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Tintoret, Création des oiseaux

Le Christ, Cœur de la Création

 

Christ the Heart of Creation

 

Church Times

Hebdomadaire de l'Église d'Angleterre
du 3 avril 2020



Très Rev. Richard Harries

Ancien évêque d’Oxford

 

traduction Gilles Castelnau

 

10 avril 2020

L’artiste vénitien du 16e siècle Tintoret a représenté Dieu créant les oiseaux : il a peint de grands vols d’oiseaux jaillissant de la main de Dieu et l’océan grouillant de poissons.
Malheureusement, comme on le sait, ce n’est plus le cas. Un rapport des Nations Unies datant de l’an dernier annonçait qu’un millions d’espèces de plantes et d’animaux risquaient l’extinction.

Cela m’est revenu l’été dernier. J’aime me coucher sur le dos dans mon jardin pour observer le vol rapide des martinets dans le ciel. Et justement l’été dernier il n’y en avait pratiquement plus. Dans leur migration venant du sud, ils suivent la progression des insectes et depuis quelques années il y a beaucoup moins d’insectes.

« Ce ne sont que des insectes » disait-on naguère. Mais on sait maintenant que toute vie dépend d’eux. C’est tout l’écosystème qui est désormais en danger.

Bien des gens qui ne se disent pas religieux ressentent néanmoins en quelque sorte un attachement spirituel à la planète et c’est tout à fait vrai. Si l’on se sent affecté par la disparition des espèces, n’est-ce pas, en effet, à cause du sentiment profond que la Nature est bonne en elle-même ?

L’importance de cette disparition des espèces ne vient pas seulement du fait qu’elles pourraient nous être utiles mais de ce qu’elles ont une valeur en elles-mêmes, pour elles-mêmes.
Il est écrit dans le livre de la Genèse : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, c’était très bon. » (Gen 1.31)
Les oiseaux, les papillons, les poissons, les arbres, les fleurs - et même les mauvaises herbes – sont de petites merveilles.

Nous disons que la création est bonne lorsque nous sommes sensibles à la nature qui nous rafraîchit, que ce soit par un pot de fleurs dans notre pièce ou par la vue du ciel par dessus le toit d’en face.

Comme le dit le poète Gerard Manley Hopkins : « au plus profond des choses vit la fraîcheur dont nous avons besoin. » Et dans le même poème il dit que cet élan de vie est celui du Saint Esprit.

Derrière la beauté de la nature, au-delà d’elle et en elle il y a la suprême beauté. Le culte et la prière ouvrent nos esprits à reconnaître cette suprême réalité comme bonne en elle-même et pour elle-même.

Saint Augustin priait ainsi : « O toi beauté si ancienne et toujours si fraîche. » Ainsi, devant par exemple un arbre magnifique, la beauté de la nature nous saisit, source inouïe de toutes choses.

Sir Alister Hardy, un des grands biologistes du milieu marin du 20e siècle dit peu de temps avant sa mort : « Il m’est arrivé d’être tellement saisi par la beauté de la nature que je suis tombé à genoux en prière. »

 

Christ the Heart of Creation
Solomon Raj (1921-2019)

 


Sur cette lithographie du pasteur luthérien indien Solomon Raj le Christ surgit d’un lotus et se tient au centre de la création. L’homme et la femme sont assez petits et prennent place parmi les nombreux poissons de la rivière et tous les animaux, les oiseaux et les anges.

Le Christ est au cœur de la création et pas seulement de notre vie humaine.

Un remarquable passage de l’épitre aux Colossiens dit du Christ :

« En lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. » (Col 1.16)

Le respect pour la création fait donc partie de notre attachement au Christ qui est le fondement de notre être et le but de notre espérance.

 



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