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L'islam et l'exceIlence

 

 

Antoine Nouis

 

article publié dans l'hebdomadaire protestant Réforme
le 9 avril 2015

 


10 avril 2015

Le Collège de France vient de créer une chaire intitulée « Histoire du Coran, texte et transmission », dont le titulaire est le spécialiste de l'islam François Deroche. Il a donné sa leçon inaugurale le jeudi 2 avril. Ce chercheur propose une analyse historico-critique du Coran en analysant les conditions de son élaboration. Après la mort du Prophète, plusieurs variantes du Coran ont circulé avant que ne s'impose le texte qui fait autorité de nos jours.

Cette démarche est critiquée par nombre de musulmans qui voient dans la lecture critique de la constitution du Coran une remise en question du dogme.

Si nous faisons le parallèle avec le christianisme, les premières lectures critiques de la Bible ont aussi été fortement critiquées, notamment par les autorités religieuses. Elles ont pourtant permis de lutter contre les lectures idéologiques.

Avec le temps, s'est imposée la constatation que les lectures critiques ne contestent pas tant la foi que le pouvoir des insttutions religieuses qui s'appuient sur une révélation intangible pour justifier leur autorité.

De nos jours, cette lecture critique fait l'unanimité parmi les chercheurs sérieux. On peut espérer que la même évoluton s'observera avec le Coran.

 

Les imams de banlieue

Interrogé par nos soins, un pasteur de banlieue qui a des relations avec des imams de sa commune, et qui préfère garder l'anonymat pour maintenir des relations cordiales avec ces derniers, est dubitatif sur cette création :
«  Le problème des imams que je côtoie est qu'ils n'ont aucune formation universitaire. Il est dfficile d'avoir avec eux un dialogue théologique. Le plus souuent nos relations restent au niveau de la courtoisie, ce qui est déjà très précieux. »

Pour illustrer son analyse, il fait une comparaison éclairante :
« On ne soigne pas l'analphabétisme en créant une chaire au Collège de France sur l'histoire de l'apprentissage de la lecture, mais en formant des pédagogues. Il faut commencer par le début et créer des instituts coranniques français comme il existe des instituts bibliques qui délivrent des diplômes au niueau bac + 2. Quand les imams auront ce niveau universitaire, ensuite on pourra progressiuement monter dans les diplômes. »

La modernité et la sécularisation conduisent les responsables religieux à devoir dialoguer avec la société et avec les autres religions. Depuis un siècle, le niveau universitaire des pasteurs, surtout évangéliques, et des prêtres s'est fortement élevé. Il n'y a aucune raison pour qu'il n'en soit pas de même pour les imams.

Au mois de janvier, Réforme avait publié les résultats du rapport Messner sur la formation des cadres religieux musulmans. À côté des diplômes universitaires existants sur la laicité et la gestion des associations cultuelles, il préconisait Ia constitution d'instituts théologiques musulmans de niveau universitaire qui, tout en étant privés car cette formation ne relève pas de la responsabilité de l'État, pourraient, sous certaines conditions, collaborer avec les universités publiques. Les choses bougent mais il convient dâccélérer le processus qui va de la préconisation à la réalisation car l'urgence est là.



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