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Colombie

L'euthanasie de Martha Sepulveda

 

 

Claudine Castelnau

 

 

11 octobre 2021

Elle est colombienne et s’appelle Martha Sepulveda. La Colombie attendait sa mort programmée ce dimanche après que Martha ait reçu le feu vert de la Cour constitutionnelle de mourir dans la dignité, en clair l’euthanasie. Or, quinze heures après avoir reçu l’autorisation, celle-ci a été annulée, ce samedi 9 octobre...


 Depuis 2018, Martha souffre de sclérose latérale amyotrophique plus connue sous le nom de maladie de Charcot, une maladie
neuro dégénérative grave qui se traduit par une paralysie progressive des muscles et inguérissable. C’est cette lente dégradation de son corps que Martha vivait et la perte de contrôle des muscles de ses jambes en attendant le pire à venir.


Alors, pourquoi cette brusque annulation alors que l’euthanasie est dépénalisée en Colombie, le seul pays d’Amérique latine, depuis 1997 et devenue une loi en 2015 ? Et qu’en juillet dernier, la Cour constitutionnelle a reconnu le droit à l’euthanasie non seulement aux malades en phase terminale mais aussi à ceux qui souffrent de manière intense, de maladie sérieuse ou incurable.


Cette loi autorisant l’euthanasie avait divisé les fidèles catholiques, dans ce pays a 73 % catholique. Les autorités de l’Église catholique colombienne avaient dénoncé l’euthanasie comme une « sérieuse offense » à la dignité de la vie et un membre de la conférence des évêques colombiens avait publiquement incité Martha Sepulveda à « réfléchir calmement à sa décision » et demandé aux fidèles catholiques de prier pour que Dieu ait miséricorde d’elle.

A cela elle avait répondu : « Je sais que Dieu est le maître de la vie. Mais je sais aussi qu’il ne veut pas me voir souffrir. »


L’annulation de l’euthanasie de Martha Sepulveda a provoqué une vague d’indignation dans son pays d’autant que certains soupçonnent que cette Église ne soit pas étrangère à ce revirement. Et un membre de la Chambre des représentants a déclaré :
« Mourir dans la dignité est une décision individuelle, ni l’État ni personne ne doit intervenir. Qui sommes-nous pour dire que quelqu’un d’autre doit souffrir ? »


Et un politique colombien a dénoncé la pression politique et médiatique qui, en Colombie, l’emporte sur les droits individuels des citoyens tandis qu’un journaliste colombien parle de son pays comme d’un « État secrètement confessionnel (comprendre catholique) qui ne facilite pas les prises de décision des citoyens, que ce soit pour l’euthanasie ou l’avortement. »



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