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Christiane Amanpour
ne met pas de foulard


 

Claudine Castelnau

 

 
27 septembre 2022


Christiane Amanpour, une journaliste connue de la chaîne américaine de télévision CNN a renoncé à l’interview prévu du président iranien Ebrahim Raisi de passage à New York, après que celui-ci ait exigé qu’elle porte un foulard lors de leur entretien.  La journaliste a rappelé qu’aucun des présidents iraniens qu’elle a reçu n’avaient exigé cela lors d’interviews hors d’Iran. Elle a raconté que le président Raisi avait justifié son exigence « à cause de la situation en Iran. » Il faisait allusion évidemment, à la mort de Mahsa, 22 ans, morte après avoir été arrêtée par la police des mœurs pour n’avoir pas respecté le port du foulard. Le président iranien, élu l’an passé, a signé une loi en août dernier renforçant le port du hijab, menaçant les femmes non voilées d’amendes ou punissant de prison tous les Iraniens qui manifesteraient sur internet contre le hijab.

Dans un éditorial
d’une responsable de CNN repris sur le site de la BBC, on peut lire : « Quand nous journalistes travaillons en Iran, où il faut obligatoirement se couvrir la tête lorsqu’on interviewe des officiels, nous acceptons la règle, qui ne s’applique pas au-delà des frontières iraniennes. Mais l’image d’une correspondante non voilée, et qui de plus à des ancêtres iraniens, a posé question au président iranien ultra conservateur Raisi et lui a paru trop risquée politiquement, étant donnée la situation explosive sur cette question en Iran. » Cette responsable de CNN rappelle qu’il y a d’ailleurs « une même sensibilité avec les Talibans d’Afghanistan. Un responsable Taliban, raconte-t-elle, nous a même dit qu’on ne pouvait pas filmer l’un d’eux assis en compagnie d’une femme journaliste. Nombre d’entre nous voulons faire la meilleure interview possible. Mais il y a une différence entre être irrespectueux ou ne pas accepter les dictats. » 

 

Depuis des jours les manifestations continuent à travers l’Iran, après que Mahsa Amini soit morte après avoir été arrêtée par la police des mœurs. Des femmes dans la rue, des étudiants de plusieurs universités dans Téhéran, des bâtiments gouvernementaux brûlés, même des hommes manifestent contre l’obligation du hijab, mais aussi désormais contre ce régime islamique et contre les autorités dont le Leader Suprême Ali Khamenei qui les empêchent de vivre. Les manifestations ont gagné des douzaines d’autres villes. Le portrait de l’Ayatollah Khamenei, Guide suprême de la révolution islamique a été jeté à bas et l’on a vu dans la ville sainte de Mashad, une femme debout sur une voiture de police criant : « On ne veut pas d’une République islamique ! »


Mais la pire agitation s’est installée au nord-ouest, dans le Kurdistan iranien où vivait Mahsa. L’ONG Human Rights Watch faisait état d’au moins 31 morts dans les premiers jours de manifestation et 17 morts dans la province de Mazandaran sur le bord de la mer Caspienne, au nord de Téhéran. Trois membres de la force paramilitaire des Basiji, souvent utilisée par le gouvernement contre les dissidents, ont aussi été tués la semaine passée et internet, l’accès à Instagram et autres et les communications par téléphones mobiles bloquées. Dans une rare interview anonyme à la BBC, un officier de la police des mœurs a raconté son expérience : « Ils nous ont dit que nous étions là pour protéger la moralité des femmes. Quand elles ne sont pas habillées correctement (c’est-à-dire selon les codes islamiques) les hommes pourraient les provoquer et les blesser. » Il raconte qu’on les poste dans un lieu où il y a beaucoup de piétons. « C’est comme si nous allions à la chasse », remarque-t-il.


Son supérieur lui a reproché aussi de ne pas arrêter assez de gens violant le code vestimentaire en vigueur et qu’il trouvait particulièrement difficile d’arrêter les gens qui résistaient lorsqu’on les forçait à entrer dans la camionnette, cette sorte de véhicule où Mahsa a été enfermée et battue si fort qu’elle en est morte trois jours plus tard. « Cet homme témoigne qu’il en a « pleuré de faire ces arrestations. Je veux dire aux gens que je ne suis pas comme cela. » Une voix dans le désert de cette dictature islamique ? Ou une prise de conscience qui va gagner la société iranienne ? On peut rêver… et aider à ce que ces protestations soient entendues.




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