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L'évêque catholique de Noto


 

 

Claudine Castelnau

 

 


13 décembre 2021

L’évêque catholique de Noto, une ville de la province de Syracuse, en Sicile, a dû se confondre en excuses publiquement après avoir dit à des enfants que Saint Nicolas n’existait pas ! Pire, il avait expliqué aux petits que son costume rouge avait été inventé par la firme Coca Cola pour sa publicité. 

Depuis le porte-parole de l’évêché tente de rattraper cette déclaration de l’évêque « qui a fait tant de peine aux petits enfants », dit-il, et sur le site de l’évêché on explique que Mgr Stagliano voulait simplement souligner la vraie signification de Noël. Et il faut dire que Noël, la fête de la naissance de Jésus subi une rude concurrence avec Saint Nicolas... L’évêque de Noto avait d’ailleurs tenté de réintroduire l’histoire du vrai Saint Nicolas, un évêque du 4e siècle, originaire de l’actuelle Turquie où il a vécu et où il est mort, à Myre.

On sait de lui qu’il était un brin violent : on raconte que le saint homme, lors du concile de Nicée avait giflé Arius considéré alors comme théologiquement hérétique et qu’il a aussi fait détruire le temple grec de Diane à Ephèse (en Turquie).

Mais la légende dit aussi que l’évêque Nicolas était connu pour sa générosité envers les pauvres et qu’il fût persécuté par les Romains.

Son tombeau, à Myre, attire de nombreux pèlerins jusqu’en 1087 mais il est menacé par les raids des Sarrasins et les Byzantins chrétiens vaincus en Anatolie ne peuvent plus assurer sa protection. Ce qui incite plusieurs villes marchandes italiennes, dont Nicolas est le saint patron à récupérer ses reliques et à les apporter en Italie.

Toujours selon la légende, soixante-deux marins venus de Bari, la ville italienne marchande de l’Adriatique auraient gagné de vitesse des navires vénitiens qui les convoitaient aussi et rapportent les reliques supposées le 9 mai 1087 à Bari.

La magnifique basilique San Nicolas sera construite pour les abriter entre 1089 et 1197.

Mais les Turcs n’ont pas oublié le vol et font régulièrement et sans succès des tentatives diplomatiques pour récupérer les reliques !

Quant à l’habit rouge de Saint Nicolas, il descend tout droit de la publicité de Coca Cola, et de la commercialisation de la fête. La firme Coca Cola en 1930 puis en 1950 s’en sert de support publicitaire pour ouvrir son marché aux enfants.  Les affiches montrent alors un Santa Claus appuyé à un réfrigérateur en train de boire du Coca : « Avec tant de cheminées à descendre [...] Coca Cola rend son travail plus facile ».

Mais l’on se souvient aussi qu’en 1951 le clergé catholique de Dijon voulut faire un autodafé public en brûlant une effigie du père Noël dans une démarche de protection de la foi des enfants chrétiens de France... Et l’on peut regretter que le pasteur de la ville se soit associé à cette démonstration.

 

 

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