Michel Roset

 

Syndic en 1560, premier syndic de 1568 ˆ 1585 tous les 4 ans Michel Roset fut quatorze fois syndic. Il conclut le TraitŽ de Soleure en 1579 et la combourgeoisie avec Zurich et Berne en 1584.
Il fut enterrŽ dans la cathŽdrale Saint Pierre aux c™tŽs de ThŽodore de Bze. Michel Roset na”t le 15 juin 1534 ˆ Genve. Il est trs t™t envoyŽ par son pre, alors secrŽtaire du petit conseil et syndic, pour faire ses Žtudes ˆ Zurich. Il y apprendra l'allemand, qui lui sera fort utile durant les missions qu'il accomplira en Suisse. Gr‰ce aux relations de son pre, il est recommandŽ ˆ Zurich par les rŽformateurs Pierre Viret et Jean Calvin eux mmes.

Ds 1555, il est secrŽtaire du petit conseil. En 1556, il est envoyŽ en ambassadeur par Genve auprs des Bernois, pour renouveler la premire combourgeoisie qui arrivait ˆ son ŽchŽance. Cette premire grande mission est difficile, car Berne est assez mal disposŽe envers Calvin. Michel Roset s'en tire admirablement bien et le traitŽ est reconduit en 1557.

A partir de 1560, il est premier syndic et devient donc le serviteur dŽvouŽ de la rŽpublique de Genve. Il aura ˆ cette Žpoque l'insigne honneur d'ouvrir l'AcadŽmie et Collge de Genve en compagnie de Jean Calvin et de ThŽodore de Bze.

A la mme pŽriode, Genve est sans cesse tiraillŽe entre la Savoie et les villes du moyen-pays suisse. A la suite d'une intervention militaire, Berne a envahi le Chablais et le pays de Gex. Ces territoires sont rendus au duc de Savoie en 1564 ˆ la suite d'un accord. Genve est ˆ nouveau entourŽe. De plus, la Savoie intervient rŽgulirement auprs des cantons catholiques pour Žviter une alliance entre Genve et l'ensemble des cantons suisses.

En 1572 ˆ lieu le massacre de la Saint-BarthŽlŽmy en France. Les Huguenots affluent ˆ nouveau vers Genve et la ville doit penser ˆ sa dŽfense.Michel Roset invente l'annŽe suivante un engin militaire,  le Ç mantelet È. Son idŽe Žtait d'abriter les arquebusiers des coups portŽs par l'ennemi, en les plaant derrire une forte paroi de bois renforcŽe de plaques de fer clouŽes sur sa face antŽrieure, fixŽe sur un essieu muni de deux roues pour dŽplacer le tout. Cette paroi, dite Žgalement pavois ou bouclier, Žtait percŽe aux trois quarts de sa hauteur d'ouvertures, permettant aux hommes de placer leurs armes en position de tir. Cet engin permettait aux gardes de recharger leurs armes ˆ l'abri pendant que d'autres tiraient. Il fžt utilisŽ la nuit de l'escalade pour dŽloger des savoyards embusquŽs qui tentaient de faire sauter la Porte Neuve.
, ainsi que le raconte le chant Ç CŽ qu' lain™ : Is alaron vitaman sur la Treille Yon d'antre leu s'aveza d'onna adresse Et fit alla queri lŽ mantelet PŽ s'an servi quemqn de parapet È

Dans les annŽes qui suivent, la Savoie se lie d'un traitŽ d'amitiŽ avec les cantons catholiques de Suisse centrale. Gr‰ce ˆ la rivalitŽ opposant la Savoie et la France, cette dernire se joint ˆ Berne et Soleure pour signer en 1579 le traitŽ de Soleure. Celui-ci est l'Ïuvre de Michel Roset. Genve se trouve alors sous la garantie de la France et des deux cantons.

En 1580, c'est l'ambitieux Charles-Emmanuel 1er qui devient duc de Savoie. Il espre reprendre Genve. Deux ans plus tard, les troupes du duc, venues de Turin, passent les Alpes. Parmi elles se trouvent 5 compagnies de WaldstŠtten. Michel Roset est alors envoyŽ en mission ˆ Berne et Zurich. Il obtient la signature d'une nouvelle combourgeoisie avec les deux villes, qui subsistera jusqu'en 1798, date ˆ laquelle la ville de Genve sera rattachŽe ˆ la France par NapolŽon 1er.

En 1586, de nombreuses armŽe savoyardes se concentrent aux environs de Genve. La guerre menace. La France et les cantons de Berne, Soleure, B‰le, Shaffhouse et Glaris sont les alliŽs de Genve contre la Savoie. L'entrŽe en guerre des Suisses est encore obtenue par Michel Roset. La guerre commencŽe en 1589, se termine en 1601. Les victoires de Genve et des Suisses ne rapportent finalement aucun territoires, tandis que la France annexe le pays de Gex. Genve se trouve alors coincŽe entre les territoires de la France et de la Savoie.

En 1602, le 12 dŽcembre, les troupes savoyardes attaquent la ville par surprise. On sait comment cela s'est terminŽ. Des secours sont promis par la France et les princes protestants allemands. Le duc de Savoie est obligŽ de signer le traitŽ de paix et de reconna”tre l'indŽpendance de Genve au traitŽ de 1603, o Genve est encore une fois reprŽsentŽe par Michel Roset.

Aprs cette longue carrire de dirigeant et de diplomate, Michel Roset s'Žteint finalement en 1613