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L’amour

 

pasteur Serge Soulié

 

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3 avril 2017

Les spécialistes des disciplines s’intéressant à l’homme sont unanimes pour constater que celui-ci a besoin de se sentir aimé. Ses revendications d’objets sont en dernier lieu des revendications d’amour et de reconnaissance. L’approche psychanalytique a démontré les dégâts que pouvaient faire chez les enfants le sentiment d’être mal aimé des parents. Les conflits chez l’enfant comme chez l’adulte traduisent ce sentiment. L’enjeu n’est pas la chose désignée mais la frustration due à ce que l’intéressé croit être en manque d’amour.

Ce besoin d’être aimé s’exprime avec force dans les religions. Dieu est amour selon la Bible. Il est le miséricordieux selon le Coran. Dans tous les cas il est celui qui aime d’un amour absolu. S’il est présenté comme celui qui juge et punit c’est pour confirmer son statut dans l’absoluité de son amour. Rien ni personne ne peut aimer plus que Dieu n’aime. Dans le christianisme Jésus prend tout naturellement la place de Dieu. C’est la suite du concile de Nicée Constantinople, revu par l’Eglise Romaine en 1967, selon qui le père et le fils sont de la même nature. Il n’est pas rare de voir sur le bord des routes l’inscription plutôt d’origine évangélique « Jésus t’aime ». Dans la religion catholique cet amour se traduit par des représentations du Christ souffrant par amour pour l’humanité.

Cette revendication de l’amour induit une conception de Dieu proche de l’humain. Qui peut aimer plus qu’un être humain s’approchant de la perfection? Certes les animaux de compagnie sont souvent vantés dans l’amour qu’ils témoignent à leur maître. C’est toujours par défaut. C’est bien de ses semblables que l’humain attend l’amour total. Faire de Dieu un semblable est un raccourci qui s’impose à lui.

Un tel raccourci n’est pas sans risque. Il réduit considérablement la nature même de Dieu faisant de lui un surhomme qui ne pourra jamais égaler le divin en dépit de ce que pensait Nietzsche. Le divin est autre. Rien dans la nature ne peut l’incarner totalement. Il s’étend à l’ensemble de l’univers. Nous y sommes dedans. Dieu ne peut pas être assimilé à une entité qui agirait pour un certain nombre de fins y compris celle d’aimer l’homme. La volonté divine n’émane pas d’un lieu particulier, elle est en tout. Telle est la signification de l’affirmation de l’auteur de l’épitre de Jean « Dieu est amour ». L’amour est l’essence même de Dieu. Sans Amour il n’y a plus de Dieu. Sans verre il n’y a plus de vitre. Parler de vitre sans verre c’est parler de quelque chose qui n’existe pas. Parler de Dieu sans l’amour c’est parler de Dieu qui n’existe pas. La finalité de l’action de Dieu n’est pas l’amour. L’amour est Dieu.

Une telle approche rend difficile l’idée selon laquelle Dieu nous aime. Son amour n’est pas intentionnel. Il est sa substance même. L’homme est plongé dans cet amour. Il y a comme une union passive et donnée entre lui et Dieu. Dans cette union se manifeste de manière active tous les bienfaits de l’amour. Un peu comme le sein maternel qui donne à l’enfant qu’il porte et sans intention, tout l’amour de la mère. L’homme est au bénéfice de cet amour lorsqu’il s’astreint à une connaissance de Dieu et qu’il cherche jour après jour à approfondir cette connaissance. C’est en se tournant vers ce Dieu et en le chérissant comme un trésor, qu’il découvre la joie, la liberté et le bonheur. Dans un langage plus religieux, nous dirions le salut et la béatitude.

Pour faire simple disons que si Dieu n’aime ni n’aime pas, l’homme s’il veut s’accomplir pleinement doit aimer Dieu.

Il en va autrement de l’amour de Jésus pour nous à la condition que son humanité ne soit pas effacée au détriment de sa divinité. L’homme Jésus a montré qu’il aimait l’humain par les positions qu’il a prises : compassion devant les malades, les endeuillés, les affamés. Il défend les accusés, pardonne les coupables, redonne la liberté à ceux à qui elle a été confisquée. Enfin il préfère affronter la mort en refusant tout cycle de violence. Aujourd’hui que l’on croit ou pas à l’évènement de la résurrection, dire que Jésus nous aime parait juste et vrai. Son action passée en témoigne. Son amour n’est pas celle d’un Dieu mais celle d’un homme, d’un frère.



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