Protestants dans la ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

 


 


cr846.Lee/Lee.png
  Statue du général Robert E. Lee,  Charlottesville

La statue du général Robert E. Lee


 

Claudine Castelnau

 


1er février 2022

 

 

La statue équestre en bronze du général confédéré Robert E. Lee a été descendue de son piédestal dans le centre historique de Charlottesville en juillet 2021. Le 7 décembre, le conseil municipal de Charlottesville a voté pour donner le monument au Jefferson School African American Heritage Center, une organisation à but non lucratif locale, qui proposait de faire fondre la statue et de charger un artiste d'utiliser le bronze pour créer une nouvelle œuvre d'art public plus consensuel. Mais un nouveau procès cherche à garder la statue intacte. Le 22 décembre, Charlottesville et la Jefferson School ont été poursuivies par un groupe de plaignants qui veulent qu'ils réparent et restaurent le monument dans son état d'origine.

 

Les plaignants, qui exploitent des sites patrimoniaux confédérés, demandent également des dommages-intérêts pouvant atteindre 3 millions de dollars pour les indemniser pour leur « occasion perdue d'acquérir [un] monument historique ».

 

Ce n'est pas la première fois que des organisations confédérées vont en justice pour empêcher les tentatives de déplacement de la statue de Charlottesville. En février 2017, après des mois de débats difficiles, le conseil municipal avait approuvé le déplacement de la statue vers un endroit moins visible. Mais une organisation crée pour protéger la statue, ainsi que la division de Virginie des fils des vétérans confédérés et plusieurs autres plaignants, ont immédiatement intenté une action en justice.

 

cr846.Lee/baches.png


La statue enveloppée de bâches

 

Un juge a ordonné que la statue reste en place pendant la tenue du procès. Et puis il y a eu août 2017, lorsque le rassemblement des nationalistes blancs, inspiré en partie par le déménagement prévu de la statue de Lee, le commandant des Sudistes, est devenu meurtrier. L’un d’eux a lancé sa voiture contre un groupe de manifestants, tuant une jeune femme et blessant 35 autres personnes. Le maire de Charlottesville a alors ordonné que le monument de Lee soit enveloppé de bâches en signe de deuil.

 

Après que le Monument Fund se soit plaint que le droit du public à voir la statue était entravé par des « sacs poubelles géants », le juge a ordonné le retrait des bâches. Et malgré une loi en 2020, autorisant les municipalités de Virginie à décider du sort de leurs monuments, la statue de Charlottesville est restée sur son piédestal. Il a fallu que la Cour suprême de Virginie s’en mêle avant que Charlottesville puisse retirer la statue.

 

Mais une nouvelle plainte a été déposée pour empêcher la statue du général confédéré d’être enlevée. Si Charlottesville réussi à mettre à bas ce monument, ce sera le premier des monuments confédérés récemment supprimés à être irrévocablement détruit. Les autres ont été déplacés ou sont entreposés dans l'attente de leur sort.

 

Si la statue de Lee ne peut pas être réparée, les plaignants veulent que son bronze soit coulé pour en faire un « canon » comme ceux du temps de la guerre civile et placé sur un champ de bataille historique, celui de a guerre de Sécession. Ils proposent ainsi une autre image clivante, guerrière, esclavagiste et raciste… Les groupes du patrimoine confédéré maintiennent la cause perdue sous assistance respiratoire.

 

La guerre de Sécession ou guerre civile américaine entre 1861 et 1865 a opposé les États-Unis d'Amérique, dirigés par Abraham Lincoln, et les États confédérés d'Amérique, dirigés par Jefferson Davis et rassemblant onze États du Sud qui avaient fait sécession des États-Unis.

 

cr846.Lee/vitrail.png 

vitraux de la cathédrale épiscopalienne de Washington


En septembre 2017, la décision de déposer deux vitraux de la cathédrale épiscopalienne de Washington a été votée à une majorité écrasante.  Ces deux vitraux, posés en 1953 dans cette église considérée comme l’église « nationale » des         États-Unis rendaient hommage à Robert Lee et Thomas Jackson, deux grandes figures du camp confédéré de la guerre de Sécession, opposées à l’abolition de l’esclavage. Ces vitraux ne sont donc pas « des repères historiques bénins », ont justifié les responsables de la décision. de les enlever, après deux ans de discussion. « Nous voulons insister sur le fait que nous ne tentons pas de réécrire l’histoire, mais que nous retirons de la structure sacrée de la cathédrale deux vitraux qui ne reflètent pas nos valeurs », ont-ils ajouté.

 

Les généraux sudistes, protagonistes de la Guerre de Sécession qui a ensanglanté les États-Unis de 1861 à 1865, ont été immortalisés dans les vitraux de la cathédrale épiscopalienne grâce au travail de lobby du mouvement « The United Daughters of the Confederacy », une organisation de femmes née après la guerre civile américaine en 1894, dans le but de commémorer les victimes confédérées de la Guerre de Sécession et d’ériger des monuments à leur mémoire. « Les généraux Lee et Jackson sont des figures historiques polarisantes. Pour certains, ce sont des saints du Sud. Pour d’autres, ils représentent une culture et un mode de vie qui a été alimenté par l’asservissement des Afro-Américains », peut-on lire sur le site de la Cathédrale Nationale de Washington. 

 

L’important édifice, qui se qualifie de « foyer spirituel pour la nation », ne pouvait plus abriter dans ses murs des figures qui sont le signe de ralliement de mouvements suprémacistes et qui n’évoquent pas les souffrances de ceux qui ont subi l’esclavage et la discrimination raciale. 

 

 

Retour en page d'accueil
Retour vers Claudine Castelnau
Vos commentaires et réactions

 

 

haut de la page

   

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.