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Le patriarche Kirill



Le patriarche Kirill de Moscou

et le monde orthodoxe


 

Claudine Castelnau

 

26 avril 2022


« Comment la guerre de la Russie en Ukraine divise le monde chrétien orthodoxe », écrit  euronews. Le secrétaire général des Nations unies avait pourtant appelé la semaine précédant Pâques à une trêve entre la Russie et l'Ukraine. Les chrétiens orthodoxes des deux pays célébraient Pâques dimanche dernier 24 avril, une fête célébrée dans le monde orthodoxe une semaine après la chrétienté occidentale. Et une proposition rejetée par Moscou. Les combats ont continué à faire rage en Ukraine. y compris contre des églises dont on peut voir les misérables ruines calcinées et le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé jeudi dernier Moscou de rejeter la proposition de l'ONU de la trêve pascale. L'invasion de la Russie a aussi bouleversé les marchés mondiaux, ravivé l'alliance de l'OTAN et déclenché des enquêtes sur les crimes de guerre. Il a également ouvert une brèche dans l'Église orthodoxe, opposant l'aile russe et son patriarche pro-Kremlin aux dirigeants orthodoxes de Kiev et du monde entier.

 

Le christianisme orthodoxe est l'une des plus grandes communions chrétiennes au monde - après le catholicisme et le protestantisme. L'Église orthodoxe russe est l'une des plus influentes au monde, avec plus de 100 millions d'adeptes, selon le Pew Research Center. La plupart de ses quelque 260 millions de fidèles orthodoxes sont concentrés en Europe, en Russie et dans les anciens territoires de l'ex-Union soviétique. Et c'est la religion dominante en Russie et en Ukraine, où le statut de l'Église orthodoxe est devenu une source de tension entre Moscou et Kiev.

 

Pour le président russe Vladimir Poutine et son allié dans l'Église, le patriarche Kirill de Moscou, l'Ukraine ne peut être indépendante du grand monde russe - avec Moscou comme centre politique et Kiev comme centre spirituel. C’est pour cette raison, que le patriarche Kirill, a approuvé sans réserve la guerre, alors même que le monde s’horrifie jour après jour des atrocités russes en Ukraine. Sa position pro-guerre a provoqué la colère d'autres dirigeants d'églises, en Ukraine et dans le monde orthodoxe, dont beaucoup ont condamné la guerre et exhorté Kirill à reconsidérer son soutien, sans succès.

 

Elu patriarche de toutes les Russies en 2009, le premier patriarche depuis la chute de l'Union soviétique, Kirill était considéré au début comme un modernisateur qui pourrait donner une certaine indépendance à l'église, après que son prédécesseur, Alexiy II, ait utilisé ses liens politiques pour rehausser l’influence de l'église orthodoxe russe après des décennies de communisme athée. Les politiciens russes ont financé la construction de nouvelles églises et les chefs religieux sont apparus au premier plan dans l'État. « Mais depuis son accession au patriarcat Kirill a consolidé ses liens avec le Kremlin allié proche de Poutine et dissimulant ses ambitions politiques et militaires dans le langage de la foi, » souligne Euronews. Et le 23 février, la veille de l'invasion de l’Ukraine, Kirill a publié une déclaration félicitant Poutine pour son « attention et son service envers le peuple russe » et décrivant le service militaire obligatoire comme « une manifestation active de l'amour évangélique pour les voisins », les Ukrainiens entre autres, que les soldats russes partaient massacrer !

 

Dans les semaines qui ont suivi le début de la guerre, Kirill a utilisé ses sermons pour justifier la campagne militaire en Ukraine, la décrivant comme « une lutte contre la culture occidentale pécheresse » [celle de l’Occident qu’il a l’habitude depuis de nombreuses années de qualifier d’« empire du mal »] bien qu'il veille, relève Euronews,  « à éviter de qualifier le conflit de guerre ou d'invasion de l’Ukraine par la Russie et qu’il accuse  l’Ukraine « d'extermination» des séparatistes pro-russes dans la région du Donbass, dans l'est du pays. »

 

Récemment, Kirill a encore prononcé à Moscou, un sermon exhortant les Russes à se rassembler autour du gouvernement « pendant cette période difficile », (un euphémisme !) a rapporté l'agence de presse Reuters. « Que le Seigneur nous aide à nous unir en cette période difficile pour notre patrie, y compris autour des autorités » a prêché sans état d’âme le patriarche. Le nationalisme chrétien au service de la guerre de Poutine…

 

Le Conseil œcuménique des Eglises, qui regroupe 352 Eglises dans le monde sauf l’Eglise catholique et dont le patriarche Kirill de Moscou et de toute la Russie est membre lui a envoyé un message officiel le jour de la fête de la Résurrection du Christ, pour l’exhorter à «intervenir et à demander publiquement un cessez-le-feu au moins pendant quelques heures lors du service de la Résurrection. » Fin de non recevoir…




La « vraie Croix »

Le magazine en ligne américain  Slate raconte le 22 avril que le croiseur russe Moskva a peut être sombré avec un morceau de la Vraie Croix à son bord. En 2020, l'agence de presse russe TASS rapportait l'acquisition de cette relique par des mécènes anonymes. Ces derniers auraient souhaité l'envoyer à bord du navire amiral.

Cette perte marque un nouveau rebondissement dans une affaire qui résonnait déjà comme un véritable coup de tonnerre. | AFP Le 13 avril dernier, la perte du croiseur russe Moskva marquait une nouvelle étape dans la guerre de la Russie contre l'Ukraine. Tandis que Kiev affirme être à l'origine de ce coup militaire par l'envoi de deux missiles Neptune, le Kremlin nie en bloc cette version et des questions se posent encore quant au sort d'une partie de l'équipage russe. Mais cette affaire pourrait connaître un nouveau rebondissement, 

Selon un média américain, une relique d'une valeur inestimable se trouvait à bord du navire amiral de la flotte russe: un morceau de la Vraie Croix. C'est sur cet objet en bois, aussi connu sous le nom de Sainte Croix, que le Christ aurait été crucifié. Les fragments de cette relique sainte se trouvent aujourd'hui dispersés à travers le monde, de la France à l'Autriche en passant par l'Espagne et la Belgique.En février 2020, avait raconté que l'Église orthodoxe en avait obtenu un morceau. « Cette relique appartenait à une église catholique mais a été acquise par des mécènes anonymes, et c'était leur volonté d'envoyer la relique à bord de la flotte [russe]», déclarait à l'époque un, représentant de l'Église orthodoxe russe. « Le croiseur Moskva abritait une chapelle à bord, où se déroulaient les offices. » Toujours selon les dires de ce représentant de l’Eglise orthodoxe russe, «la relique est un copeau de bois de seulement quelques millimètres de long. Elle est incrustée dans une croix en métal du XIXsiècle, qui est elle-même entreposée dans un reliquaire spécial. » L'Église orthodoxe russe entretient des relations privilégiées avec l'armée, ce qui pourrait expliquer la présence éventuelle de ce fragment de la Vraie Croix à bord du croiseur Moskva. Bas du formulaireIl est pour l'instant impossible de savoir si le morceau de la Sainte Croix a pu être sauvé du naufrage le croiseur ayant mis du temps à sombrer. Il serait donc possible que certains membres de l'équipage soient  parvenus à quitter le navire à temps aient également pensé à récupérer la relique.




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