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Dire l’histoire

Doing The Story

Jill Harris

auteur de livres pour enfants

bulletin du réseau Sea of Faith de Nouvelle Zélande
décembre 2007

 

traduction Gilles Castelnau

14 mai 2017

« Il était une fois, au temps où les hommes comprenaient le langage des animaux et où les dieux marchaient sur la terre... »
« Dans un royaume lointain vivait un pauvre meunier qui avait une très belle fille... »
« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands... »
« Un hobbit
(petits êtres du Seigneur des Anneaux) était dans son terrier. »

Ah, la magie captivante des premiers mots d’une histoire ! Tous ceux qui racontent des histoires le savent bien. On est tout de suite saisi et on a envie de savoir ce qui va se passer. On se demande quelle part on aurait nous-même pris dans l’histoire. On se demande si une telle histoire est plausible et d’ailleurs si les choses se passent de cette manière.

Nos pensées sont pleines de toutes les histoires que nous avons lues dans les romans, dans les journaux, que nous avons entendu raconter. Le monde est plein d’histoires, anciennes et modernes dont l’enseignement traverse les siècles.

Souvenons-nous :

• Icare qui vole trop près du soleil
• La tortue qui dans sa lente persévérance, arrive au but avant le lièvre.
• Le Samaritain qui vient en aide au blessé malgré ses préjugés.
• Le Dieu qui descend sur terre et meurt de sorte que nous héritions de son œuvre.

Les histoires nous saisissent parce qu’elles nous révèlent qui nous sommes et nous montrent comment nous vivons.

Elles nous montrent comment on chasse le bison, comment le monde entre dans la guerre et comment un amour tout simple transforme les relations.
[...]
Le style des histoires dépend naturellement de l’époque à laquelle elles ont été écrites. Quand on raconte celles qui sont peuplées de magiciens, de dragons et de goblins, on abandonne tout esprit critique et on entre avec plaisir dans leur monde enchanté.

Depuis toujours on a éclairé notre vie actuelle par des histoires imaginaires, et notre monde quotidien par d’anciennes vérités. Shakespeare en était un maître. Les auteurs des évangiles aussi, dont la présentation des actes et des paroles de Jésus émanait autant des convictions spirituelles et des besoins des premiers chrétiens que du désir d’en proposer un récit historique. Le rappel actuel de ces récits correspond à la poursuite permanent de la réflexion théologique.

J’écris ceci dans la mesure où beaucoup de fidèles du christianisme ne parviennent plus à adapter les anciens récits bibliques à la réalité du monde moderne d’aujourd'hui. J’ai toujours récusé leur lecture fondamentaliste mais je suis néanmoins convaincue de l’importance de leur ancrage dans notre vie actuelle.

Un mythe religieux perd sa vitalité lorsque les conceptions de l’époque où il a été écrit ont changé, écrit le journaliste Ian Harris. Il nous faut casser sa coquille pour découvrir son sens pour notre époque.

Les sermons de nos églises tendent à le faire mais après une – brève – mention la suite du service glisse à nouveau avec les prières, les cantiques et les lectures, dans les anciennes formulations de Dieu.

Pensez à ce que l’on raconte le dimanche des Rameaux, à Pâques, à Pentecôte et à Noël !

Ce ne sont pas les histoires que l’on lit le dimanche qui sont le problème, c’est la liturgie qui les accompagne : il convient de la revitaliser.

Je fais partie à Wellington du groupe Ephesus qui crée des liturgies correspondant à la compréhension actuelle de la foi chrétienne. Nous disons :

• Oui à ces anciennes vérités concernant la vie humaine mais non aux conceptions pré-moderne dans lesquelles elles ont été autrefois exprimées.

• Oui au langage magnifique, à la musique et aux autres expressions artistiques issus des siècles précédents mais non à l’idée qu’il faudrait en rester là sans chercher des expressions modernes des vérités qui nous font vivre.

• Oui à de nouvelles expressions des histoires de la foi mais non à des liturgies qui ne correspondent pas à la réalité de notre temps.

Le service du dimanche nous ouvre à de nouveaux horizons, à de nouvelles idées, nous fait réfléchir à notre vie et à son sens, nous permet d’explorer de nouvelles possibilités, d’ouvrir nos cœurs, d’affronter douleur et incertitude, de recevoir détente et joie, de dire « pardon », « merci », « aidez-moi » et « youpi ! ».

Au groupe Ephesus, nous disons que la liturgie nous parler de notre spiritualité en compagnie des autres afin de :

• trouver le sens de notre vie
• prendre conscience de ce qui nous est fondamentalement important
• nous faire voir plus loin
• renforcer notre communauté
• puiser dans notre tradition religieuse
• définir le cadre de notre vie
• nous ouvrir à la puissance qui nous change
• penser au renouvellement du monde.

Le groupe Ephesus s’efforce d’élaborer une liturgie qui redonne sens dans le langage de notre époque, aux histoires que transmet la tradition chrétienne qui ont structuré la civilisation occidentale et qui marquent encore nos existences deux mille ans après.

 


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