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Églises évangéliques et Israël


Claudine Castelnau

 

 

31 mai 2021

Depuis des années, nous étions habitués à ce que les chrétiens évangéliques américains soutiennent sans discuter l’Etat d’Israël. Le sionisme chrétien, enraciné dans une lecture fondamentaliste de la Bible y voit depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948 l’accomplissement d’une prophétie de l’Ancien Testament annonçant la fin du monde selon la promesse faite à Abraham et par lui au peuple juif, le peuple choisi par Dieu de toute éternité à qui il a donné la terre d’Israël de toute éternité aussi.

Des premiers diplomates il y a un siècle aux Mike Pence vice-président de Trump et Mike Pompeo, secrétaire d’Etat de Trump tous deux très évangéliques et applaudissant les annexions de colonies et l’ambassade des Etats-Unis installée au mépris des accords internationaux à Jérusalem, ces chrétiens sionistes ont joué un rôle majeur dans le conflit actuel entre Israéliens et Palestiniens.

Ainsi, les chrétiens sionnistes américains ont envoyés des millions de dollars chaque année en Israël pour implanter entre autres des colonies illégales sur des terres palestiniennes. Et la semaine passée, l’ancien ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis a conseillé aux Israéliens d’arrêter d’attendre de l’aide des juifs américains de plus en plus critiques contre Israël et de se recentrer sur les évangéliques qu’il a appelé « l’épine dorsale du soutien d’Israël aux Etats-Unis. » Ce qui déplaît à nombre de chrétiens évangéliques américains. Un pasteur d’une méga-church de New York a vertement répliqué que « les chrétiens américains ne sont pas appelés à prendre parti pour Israël mais à imiter le Messie Jésus », mais la plupart des leaders évangéliques sont restés silencieux...


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Le site Religion News Service a publié le 27 mai un important texte de Gregory Khalil, américain d’origine palestinienne, président et co-fondateur de l’association Telos qui se veut pro-israélienne, pro-palestinienne et pro paix et dont le but est de former des responsables politiques et religieux à être des instruments de paix.
« Nous essayons, explique-t-il, d’aider croyants et non croyants, conservateurs et libéraux à défendre à la fois les droits fondamentaux des Palestiniens et des Israéliens. Et j’ai appris les raisons qui empêchent les évangéliques de défendre publiquement l’égalité entre Palestiniens et Israéliens [...] D’abord, nombre de pasteurs ne savent pas comment aborder la relation destructrice entre christianisme et judaïsme. [...] Durant 2000 ans, le peuple juif a été le bouc émissaire des chrétiens et aujourd’hui les chrétiens sionistes américains ont transféré ce rôle de bouc émissaire des juifs aux musulmans. Ensuite, l’antisémitisme est résurgent et nombre de chrétiens pensent que critiquer la politique d’Israël nourrit cet antisémitisme. mais combattre l’antisémitisme ne signifie pas ignorer le sort des Palestiniens. Au contraire, les chrétiens ont un rôle unique, celui de combattre l’antisémitisme en même temps que de se battre pour l’égalité de droit pour tous les peuples de Terre sainte. »

Gregory Khalil remarque aussi que « 80 % des évangéliques et près de 50 % des chrétiens américains considèrent encore que la création d’Israël a été ordonné par Dieu. » Et que si un pasteur évangélique contredit cette croyance, il peut perdre la moitié de sa communauté. Et pourtant la situation change et une enquête de 2018 montrait que le soutien à Israël parmi les 18-29 ans n’était plus que de 33 %.

Enfin, relève Gregory Khalil, « la plupart des évangéliques n’ont que peu de relation avec les Palestiniens chrétiens qui se réclament des premiers temps du christianisme, transmettant de génération en génération et d’empire en empire leur foi. Sans eux, les chrétiens sionistes n’auraient jamais entendu parler d’un rabbin juif hérétique nommé Jésus.

Quand les chrétiens américains tissent des relations avec des pasteurs palestiniens ils profitent à la fois de la Bible et des réalités que vivent les Palestiniens chrétiens, leur culture et les conditions – y compris l’occupation [romaine] - lorsque la Bible a été écrite. »

L’auteur relève aussi le parcours du combattant que peut être celui de qui n’est pas juif et veut se rendre de la Cisjordanie ou de Gaza à Bethléem par exemple. « Un groupe, les juifs israéliens, ont tous les droits politiques et de citoyens et les autres, Palestiniens musulmans et chrétiens en sont privés. Des associations de défense des droits de l’homme ont parlé d’ "apartheid" pour qualifier ce système. Et la terreur infligée par les rockets du Hamas que l’on n’excuse pas ne doivent pas nous distraire de cette injuste réalité de la vie des Palestiniens.  Les chrétiens évangéliques doivent maintenant reconsidérer leur relation à la Terre Sainte. En donnant leurs voix et une représentation politique aux extrémistes de leurs propres traditions, ils se rendent complices. Les évangéliques pourraient, avec leur influence, être la clé de la paix dans le pays où naquît le Prince de la Paix. »



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