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Prier sur l’Esplanade des mosquées

 

 

Claudine Castelnau

 

 

11 octobre 2021

La semaine dernière, les médias annonçaient qu’un tribunal israélien avait décidé d’autoriser les prières juives sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. Un endroit emblématique au cœur du conflit israélo-palestinien, qui cristallise toutes les tensions. La décision de la justice israélienne remettait en question des années de statu quo où les juifs étaient interdits de prière malgré certains, religieux nationalistes, qui détournaient l’interdiction en priant en cachette alors même que les autorités religieuses juives s‘opposent aux prières et même aux visites sur le mont du Temple pour ne pas fouler au pied la zone sacrée à leurs yeux de ce qu’il en reste.
Contournant l’interdiction, de plus en plus de juifs nationalistes se rendaient sur place, étroitement surveillée par la police.

Tout commence, racontent les médias, par l’interpellation d’un rabbin par la police israélienne : il priait silencieusement sur l’esplanade des Mosquées. Il porte plainte et la justice israélienne lui donne raison. « Une décision irresponsable » juge l’autorité musulmane chargée de la gestion de l’esplanade des Mosquées.
« Nous considérons cette décision comme très dangereuse. Nous le réaffirmons, la mosquée al-Aqsa est un lieu de culte musulman [...] et seuls les musulmans ont le droit d’y prier », déclare le directeur du Waqf, l’autorité musulmane qui veille sur l’esplanade des Mosquées.

Alors, a priori, l’affaire paraîtrait surréaliste comme l’interdiction de prier faite aux juifs si l’on oublie que Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville est occupée depuis 1967 en violation du droit international et que l’occupation israélienne est brutale et les Palestiniens sont peu à peu dépossédés de leurs propriétés pour mille raisons. Seule l’esplanade des Mosquées est restée palestinienne jusqu’ici malgré les tentatives méthodiques de s’en emparer.

Y prier c’est occuper symboliquement le terrain. Et l’on se souvient que chaque tentative brutale ou sournoise de contourner le statu quo de l’esplanade des Mosquées s’est soldée par un affrontement meurtrier entre juifs et palestiniens dans le passé, le dernier ayant eu lieu en mai avec une guerre de 10 jours entre Israël et le mouvement islamiste du Hamas au pouvoir à Gaza.

Devant le tollé provoqué par ce jugement parmi les Palestiniens mais aussi les pays arabes, un tribunal israélien a annulé le jugement. L’interdiction pour les juifs d’aller prier, même en silence, sur l’esplanade des Mosquées est donc maintenue.


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