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L'incendie du Bronx

 

Claudine Castelnau

 


17 janvier 2022

 

Un incendie dans un immense immeuble du Bronx, un quartier de New York situé au nord de la ville a fait le 9 janvier dernier au moins 19 morts et des dizaines de blessés dont certains graves.  Dans le Washington Post du 12 janvier, Robert Rice, un aumônier de la police de New York écrivait, à propos du pire incendie que la ville ait connu depuis des décennies :


« Alors que les enquêtes sont en cours, il semble probable que les autorités classeront l'incendie comme un "accident". Par cela, elles signifient que l'événement n'était pas un incendie criminel [...] Pourtant, si nous regardons de plus près qui a été tué dans l'incendie et qui est tué dans ces incendies "accidentels" à travers les États-Unis, il ne s'agit pas d'un accident du tout. Il s'agit d'un échec des représentants du gouvernement et des propriétaires d'entreprise à garantir un logement sûr, en particulier pour les personnes de couleur.
Ainsi, de nombreux morts du Bronx étaient des immigrants de la nation ouest-africaine de la Gambie. Les résidents de l’immeuble du Bronx sont en grande partie noirs et latinos. Cela reflète le schéma national : aux États-Unis, entre 1999 et 2019, des Noirs ont été tués dans des incendies "accidentels" deux fois que des Blancs. »


Et le révérend Rice relève que l’explication donnée par la police : un radiateur défectueux et la porte de l’appartement laissée ouverte, ce qui a aidé à la propagation du feux, fait que, si l’on accepte cette explication, on conclut immanquablement à la responsabilité personnelle du locataire. « Mais, remarque le révérend, comment la porte de l'appartement a-t-elle pu être laissée ouverte si la loi de New York exige que les immeubles d'habitation soient équipés de portes à fermeture automatique ?
Pourquoi un résident avait-il besoin d'un radiateur si la loi exige que les immeubles d'habitation soient maintenus à une température confortable en hiver ? Personne dans le pays le plus riche du monde ne devrait mourir dans un incendie en 2022. Les incendies ne relèvent pas de la physique quantique ; nous savons ce qui cause les incendies, comment ils se propagent et ce qui rend un incendie donné plus ou moins mortel : 19 personnes sont mortes dans le Bronx [...] parce que le seul logement qui leur est accessible est un logement dangereux.
Même la raison précise invoquée des radiateurs électriques le prouve : l'utilisation de chauffages d'appoint, tels que les radiateurs autonomes, à New York est directement corrélée à la pauvreté du quartier […]
Comme les incendies, les noyades accidentelles, les accidents de la circulation et les accidents par arme à feu se produisent tous de manière disproportionnée selon les critères raciaux. Il en va de même pour les décès par "causes naturelles et environnementales non intentionnelles" qui comprend les morsures de rat, la famine, les morts de froid, entre autres horreurs.
Ces soi-disant "accidents", si souvent attribués à un échec personnel, sont indissociables de l'iniquité systémique - raciale, économique et géographique. Nous pourrions regarder ces chiffres et raconter une histoire de responsabilité personnelle - sur la façon dont les Noirs, ou les Autochtones, ou les personnes vivant dans la pauvreté sont en quelque sorte plus sujets aux accidents que le reste d'entre nous.
Cette conclusion est non seulement raciste mais elle maintient également les conditions inégales du système qui a permis que ces morts se produisent et préparent le terrain pour que les mêmes "accidents" prévisibles et évitables se reproduisent [...] Ou nous pouvons examiner la manière dont le racisme et les inégalités sont intégrés à l'infrastructure même de notre pays - nos maisons, nos routes, nos lieux de travail - et rendent certaines personnes vulnérables à une mort prématurée. »


Lors du recensement de 2010  sur 1 385 108 habitants du Bronx il y avait 53,5 % d'Hispaniques, 30,1 % d'Afro-Américains, de 10,9 % de Blancs et de 3,4 % d'Asiatiques, le reste ayant d'autres origines. 30 % de la population du Bronx avait moins de 18 ans. Et en 2017, on comptait 28,6 % de personnes vivant sous le seuil de pauvreté dans le Bronx.

 

 

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