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Où allons-nous ?


où va le christianisme libéral ?


Where are we heading?

 

 

Andy Vivian

prêtre de l’église anglicane

 

traduction Gilles Castelnau

13 septembre 2017

La conception d’une divinité céleste toute-puissante qui intervient dans notre histoire n’est plus crédible. L’histoire d’un Dieu qui envoie son Fils dans le monde afin de le sauver est, au mieux, un mythe poétique. Lorsque nous assistons à un culte chrétien traditionnel, nous nous trouvons souvent à récuser intérieurement sa théologie, à lui attribuer un sens purement symbolique ou, ce qui est encore plus triste à n’y trouver qu’une sorte de solennel dérivatif.
Qu’en sera-t-il demain ?
Dans ses sept ans d’existence, plusieurs conceptions ont été envisagées durant les conférences de PCN. Dans un but de clarification je me suis efforcé de les classer en quatre grandes catégories, qui ne sont d’ailleurs pas exclusives les unes des autres.

 

Spiritualité évolutive

Lors de la conférence PCN de 2009, l’évêque John Spong a dit :
« Nous ne sommes pas des pécheurs déchus, nous sommes des êtres humains incomplets. Notre mission n’est pas de convertir des gens mais de les transformer afin qu’ils soient tout ce qu’ils peuvent être, qu’ils aiment éperdument et qu’ils vivent pleinement. »

Il termina avec ces mots : « Vous pouvez participer à la divinité de Dieu et il participe à votre humanité. Vous participer à l’Être. »

Dans cette conception, les humains ont la potentialité d’évoluer afin de se trouver pleinement en harmonie avec l’Un. Nos vies expriment l’Unité qui est celle de l’univers. L’idée est celle d’une amélioration spirituelle et morale.

 

 

L’Église émergente

Brian McLaren, qui est un des leaders de ce mouvement, appelle les Églises à ne pas se focaliser tant sur leurs credo que plutôt sur la formation à donner aux gens pour une vie de compassion. Les fidèles de l’Église émergente veulent que leur avenir et celui du monde soient inspirés par la vie et l’enseignement de Jésus. Ceci est un écho de la pensée de Marcus Borg.

McLaren conçoit Dieu comme « la source de la sagesse et de l’amour qui sont les bases du fonctionnement de l’univers. »

Je me souviens que Tillich parlait du « Fondement de l’ Être ».

McLaren est un évangéliste qui s’efforce de persuader tout le monde de participer à ce qu’il appelle le Grand Mouvement Spirituel initié par la vie de Jésus. « Nous pouvons êêtre des incarnations du Christ... une génération de saints œuvrant au bien commun. 

McLaren lance un appel aux églises pour qu’elles soient des lieux de libre réflexion pour ces questions et à leurs responsables pour qu’il montrent le chemin.

Comme la spiritualité évolutive, l’Église émergente offre une amélioration spirituelle et morale de l’histoire humaine.

 

 

La théologie radicale

Il n’y est pas question d’amélioration. Peter Rollins, qui en est un éminent représentant, considère que la vie est un gâchis, sera toujours un gâchis et que c’est une erreur de penser qu’elle puisse être jamais restaurée. Il s’oppose à l’idée traditionnelle selon laquelle il y aurait un endroit divin au cœur de chaque homme qui lui permettrait de remédier au gâchis de sa vie. Malgré ce point de départ en apparence nihiliste, Rollins promeut une vie de compassion. C’est en étant généreux que l’on découvre, peut-être par hasard, que « certainement Dieu est ici. » Dieu est la lumière qui rayonne de mots comme joie, amour, justice.

La théologie radicale ne s’intéresse pas aux credo car ils n’influencent pas l’histoire. Rollins dit que nous ne devrions croire qu’aussi peu que possible. Il ne veut pas fonder une nouvelle église et dit que l’on devrait demeurer en observateurs immobiles, en marge des églises existantes, dénonçant leurs prétentions et proposant un nouveau style de culte.

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Le christianisme athée

La pasteur Gretta Vosper de la West Hill Church, Toronto (Canada) se déclare athée et abandonne le mot Dieu. Elle trouve que notre attachement à ce mot fait barrage à notre dialogue avec les gens sans foi : tous ces hommes de bonne volonté, attachés au bien commun sans référence à Dieu.

Elle parle de vivre dans une relation juste avec le monde plutôt que de suivre les enseignements de Jésus. Sa paroisse soutient les valeurs qui sont sans doute partagées par la plupart des chrétiens : compassion, pardon, soutien, égalité, honnêteté, paix. Les temps de prière de sa paroisse ne sont pas consacrés à un appel à un Dieu invisible, mais à partager souffrances et joies dans un soutien mutuel.

 

 

Ces quatre conceptions attribuent pareillement à la religion la promotion de la générosité et de la compassion. Elles considèrent cet idéal supérieur à des croyances théologiques.

• La théologie radicale est la plus ouverte. Les trois autres manifestent certainement l’autosatisfaction d’avoir trouvé la Voie véritable.

• La spiritualité évolutive correspond sans doute le mieux au désir croissant de nos contemporains d’être « spirituels et non religieux ».

•L’Église émergente conviendra plutôt à ceux qui souhaitent conserver la notion biblique du « Royaume de Dieu »
La spiritualité évolutive et l’Église émergente courent le risque d’être accusées de la prétention d’éduquer les moins éclairés.

• L’athéisme chrétien s’ouvre à ceux qui ne peuvent pas se référer à un Dieu mais qui participent néanmoins à la spiritualité d’une communauté.

A mes yeux la conception de Dieu sera demain la question centrale. Continuerons-nous à employer un vocabulaire et des formulations qui ne sont plus les nôtres ? Plusieurs d’entre nous ne sont pas disposés à abandonner un langage qui nous est familier. Mais sera-ce le cas de nos enfants ?

Il est certainement triste de constater le très petit nombre de fidèles qui prennent la peine de formuler les prières et les cantiques de la nouvelle compréhension de la foi chrétienne dans une poétique nouvelle. Il s’agit là du plus grand défi qui est adressé aux Églises.

 


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