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L’Église unie d’Inde
et la communion anglicane

 


United, not Anglican, Churches


Church Times hebdomadaire de l'Église d'Angleterre du 16 août 2019

 

Israel Selvanayagam

pasteur (d’origine méthodiste) de l’Église d’Inde du Sud

 

traduction Gilles Castelnau

24 août 2019

Les Églises de l’Inde du Sud (CSI) et de l’Inde du Nord (CNI) se préparent à recevoir, en septembre, la visite de l’archevêque de Cantorbéry ce qui ne manque pas de poser certaines questions.

Lorsqu’en 1947 l’Église d’Inde du Sud a été constituée par l’unité institutionnelle des Églises Anglicane, Méthodiste, Congregationaliste, et Réformée, suivie en 1970 par l’Église d’Inde du Nord, il a été clairement spécifié par les divers responsables de l’époque, qu’elles ne seraient en aucun cas considérées comme des provinces de l’Église anglicane. L’archevêque Fisher avait ainsi déclaré : « il s’agit d’une séparation que nous acceptons en croyant et en espérant qu’elle va servir la cause de l’unité finale de l’Église. »

C’est ainsi qu’en 1947 les diocèses anglicans d’Inde du Sud cessèrent d’exister et devinrent diocèses de la CSI, Église indépendante d’Inde du Sud. Michael Hollis, par exemple, qui avait prophétiquement décrit la création de la CSI comme « l’événement le plus important dans l’histoire de l’Église depuis la Pentecôte » a cessé d’être l’évêque anglican de Madras et est devenu l’évêque CSI de Madras et le président de toute la CSI

En réalisant cette unité, les anciens anglicans, méthodistes, congrégationalistes et réformés, se sentaient conduits par le Saint-Esprit à accomplir la volonté de Dieu : « Qu’ils soient un ».
Comme l’a dit le Rev. Marcus Ward : « les trois Églises Anglicane, Méthodiste et l’Église unie Congrégationaliste, de la Mission de Bâle et l’Église réformée sont mortes pour que l’Église unie puisse vivre. »
Ce fut, et cela demeure, un événement passionnant et courageux dont on espérait qu’il inspirerait les chrétiens du monde entier.


Il y eut néanmoins dans le monde anglican un décevant manque d’intérêt. Lorsqu’en 1986, l’archevêque Runcie rendit visite au sous-continent indien, il exprima sa grande tristesse de constater qu’après 40 ans d’unité, il n’y avait toujours pas pleine communion de l’Église d’Angleterre (et de toute la communion anglicane), la CSI et la CNI.
Deux ans plus tard, lors de la Conférence de Lambeth de 1988, la Communion anglicane déclara sa pleine communion avec les Églises unies d’Inde.

Sans qu’ils l’aient jamais clairement annoncé ni même véritablement décidé, les divers responsables des Églises unies d’Inde ont progressivement admis l’idée qu’ils faisaient partie de la famille anglicane. En 1988, 6 évêques de la CSI ont été invités à la Conférence de Lambeth. Les évêques d’Inde ont tous été invités à la Conférence de 1998. La même année les présidents des Église d’Inde ont été invités à la rencontre des évêques anglicans primats.

Les Amis de l’Église d’Inde ont posé en 1990 la question : « La CSI serait-elle devenue anglicane ? » mais la réponse n’a été qu’un silence assourdissant.

Chaque fois que j’ai essayé de régler cette question, ma demande a été ignorée ou marginalisée comme sans importance.
Il me semble qu’au nom de la clarté et de la vérité, il serait bien que les évêques d’Inde (et leurs épouses) s’abstiennent de venir à la Conférence de Lambeth ou, ce qui serait mieux, que des représentants des autres Églises y soient invités et non membres.
Il est temps d’éliminer définitivement toute pénétration de l’anglicanisme qu’elle soit furtive ou délibérée sans naturellement éliminer ses multiples trésors. Il n’est pas question de laisser se faire une recolonisation de l’Inde mais la véritable histoire de l’Église unie d’Inde doit être rappelée.

 


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