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Iran
suppression de la police des mœurs


 

Claudine Castelnau

 

 
5 décembre 2022


Il aura fallu près de trois mois de colère, de manifestations violentes, de morts (on parle de plus de 300 morts) et de manifestants emprisonnés parfois dans des conditions ignobles qui attentaient à leur vie et à leur dignité pour que le procureur général iranien Mohammad Jafar Montazeri annonce que la « police des mœurs » aussi nommée « patrouille de la guidance islamique » était supprimée.  La décision a été annoncée à Qom, la capitale sainte du chiisme iranien, lors d’une conférence du procureur général : « La police des mœurs n’a rien à voir avec le pouvoir judiciaire, a-t-il expliqué. Cette police a été supprimée par ceux qui l’ont créée. »

Le Monde rappelle que la police des mœurs avait été créée sous le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, pour « répandre la culture de la décence et du hijab ». Elle était formée d’hommes en uniforme vert et de femmes portant le tchador noir, qui couvre la tête et le haut du corps. Cette unité avait commencé ses patrouilles en 2006. Le rôle de la police des mœurs a évolué au fil des années, mais il a toujours divisé, même parmi les candidats à la présidentielle.

Sous le mandat du président modéré Hassan Rohani, on pouvait croiser des femmes en jeans serrés portant des voiles colorés. Mais en juillet, son successeur, l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi, a appelé à la mobilisation de « toutes les institutions pour renforcer la loi sur le voile », déclarant que « les ennemis de l’Iran et de l’islam voulaient saper les valeurs culturelles et religieuses de la société en répandant la corruption ».  

Le procureur général a aussi évoqué, en même temps que la dissolution de la police des mœurs, une réforme de la législation concernant le port du voile. Le Monde et d’autres médias qui donnent cette nouvelle, ce 4 décembre, parlent « d’annonce surprise » considérée comme un geste du pouvoir iranien envers les manifestants. Cette annonce surprise, pourrait être un geste du pouvoir et une avancée notable pour la liberté des femmes qui en Iran sont contraintes de porter un voile islamique.

Et l’on s’interroge sur la réalité de la dissolution de cette police tant redoutée et à l’origine de la mort en prison de Masah Amini, la jeune femme kurde trois jours après son arrestation par cette police pour « un voile mal mis ». Et l’on attend avec prudence une confirmation du gouvernement. Il reste que le voile est toujours obligatoire en Iran et que l’annonce de la dissolution de la police des mœurs pourrait n’être qu’une opération de diversion, de propagande menée par le régime. Certains spécialistes de l’Iran imaginent même la création d’une police plus répressive encore.


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