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Pensons aux chênes verts !

 

 

pasteur Alain Arnoux

 

Article paru dans « Ensemble témoignons »
bulletin de l’Église protestante unie de Bourdeaux, Dieulefit, La Valdaine
été 2017

 

11 juillet 2017

[...]

L'essentiel, aujourd'hui, cela me fait penser aux arbres des garrigues et des collines du Midi, aux chênes verts par exemple. Ils sont dans un terrain dur, rocailleux et sec. Un peu de terre entre les cailloux a suffi pour qu'ils s'implantent. Ce ne sont pas des géants. Leur feuillage est dur et persistant, et il paraît souvent gris dans la lumière dure du soleil et sous la poussière. S'ils tiennent, c'est parce que leurs racines vont très loin dans le sol.

A Sète, il y a bien des années, on m'a dit que les arbres du Mont St Clair peuvent avoir des racines longues de trente mètres, bien plus longue que l'arbre n'est haut. Ces racines se frayent un chemin difficile à travers la rocaille, elles contournent les pierres, elles les déplacent, parfois même elles doivent les briser quelque peu, pour atteindre une poche d'humidité, pour trouver la présence de l'eau. Ces arbres vivent et ils sont indéracinables.

C'est le cas aussi des arbustes chétifs et des buissons que l'on peut voir dans les pays désertiques. Il y a là une sorte de miracle. Il y a là un signe pour nous. Ces arbres vivent et tiennent bon, dans la rocaille, la sécheresse et sous des vents violents, parce que leurs racines vont toujours plus profond chercher leur nourriture.

Alors qu'après certaines tempêtes de grand vent, dont tout le monde peut se souvenir, j'ai vu près de rivières des arbres géants abattus de toute leur hauteur, leurs courtes racines à l'air : plantés dans un terrain facile, ils n'avaient pas eu besoin de développer leurs racines, et ils ne l'avaient pas fait.

Pour tenir bon quand la vie se fait aride, il faut avoir de longues racines, qui continuent de faire leur chemin dans la rocaille pour aller chercher la source de vie. La foi, c'est cela, c'est pousser ses racines vers l'essentiel, pour tenir bon, pour faire face à la sécheresse et aux tempêtes. A travers les échecs, les déceptions, les luttes et les épreuves, les malheurs et les détresses, les erreurs et les fautes, la foi, c'est l'entêtement à rechercher la vie qui est cachée sous cette dureté, c'est tendre ses racines vers le Dieu dont on croit la promesses d'être toujours présent.

Sur son lit de mort, le fondateur de l'Armée du Salut, William Booth, après toute une vie de luttes et de travaux, a dit : « Les promesses de Dieu sont certaines, mais il faut y croire ! » Et ce furent ses derniers mots. Les derniers mots de Martin Luther, quant à lui, furent : « Nous sommes tous des mendiants, c'est vrai ! »

Ceux qui font confiance au Dieu d'amour, au Dieu de Jésus-Christ, ne se sentent pas comme des arbres géants lancés vers le ciel, dans un terrain facile et bien arrosé. Ils ressemblent plutôt aux arbustes des garrigues et des déserts. Ils sont chétifs et tordus par les vents ; ils ne paient pas de mine, ils ne sont pas glorieux. Mais s'ils ne pointent pas tout droit, majestueusement, vers le ciel, ils s'élèvent cependant vers lui. Et ils vivent et, insensiblement, ils grandissent. Et ils tiennent bon. Parce que leurs racines vont toujours plus profond à travers la caillasse, à la recherche des poches de terre humide, de la source de vie. Et elles les trouvent !

Est-ce votre expérience ?

 

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