Jacques Lect (1556-1611)

 

 

¥ Bulletin de la SociŽtŽ dÕhistoire et dÕarchŽologie de Gen�ve

 

https://books.google.fr/books?id=LtWNqpqK9tgC&pg=PA17&lpg=PA17&dq=Jacques+Lect&source=bl&ots=YTCu60AF70&sig=MjsP3cEHMnWRRSlbjD_2Axq233E&hl=fr&sa=X&ved=0CCsQ6AEwBWoVChMImoygzIWByAIVhV0aCh2DuABu#v=onepage&q=Jacques%20Lect&f=false

 

 

¥ Histoire de Gen�ve par Spon, Ždition de 1673, p.383.

Fameux jurisconsulte de Gen�ve, professeur en droit, et lÕun des principaux magistrats de la RŽpublique, fut tr�s utile ˆ la patrie par ses diffŽrentes nŽgociations. La ville de Gen�ve Žtant en guerre avec le duc de Savoye, et accablŽe par les frais quÕil fallait fournir, envoya Lect en Angleterre au mois de septembre 1589. La reine Elizabeth, dont il eut plusieurs fois audience, sÕexcusa de ne pouvoir point par elle-m�me, assister dÕargent une RŽpublique quÕelle aimait et considŽrait beau coup, surtout ˆ cause de son attachement pour la Religion. Mais elle lui permit de faire une collecte dans le Royaume sous la direction de lÕArchev�que de CantorbŽry. Cette collecte rendit onze mille florins dÕAllemagne. Lect ayant repassŽ la mer obtint aussi des ƒtats de Hollande la libertŽ de collecter, et il ramassa quatorze mille francs. Les ƒtats ne permirent cette levŽe de deniers quÕˆ condition que cet argent ne serait employŽ ˆ rŽtablir lÕAcadŽmie de Gen�ve, qui avait ŽtŽ comme abolie par le congŽ quÕon avait donnŽ aux professeurs depuis le commencement de la guerre. Lect fut de retour ˆ Gen�ve au commencement de lÕannŽe 1591. En 1603, Jacques Lect qui Žtait alors ancien syndic fut dŽputŽ avec Daniel Rufet ˆ Berne et ˆ ZŸrich, pour prier les Cantons de secourir Gen�ve dans la guerre o� elle se trouva engagŽe avec la Savoye apr�s la fameuse escalade. Lect fit un discours tr�s pathŽtique ˆ Berne et ˆ ZŸrich, dissipa les vains prŽtextes dont le conte de Tournon sÕŽtait servi pour colorer lÕaction du Duc, et obtint le secours que lÕon souhaitait. Il fut encore choisi la m�me annŽe, pour informer le Canton de Berne et ensuite la Di�te tenue ˆ Soleure des dispositions du Duc ˆ la paix. Ces nŽgociations produisirent enfin le traitŽ de S. Julien o� Lect se trouva avec quelques autres membres du Petit et du Grand Conseil de Gen�ve. Jacques Lect mourut au mois dÕaožt 1611. Sur le tŽmoignage que ThŽodore de B�ze rendit au Conseil en octobre 1583, du grand savoir que Jacques Lect avait dans la jurisprudence, il fut crŽŽ Professeur en Droit, pour faire des le�ons alternativement avec Jules Pacius tr�s-habile jurisconsulte. Au mois de janvier 1584, Jacques Lect fut Žlu Conseiller du Petit Conseil. Il retint la profession et en retira les appointements. Il fut depuis coll�gue de Denys Godefroy, et succŽda ˆ Pacius en 1585. Il avait une Žloquence majestueuse. Outre les discours politiques, il a fait de tr�s belles harangues dans les solennitŽs de lÕAcadŽmie. Tel fut le Discours Latin quÕil pronon�a aux promotions de lÕan 1603, au sujet de lÕescalade, et celui quÕil pronon�a au mois de fŽvrier 1611, par la permission du Conseil, sur la mort du Roi Henri IV. Il fut quatre fois syndic, savoir dans les annŽes 1597, 1601, 1605 et 1609. Il ne faut quÕune fois Lieutenant, parce quÕayant fort exact et fort sŽv�re dans cette charge, le peuple ne lÕy voulut plus nommer. On voit par ses PoŽsies Latines imprimŽes, qui sont tr�s ŽlŽgantes, quÕil Žtait ami intime de ThŽodore de B�ze.