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« Guérison » de l’homosexualité

 

Conversion-therapy ban

 

Un rapport apporte des preuves
récusant la possibilité de changer d’orientation sexuelle

 

Madeleine Davies

 

Church Times
Hebdomadaire de l'Église d'Angleterre
du 22 février 2019

 

traduction Gilles Castelnau

 

24 février 2019

Les expériences de chrétiens qui ont tenté de changer leur orientation sexuelle sont étudiées dans un nouveau rapport dont la publication coincide avec le Synode général qui se réunit cette semaine.
Le rapport présente des exemples de tentatives de suicide, de désordres alimentaires, d’anxiété et de dépression. La moitié environs des participants à cette recherche avaientdéjà tenté de changer leur orientation sexuelle alors qu’ils avaient 18 ans ou moins. La majorité d’entre eux a déclaré que les méthodes qu’ils avaient utilisées avaient été « largement inutiles » et que « les thérapies prétendant changer l’orientation sexuelle » devraient être traitées comme des délits.

L’évêque de Liverpool le très Rev. Paul Bayes, dit que ces découvertes étaient « difficiles à accepter pour ceux qui croient que ces méthodes sont fondées sur l’amour du Christ. »
« De beaucoup trop nombreuses vies ont été traumatisées à un âge beaucoup trop jeune, par un conflit intime entre leur amour de Dieu et leur désir d’aimer un autre humain », écrit-il dans sa présentation du rapport.

Le rapport, « Résultats nationaux de 2018 de la foi et de la sexualité » (The 2018 National Faithy and Sexuality Survey Results), était organisé par la Fondation Ozanne, une organisation non-gouvernementale constituée par Jayne Ozanne, militante évangélique LGBT et présidée par l’évêque membre du Synode général.
L’étude a eu lieu du 12 au 31 décembre dernier et a concerné 4613 individu dont 3908 ont eu des réponses utilisables. La conclusion du rapport est qu’il apporte « une preuve importante du mal que peuvent faire les essais de changer les orientations sexuelles. »

Les réponses posent néanmoins la question de savoir comment une interdiction légale de la guérison sexuelle pourrait fonctionner étant donné que ceux qui s’y étaient essayé l’avaient en général fait par la prière personnelle, le « marchandage avec Dieu », « un ministère de délivrance » et une « guérison émotionnelle. » Très peu nombreux étaient ceux qui s’étaient adressés à un docteur en médecine.

Le gouvernement a déclaré l’an dernier dans son plan d’action LGBT en 75 points qu’il allait « considérer sérieusement toutes les possibilités législatives ou autres visant à interdire la promotion, l’offre ou l’organisation d’une thérapie de conversion de la sexualité. »

Mme Ozanne a dit mardi dernier que l’étude révélait « un problème clair et urgent pour la vie de nos Églises. » Elle a appelé les évêques à s’assurer que « les Églises dont ils ont la charge ne portent plus tort aux enfants. »

L’évêque Bayes a précisé que les responsables de groupes de prière devaient « s’assurer que les participants comprennent bien que l’identité LGBTI n’est pas un péché. Il ne s’agit pas d’interdire toute prière mais d’être conscient du contexte dans lequel ces prières ont lieu. »

458 participants au sondage ont répondu qu’ils avaient été l’objet de tentative de changer leur orientation sexuelle.
368 l’avaient volontairement accepté.
72 % ont expliqué : « Je croyais que mes désirs étaient péché » et 63 % : « J’avais honte de mes désirs. »

A la question de savoir à qui ils avaient demandé conseil, ils ont répondu à 47 % : « à un responsable religieux », à 32 % : « à personne » et à 12 % : « à un médecin ».

A la question de savoir quelle forme avait pris cette « tentative de guérison »,
75 % ont répondu : « des prières personnelles »,
45 % : « un marchandage avec Dieu »,
44 % : « un ministère de délivrance »
et 43 % : « une guérison émotionnelle ».
22 participants ont parlé d’une « relation sexuelle forcée » avec quelqu’un du sexe opposé.

Parmi les 281 qui s’étaient soumis à une tentative de changer d’orientation sexuelle,
69 ont avaient des pensées suicidaires,
32 % avaient fait des tentatives de suicide
et 60 % avaient souffert d’anxiété et de dépression au point de recourir à des soins médicaux.
40 % s’étaient physiquement personnellement puni
et 25 % avaient vecu anorexie ou boulimie.

Parmi les 3955 participants au questionnaire, 51 % ont déclaré que les « thérapies de changement d’orientation sexuelle » devraient être classées comme délits légaux et même 60 % des ceux qui y avaient été soumis.



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