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Les pèlerins d’Emmaüs

Méditation : Luc 24.13-35

 

pasteur Alain Arnoux

 

Article paru dans l’hebdomadaire protestant Réforme
du 27 avril 2017

 

29 avril 2017

Ce sont deux hommes démolis et vaincus qui marchent sur le chemin d'Emmaüs. Leur vie, leurs espoirs, leur joie sont derrière eux, enterrés avec cet homme en qui ils ont cru. Il ne leur reste qu'une certitude : le mal gagne toujours, la mort gagne toujours. Leur Maître a échoué, ils ont échoué avec lui, c'était trop beau pour être vrai, ils se sont trompés.

Ils ne veulent plus se tromper. Ils ne veulent plus être trompés. Ils ne veulent plus espérer parce que, quand on n'espère rien, on n'est jamais déçu. Ils tournent le dos à leur espérance morte et à toute nouvelle espérance, Ils tournent le dos à leurs compagnons d'espérance. Ils secouent la poussière de leurs pieds. Le mal et la mort gagnent toujours, ils ne peuvent plus voir que cette évidence.

Quand « Jésus lui-même » les rejoint, « leurs yeux sont empêchés de le reconnaître ». Ils ont entendu les témoignages de leurs amis, ils voient Jésus vivant... mais leur tristesse prend toute la place. Ils ne sont plus disponibles pour une bonne nouvelle. Ainsi en est-il parfois de nous, dans les déceptions qui suivent des moments exaltants de grande espérance et l'engagement de toute une vie.

Pourtant, c'est bien lui qui les rejoint et qui marche à côté d'eux sur le chemin d'Emmaüs, c'est bien lui qui les écoute et qui leur parle. Il ne leur dit pas : « C'est moi. » Il ne leur donne pas, au soir de sa résurrection, plus que ce qui nous est donné à nous, près de vingt siècles après, dans la pauvreté de l'Église. Il leur donne d'abord la présence d'un compagnon, d'un ami, d'un frère, qui leur demande ce qu'ils ont sur le cœur, et qui les écoute. Il leur ouvre les Écritures. Et il leur donne le signe du pain rompu.

C'est grâce aux Écritures que les événements s'éclairent pour eux, que leurs idées fausses sur Dieu et sur le monde s'en vont, et que la vraie promesse de Dieu fait son chemin en eux. Mais c'est grâce au pain rompu qu'ils le reconnaissent, qu'ils reconnaissent enfin qu'il est vivant et que c'était lui qui marchait avec eux.

Je crois que de toute la vie qu'il leur restait à vivre, à chaque repas, chaque jour, chaque fois qu'ils ont pris un bout de pain, ces deux hommes ont pensé « Il est vivant et il est là. »

Et à nous aussi, cela est donné. Pas seulement dans un cérémonial solennel, mais chaque jour, chez nous, dans notre cadre quotidien, à chaque fois que nous prenons du pain. Chaque fois nous pouvons penser : « Il est vivant et il est là. » En sachant ce qu'ils ont découvert à leur retour à Jérusalem : il est aussi auprès de beaucoup d'autres.

 

 

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