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Dialogue interreligieux




Charles III
gouverneur suprême
de l'Église anglicane


Gilles Castelnau



10 septembre 2022

Le souverain britannique est chef de l'Église et « Protecteur de la Foi ».  Cela ne signifie pas qu’il intervienne dans les affaires ecclésiastiques mais au contraire qu’il en garantit la liberté contre toute intervention extérieure. C’est le roi Henri VIII qui a fait entrer au XVIe siècle l’Église d’Angleterre dans le grand mouvement de la Réforme en déclarant que ce n’était plus le pape qui la dirigeait mais lui-même.

C’est ainsi par exemple, que les évêques anglicans ne sont pas nommés souverainement par le pape mais doivent être élus successivement à la majorité par les trois chambres des évêques, des prêtres et des laïcs.

Ce n’est pas non plus l’archevêque de Cantorbéry qui dirige la Communion anglicane. Il vient d’ailleurs de déclarer ces derniers jours que celle-ci était une fédération de communautés libres. Ainsi certaines, comme l’Église épiscopalienne des États-Unis, admettent les mariages homosexuels, l’ordination des femmes prêtres et évêques et des homosexuels, alors que d’autres, notamment en Afrique, s’y refusent.

N’ayant donc pas d’autorité centrale pour décider des mœurs et des dogmes, la Communion anglicane comprend d’une part des théologiens, des évêques, des fidèles dont les positions se rapprochent de celles de l’Église catholique (on dit qu’ils sont « haute Église ») alors que d’autres sont proches des protestants les plus libéraux. (« basse Église »).

N’ayant aucune tradition d’autorité « royale » centralisatrice, les anglicans ont habituellement une attitude fraternellement tolérante et ouverte à l’égard des autres Églises, acceptent d’y communier et invitent leurs fidèles à participer à leur communion. Ils participent pleinement au Conseil Œcuménique des Églises dont ils sont même membres fondateurs car leurs dirigeants acceptent sans aucune difficulté de siéger à égalité aux côtés des dirigeants des autres Églises (ce que le pape catholique n’admet pas pour lui-même).

On comprend dès lors l’impossibilité pour l’Angleterre d’admettre un roi catholique, ou même marié à une catholique.

Le roi Charles III vient de mentionner à nouveau la possibilité de représenter lui-même toutes les religions présentes sur le sol anglais mais lorsqu’il avait cette même proposition en 1994, leurs représentants avaient tous préféré le maintien du statu quo, l’Église anglicane dont le roi est le Gouverneur suprême, les protégeant équitablement et parfaitement contre toute atteinte, avaient-ils déclaré.

Cette autorité sur l’Église attribuée au roi n’est, certes, que théorique, mais on voit que, combinée au caractère traditionnellement non autoritaire des Anglais, elle induit un style de grande liberté spirituelle.

 



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