Protestants dans la ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

 


 



LLes thérapies de conversion


 

Claudine Castelnau

 


22  février 2022

Les thérapies de conversion sont définitivement interdites en France depuis le 25 janvier dernier, après un vote à l’unanimité des députés. Ces soi-disant « thérapies » de conversion se basent sur le postulat que l'homosexualité (c’est-à-dire une orientation sexuelle envers le même sexe) et la transidentité (c’est-à-dire le fait de revendiquer une identité de genre différente de celle assignée à la naissance)sont des maladies qu'il conviendrait de guérir.

Que dit la loi ? Que « Les pratiques, les comportements ou les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre, vraie ou supposée, d'une personne et ayant pour effet une altération de sa santé physique ou mentale sont punis de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende. » En 2015, un rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme avait appelé les États à interdire les « thérapies de conversion ». En 2018, le Parlement européen avait voté une motion appelant les pays membres à prononcer cette interdiction. Plusieurs pays ont déjà légiféré en ce sens. En Allemagne, une loi a été adoptée le 7 mai 2020 et des textes sont en cours d'élaboration en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays‑Bas. Qu'est-ce qu'une thérapie de conversion ?

L'expression, née aux États‑Unis dans les années 1950, probablement dans les milieux évangéliques, renvoie à « un ensemble de pratiques prétendant modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne. Ces pseudo « thérapies » se basent sur le postulat que l'homosexualité et la transidentité sont des maladies qu'il conviendrait de guérir. Elles ne reposent sur aucun fondement médical ou thérapeutique et peuvent prendre la forme d’exorcismes, de traitements par électrochocs, d’injection d’hormones… et peuvent conduire à une altération de la santé physique ou mentale sur des personnes vulnérables et en souffrance ou en dépression et les mener dans certains cas au suicide. Mais de plus, dans les milieux fondamentalistes chrétiens, ont assimile souvent homosexualité et transidentité au péché, à partir d’une lecture fondamentaliste dévoyée de la Bible : le refus du sexe de naissance c’est aller à l’encontre de la volonté de Dieu à l’égard de l’homosexualité

 

 

Enfin, depuis le 17 février, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont aussi interdit les thérapies de conversion. Toute incitation à changer son orientation sexuelle ou son identité de genre est prohibée et le procureur général du Victoria (l’Etat australien où se trouve la capitale Melbourne) a qualifié les thérapies de conversion de « charlatanisme total ». Et elles peuvent conduire en prison : « Pendant trop longtemps, ces pratiques insidieuses ont pu ruiner des vies sous prétexte que les personnes LGBT+ devaient être “réparées”. Aujourd’hui, c’est fini » a déclaré le ministre australien de l’Egalité.

 

Alors, bien sûr, ces lois interdisant les thérapies de conversion inquiètent les chrétiens qui y avaient recours, Bible en mains ! Ainsi au Canada où l’interdiction de thérapies de conversion, effective depuis le 7 janvier, est vue par certains pasteurs comme une atteinte à la liberté de pensée et de religion. Le site évangélique Evangéliques.Info du 21 janvier titre : « Canada : 4000 pasteurs vent debout contre la loi sur les thérapies de conversion. »

Bien que saluées, ces lois inquiètent aussi les chrétiens quant à la liberté de pensée, de religion. et d’expression. Certains, comme au Canada, craignent l’interdiction des enseignements bibliques sur l’éthique sexuelle et dénoncent une « criminalisation du christianisme au Canada » qui pourrait avoir pour conséquence des poursuites pénales à l’encontre des chrétiens qui enseigneraient à la lettre les textes bibliques sur l’homosexualité. A moins qu’ils ne cessent de lire la Bible de façon absurdement fondamentaliste et qu’ils se posent la question : aujourd’hui, quelle est la signification de ces textes pour nous ?



Retour en page d'accueil
Retour vers Claudine Castelnau
Vos commentaires et réactions

 

 

haut de la page

   

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.