Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

Libre opinion


Blasphème

 


pasteur Alain Arnoux

lettre hebdomadaire des paroisses protestantes de Bourdeaux, Dieulefit et Puy-St-Martin / La Valdaine

 

25 mars 2017

Un sondage paru cette semaine montre qu'une majorité de Français pensent qu'on parle trop de religion dans la campagne actuelle pour les élections présidentielles. J'avoue que je suis toujours inquiet et mal à l'aise, quand un homme public met en avant sa qualité de chrétien, alors que généralement je suis plutôt irrité qu'une conception peureuse de la laïcité provoque censure et autocensure à ce sujet (on n'est jamais tout à fait cohérent). Il y a peut-être du courage et de la sincérité dans ces déclarations, il peut y avoir une instrumentalisation. Je pense au notaire du roman « Clochemerle », fourbe, mesquin et grippe-sous, qui allait à la messe et disait : « Il faut inspirer confiance » (seul un mauvais esprit chercherait un rapport entre les deux choses, analyse finement l'auteur, Gabriel Chevallier).

Je suis infiniment plus mal à l'aise, quand je vois des dirigeants très peu enclins à la démocratie et à la tolérance, comme ceux de Pologne (catholiques), de Hongrie (réformés) ou de Russie (orthodoxes), ou le nouveau président des États Unis (réformé), se proclamer défenseurs de la civilisation et des valeurs chrétiennes, alors qu'ils exaltent l'orgueil nationaliste, recourent à la corruption, au mensonge et à la violence, entravent la liberté d'expression, mènent des politiques sociales très dures, ferment leurs frontières aux réfugiés et aux migrants, flattent les instincts les plus bas de leur peuple, n'ont guère souci de l'environnement, et refusent la solidarité entre nations. Je n'arrive pas à trouver de rapport entre ces "valeurs chrétiennes" là et le Christ des évangiles.

Ceux qui mettent leur foi en avant ou s'affichent en défenseurs et promoteurs des valeurs chrétiennes, dans un discours politique, que leur foi soit ou non sincère, risquent de faire autant, sinon plus, de tort et de mal à ce qu'ils prétendent représenter et défendre, que s'ils en étaient des ennemis déclarés et acharnés. C'est d'ailleurs la même chose pour toutes les religions. Je pense que certains d'entre eux s'en préoccupent fort peu, en réalité, et que Dieu tient très peu de place dans leur vie, et qu'ils le connaissent très mal. Les religions, les Églises, sont instrumentalisées et compromises dans la mesure ou elles laissent faire sans protester, ou même y trouvent un avantage ; elles finissent toujours par le payer très cher.  Que les religions et les Églises soient contestées est dans l'ordre des choses, c'est même sain. Qu'elles se déshonorent elles-mêmes, ou que des gens qui se présentent comme leurs défenseurs les déshonorent, est plus grave, car leur Dieu, en particulier le Dieu de Jésus-Christ, en est éclaboussé, et son message falsifié.

Le blasphème est beaucoup plus fréquent chez ceux qui prononcent le nom de Dieu dans la prière ou dans la prédication, que chez ceux qui poussent un bon gros juron bien gras. Il est beaucoup plus fréquent chez ceux qui utilisent le nom de Dieu ou du Christ pour leurs ambitions de pouvoir (y compris religieux) que chez ceux qui pensent, à cause d'eux, que le monde se porterait mieux sans dieu et sans religion. Le commandement « Tu ne prononceras pas le nom du Seigneur ton Dieu à tort (ou pour rien, ou pour le mal) » s'adresse aux croyants (ou se qui se présentent comme tels) et tous ceux qui se posent en représentants ou en défenseurs de Dieu, et non aux autres ; en effet, il s'agit du « Seigneur ton Dieu ». Et le seul péché impardonnable selon Jésus, le blasphème contre l'Esprit, c'est entre autres choses se réclamer de Dieu et l'utiliser, alors qu'on refuse de le prendre au sérieux et de se laisser transformer à l'image du Christ :
« Amen, je vous le dis, tout sera pardonné aux fils des hommes, péchés et blasphèmes autant qu'ils en auront proférés ; mais quiconque blasphème contre l'Esprit saint n'obtiendra jamais de pardon ; il est coupable d'un péché éternel. » (Marc 3 / »28-29)

Dieu, le Dieu de Jésus-Christ (les autres, je ne sais pas), n'a besoin ni d'avocats ni de gardes du corps ni de policiers. Il a besoin de témoins, de gens à la vie transformée, et qui vi


Retour vers Alain Arnoux
Retour en page d'accueil
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

rtin Luther  

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.