieu fait pour Marie, la seconde nous montre ce que Dieu fait pour tous les hommes, et la troisième nous présente la manière d’agir de Dieu, une manière d’agir tout à fait spéciale comme nous le verrons dans quelques minutes.

Alors chantons, plutôt écoutons, méditons ces trois strophes du cantique de Marie.

1) Première strophe :

.Mon âme chante  la grandeur du Seigneur
et mon esprit se réjouit  à cause de Dieu, mon Sauveur.
Car il a bien voulu  abaisser son regard  sur son humble servante.
C’est pourquoi, désormais,  à travers tous les temps, on m’appellera bienheureuse.
Car le Dieu tout-puissant a fait pour moi des merveilles.

Marie fait monter à Dieu une louange pleine d’admiration, de ferveur et de reconnaissance. Marie est heureuse parce que Dieu s’est penché sur elle et qu’il a fait, pour elle, des merveilles. Marie n’en revient pas : elle, une petite jeune fille d’un petit village inconnu perdu au fin fond de la vallée de la Bruche... euh, pardon... au fin fond de la Galilée.
« Quoi ? le Dieu qui a créé la terre, le soleil, le Dieu qui a fait cet immense univers, ce Dieu-là s’est penché sur moi, il s’est intéressé à moi, moi qui ne suis qu’une pauvre et humble jeune fille sans grande valeur, ce n’est pas possible, Dieu a dû se tromper de porte ! »

Eh bien non, Dieu ne se trompe pas de porte. Et ce qui est formidable, c’est que Dieu continue à se pencher sur les humains. Non pas pour les juger et les condamner, non pas pour leur envoyer des épreuves, mais pour les sauver, pour les aimer, pour être leur compagnon de route.
Oui, Dieu s’intéresse à nous. Dieu s’intéresse à chacun d’entre vous. Dieu aime chacun d’entre nous

Aujourd’hui, Marie, c’est toi, c’est moi, c’est vous. Chacun de nous a sa place dans le cœur de Dieu. Chacun de nous est aimé de Dieu. Sur chacun de nous Dieu se penche comme un père ou une mère se penche sur ses enfants pour les assurer de leur amour et de leur aide.

Dieu n’est pas un grand roi assis sur un grand trône et que personne ne peut approcher. En cet enfant qui va naître, Dieu est descendu de son trône, Dieu s’est approché de nous. Dieu s’est mis à nos côtés.

Marie dit « Dieu a fait pour moi des merveilles ». Cette merveille, nous la connaissons. Marie porte dans son ventre le fils de Dieu. Marie porte en elle le Sauveur des hommes. C’est quelque chose que Marie ne peut pas imaginer, qui dépasse sa raison.

Et nous, pouvons-nous dire que Dieu a fait des merveilles ? Peut-être pas... La vie n’est pas toujours merveilleuse, la vie est souvent difficile, il y a des souffrances, il y a des larmes, il y a les difficultés de toutes sorte, il y a la mort...
Et pourtant, si on regarde bien notre vie, si on ouvre bien les yeux, les oreilles, et surtout le cœur, on peut encore voir, entendre, s’émerveiller, même dans le quotidien de nos vies. La musique, les oiseaux, les cristaux de neige, un sourire, un bout de chocolat, une belle musique, une belle chorale (organiste), un verre de vin chaud...
Beaucoup de choses peuvent encore être merveilleuses quand on les regarde avec le regard de Marie...

2) Deuxième strophe :

Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. (v.50)

Elle est très courte ; c’est juste un verset ; et avec ce verset, on passe de Marie au monde. On passe de ce que Dieu a fait pour cette humble jeune fille à ce que Dieu fait pour les hommes. 

L’amour de Dieu n’est pas uniquement destiné à un seul peuple – le peuple d’Israël ou le peuple de l’Église – l’amour de Dieu est pour tous ceux le craignent.
Craindre Dieu ne signifie pas avoir peur de Dieu. Quand j’étais à l’école, on avait peur du proviseur ; quand on était convoqué dans le bureau du proviseur, ou plus tard, du patron ou du directeur, qu’est-ce qu’on avait les chocottes, qu’est-ce qu’on tremblait !
Craindre Dieu signifie simplement respecter Dieu, honorer Dieu.
Qu’on soit jeune, ou âgé, actif ou dépendant, il y a mille façons d’honorer Dieu. Chaque geste, chaque parole, chaque pensée peut devenir une prière. Et Dieu, de son côté, a mille façons de nous manifester son amour. Son amour s’étend sur nous tous comme un voile de bénédiction, comme un nuage de grâce, comme des flocons de neige !

3) Troisième et dernière strophe :

Il a précipité  les puissants de leurs trônes, et il a élevé les humbles.
Il a comblé de biens  ceux qui sont affamés, et il a renvoyé  les riches les mains vides.
Oui, Dieu relève le peuple qui le sert,
il se souvient de son amour, et de la promesse faite à nos ancêtres, à Abraham et à ses descendants.

Elle nous décrit la manière d’agir de Dieu. Voilà un Dieu qui prend une fourche et qui va dans le jardin pour retourner la terre, pour retourner les choses, pour retourner les gens : les grands deviennent petits, les petits deviennent grands, les riches deviennent pauvres et les pauvres sont rassasiés.
Dieu n’est pas intéressé par la grandeur, ni par la richesse, ni par le pouvoir ni par tout ce qui brille.
Dieu s’intéresse à ceux qui ne sont pas intéressants, c’est-à-dire les humbles, les modestes, les faibles.
Dieu s’intéresse à ceux qui sont seuls, isolés, oubliés… On peut déjà entendre dans ces versets une description de la mission de Jésus : compassion envers les pauvres, les exclus, les rejetés, les malades…
Dieu relève Israël son serviteur... cela veut dire que Dieu, en cet enfant qui va naître, veut redonner espoir au peuple mais aussi à chacun, à chacun d’entre nous. La foi peut relever celui qui est abattu, la foi peut redonner courage et espérance.
Espérance en un Dieu qui n’a pas oublié ses promesses, promesses d’un Sauveur, promesse d’une présence, promesse d’un amour.
Le peuple se sentait oublié, le peuple se sentait abandonné, le peuple avait perdu espoir, l’avenir semblait fermé, et voici qu’une humble jeune fille va ouvrir un nouvel avenir, et voici que l’enfant qu’elle porte apportera consolation, joie et lumière.

Et voici que cette joie, cette lumière, cette espérance, cette paix et cet amour nous sont encore donnés aujourd’hui, pour celui ou celle qui ouvre son cœur à la lumière du temps de l’Avent !
Alors, avec Marie, nous voulons louer Dieu, avec Marie, nous sommes tous appelés « bienheureux » parce le Seigneur se penche aujourd’hui sur chacun d’entre nous, parce que chacun, ne l’oubliez jamais, chacun est, à sa manière, une merveille de Dieu, chacun est une merveille pour Dieu. N’est-ce pas formidable ?

Amen !
Alors chantons, alors, dansons !

 


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