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Qu'est-ce que l'expérience mystique ?

 

What is Mystical Experience?

 

Anthony Freeman

 

19 juillet 2008
Richard Dawkins est un athée militant et un scientifique renommé
. En 2003 il a participé à une expérience ayant pour but de lui transmettre un sentiment mystique. Il revêtit un stimulateur magnétique cranien (un « casque divin ») élaboré par le neurologue canadien Michael Persinger dans le but de provoquer une activité dans les lobes du cerveau.
Une telle activité est traditionnellement considérée comme provoquant des visions religieuses et Persinger affirme que 80 % des expérimentateurs volontaires qui ont revêtu son casque ont fait état d'un sentiment du divin ou en tous cas ont ressenti une présence non matérielle.

Il n'est pas étonnant que le professeur Dawkins ait fait partie des 20 % qui sont restés insensibles à l'expérience. Il déclara d'ailleurs en avoir été très déçu : « Je ne m'attendais naturellement pas à expérimenter une foi quelconque en un objet surnaturel, mais j'espérais vraiment partager les impressions qu'éprouvent les mystiques religieux lorsqu'ils contemplent les mystères de la vie et du cosmos ».

S'il avait reçu une telle révélation, il aurait sans nul doute clamé partout que l'expérience mystique n'a rien de surnaturel. Peut-être la déception qu'il affichait provenait-elle du fait qu'il perdait cet argument.

Une autre célébrité scientifique, Susan Blackmore, a rendu compte de manière bien plus positive de l'expérience de Persinger : « J'ai vécu, dit-elle, la plus extraordinaire expérience de ma vie ».

Persinger explique l'échec de l'expérience avec Dawkins par le fait qu'il avait réglé l'appareil en tenant compte de la probable insensibilité de ses lobes temporaux alors qu'il l'avait réglé sur une haute fréquence pour Blackmore qu'il jugeait hautement sensible dans la mesure où elle avait beaucoup pratiqué la méditation bouddhiste.

Andrew Newberg, de l'université de Pennsylvanie, étudie, comme Persinger le fonctionnement « religieux » du cerveau mais il s'y prend autrement.

Au lieu de chercher à produire une sensibilité mystique chez un sujet qui n'en éprouve normalement pas, il analyse l'activité du cerveau chez un sujet en état de prière et de méditation. Il a notamment étudié le cas de bouddhistes tiébétains et de religieuses franciscaines. Et bien qu'aucun bouddhiste ne songerait à dire qu'il s'est « enfoncé dans l'union avec le Christ » comme l'exprimait une des franciscaines, l'expérience avait mesuré des phénomènes analogues.

Un de ces phénomènes également constaté dans les différentes spiritualités est l'apparition, dans l'expérience mystique, d'un sentiment de fusion des personnalités les unes dans les autres en même temps qu'apparaît une inactivité du cerveau dans la zone des lobes pariétaux. Et cette zone est précisément celle qui permet au sujet de situer son corps dans le monde qui l'entoure. En effet, lorsque cette zone est endommagée, le sujet concerné éprouve des difficultés à s'orienter ainsi qu'à préciser où se termine son corps et où commence le monde extérieur.

Newberg ne dit pas que son expérience récuse la réalité des expériences mystiques mais au contraire qu'elle prouve que cette réalité trouve son origine dans le fonctionnement du cerveau.

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Une autre source d'expérience mystique consiste à prendre des substances psychédéliques dans un contexte religieux et avec l'intention de progresser dans un contact avec le divin.

Un exemple fameux a eu lieu, sous la direction de Walter Pahnke, le jour du Vendredi saint de 1962 avec un groupe d'étudiants en théologie de l'Université de Boston. La moitié du groupe reçut de la psilocybine et l'autre moitié un simple placebo et ils participèrent tous au service habituel du jour. Walter Pahnke constata que « ceux qui avaient reçu la psilocybine expérimentèrent plus profondément que les autres les phénomènes que nous nommons mystiques ». Autrement dit, ceux qui avaient pris la drogue participèrent mieux que les autres au déroulement de la liturgie ordinaire.

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Ces exemples confirment la réalité de l'expérience mystique en démontrant la relation entre des réalités physiques objectivement mesurables et un sentiment intérieur subjectivement ressenti.

Mais aucune réponse n'est apportée à la question de savoir si l'expérience mystique est une ouverture à une source de connaissance extérieure à soi, comme le disent les croyants ou si, comme le disent Richard Dawkins et ses collaborateurs, les visions, les voix et les sentiments que l'on peut éprouver sont tout simplement générés par le fonctionnement naturel du cerveau.

[...]

 

Traduction Gilles Castelnau

 

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