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Courrier des lecteurs

 

Jacques Musset

catholique libéral, membre du groupe « Pour un christianisme d’avenir »

 

1er octobre 2021

 

A propos de l’article « Le Christianisme à l’origine des démocraties », N° 3913, du 16/09.

Dominique Reynié affirme que, dans le monde, « le religieux est un phénomène montant avec lequel il va falloir s’accorder. Il se déploie aujourd’hui d’une manière spectaculaire. » Mais qu’en est-il plus précisément en Europe et en France ? On constate au contraire que l’agnosticisme et l’athéisme s’y développent au cours des années et que le phénomène de sécularisation est bien installé. L’une des raisons est que le christianisme actuel, dont la forme remonte aux élaborations des premiers siècles réalisées dans une culture et des représentations du monde et de l’homme qui ne sont plus les nôtres, n’est plus crédible par nombre de nos contemporains, dont les études ont encouragé l’esprit critique. Si le christianisme des grandes Eglises ne s’impose pas de revenir à ses sources évangéliques, de les interpréter en relativisant ce qui est contextuel et de les actualiser, il se marginalisera de plus en plus et laissera le champ libre aux évangélismes fondamentalistes. Cette exigence vaut actuellement pour toutes les religions. Seul, le protestantisme libéral a su oser cette révolution copernicienne.

Par ailleurs affirmer sans précaution que « le christianisme est à l’origine des démocraties » est aller un peu vite en besogne. Il faut en effet se rappeler combien en France le combat pour l’établissement d’une démocratie laïque, séparée du religieux a été laborieux, par suite de la collusion de l’État et de la religion catholique sous la monarchie et, au cours du XIXe siècle, des pressions du catholicisme sur l’Etat. La loi de séparation des Eglises et de l’État de 1905, si salutaire, s’est faite à contre-courant des résistances du catholicisme. Elle est à sauvegarder dans le sens qu’ont voulu ses auteurs, alors que tant de discours actuels divergent sur la notion de la laïcité promue par la loi de 1905.

 

 



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