Protestants dans la ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

  





 

Donald Trump et la prise du Capitole

 

Claudine Castelnau

 

 
13 juin 2022

 

Le 6 janvier 2021 des émeutiers soutenus et encouragée par l’ex-Président Donald Trump tentèrent en prenant le Capitole, d’empêcher la validation des résultats des élections présidentielles qui donnaient la victoire à Joe Biden contre Donald Trump. Depuis, la Commission du 6 janvier est chargée de mener des enquêtes et d’entendre témoins et acteurs de ces émeutes et de faire toute la lumière sur ces événements que l’on qualifie aujourd’hui de tentative de coup d’Etat de la part de Trump et de certains de ses fidèles hauts placés dans l’appareil d’Etat.


Ainsi, la Commission du 6 janvier entendait récemment l’ex général Michael Flynn qui fût
conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump et ancien directeur du renseignement militaire américain avant de devoir démissionner pour ses relations troubles avec la Russie. Ferme soutien de Trump, il était appelé à témoigner devant la Commission du 6 janvier  mais a refusé de répondre à la question de Liz Cheney, députée républicaine qui co-préside la commission du 6 janvier, qui lui demandait s’il pensait que « la violence du 6 janvier était moralement justifiée ».
De même, l’ex-général et fidèle de Trump a refusé de répondre à la question : « Croyez-vous, général Flynn, que la violence soit légalement justifiée ? » De même, il s’est retranché dans le silence lorsque Liz Cheney lui a demandé s’il croyait « à une transition pacifique du pouvoir aux Etats-Unis ». A chaque question, relève Faithful America (une communauté en ligne qui milite pour la justice sociale et dénonce l’utilisation du christianisme à des fins politiques, la plupart d’extrême-droite) l’ex général  Flynn a répondu laconiquement : «The Fith »,  c’est-à-dire le Cinquième Amendement de la Constitution américaine ratifié en 1791 et qui permet à un témoin d’éviter de répondre lors d’un procès à une question précise qui pourrait être utilisée contre lui ensuite.


Et Faithful America ajoute : « Flynn n’est pas seulement un fidèle confident de Trump mais il est aussi l’un des chrétiens nationalistes les plus dangereux du pays. Ainsi, en novembre dernier, Flynn était invité au Texas à la méga-church du pasteur Hagee et a déclaré que « l’Amérique ne devrait avoir qu’une religion [le christianisme] ». Faithful America appelle aussi à organiser la résistance contre ce nationalisme chrétien personnifié par Flynn et sa propagande  à travers les Etats-Unis avec son mouvement (ReAwaken America),« Réveiller l’Amérique » qui s’infiltre dans le parti républicain par le biais de la campagne des primaires. Alors qu’est-ce que ce nationalisme chrétien brandit à bout de bras et de voix, dont le 6 janvier et l’attaque du Capitole s’est voulue une expression, une foule de partisans de Trump arborant slogans et symboles chrétiens ? Le magazine évangélique Christianity Today.
fondé par le prédicateur bien connu Billy Graham, a tenté récemment de définir ce nationalisme chrétien : « qui est la conviction qu’une nation est définie par le christianisme et que le gouvernement devrait prendre les mesures nécessaires pour préserver cet état de fait. Généralement, les nationalistes chrétiens affirment que leur nation est et doit rester une « nation chrétienne », non pas simplement […] parce que l'Amérique est définie par son passé « anglo-protestant » mais que les Américains perdraient leur identité et leur liberté s’ils ne préservent pas cet héritage culturel.


Dans le contexte des États-Unis, les nationalistes chrétiens ne rejettent pas le premier amendement de la constitution qui garantit la liberté de religion, et ils ne prônent pas la théocratie, mais ils sont persuadés que le christianisme devrait jouir d'une position privilégiée dans l’espace public. […] Pour les nationalistes chrétiens, l’identité nationale est indissociable du christianisme […]  Mais ils ne peuvent s'établir que par la force […] et dans la pratique, les gouvernements nationalistes ont tendance à devenir autoritaires et oppressifs. Par exemple, dans les générations passées, dans la mesure où le protestantisme faisait pratiquement fonction de religion établie aux États-Unis, la situation n’était pas celle d’une vraie liberté religieuse. Pire encore, les États-Unis et de nombreux États en leur sein ont fait du christianisme un pilier pour soutenir l'esclavage et la ségrégation […] Dans le contexte des États-Unis, le nationalisme chrétien est par ailleurs une idéologie défendue majoritairement par des Américains blancs, et il a donc tendance à exacerber les clivages raciaux et ethniques. Ces dernières années, le mouvement s'est amplifié, caractérisé par la peur et une conviction que les chrétiens seraient victimes de persécution. Certains commencent à affirmer que les chrétiens américains doivent se préparer à se battre, physiquement, pour préserver l’identité américaine, une idée qui a joué un rôle dans les émeutes du 6 janvier dernier. »


Et le magazine Christianity Today rappelle que nombre de chrétiens américains se sont engagés dans le passé pour abolir l’esclavage, la ségrégation, ils ont œuvré humblement pour la justice et pour faire avancer des principes chrétiens (amour du prochain, justice raciale, protection de l’état de droit, etc.) mais pas un pouvoir chrétien ou une culture chrétienne. « Cette feuille de route est différente de la promotion d’une culture chrétienne, de l’héritage occidental ou de valeurs anglo-protestantes. »

Ce texte paru dans Christianity Today est de Paul Miller, membre de la Commission d’éthique et de liberté religieuse.

 

 


Retour en page d'accueil
Retour vers Claudine Castelnau

Vos commentaires et réactions

 

 

haut de la page

   

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.