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Claudine Castelnau

 

 

11 mai 2021

Il y avait eu le candidat démocrate Joe Biden qui lors de sa campagne pour les présidentielles s’était vu refuser la communion dans son église paroissiale catholique au motif qu’il s’était engagé à garantir le droit à l’avortement dans la loi si le fameux jugement de 1973 Roe contre Wade, qui faisait de l’avortement un droit constitutionnel garanti par le 14e amendement (qui protège les droits civils des citoyens américains) était menacé, la composition actuelle de la Cour suprême étant très majoritairement conservatrice.

Et le 3 mai, le quotidien américain The Washington Post et d’autres médias annonçaient que l’archevêque Salvatore Cordileone de San Fransisco publiait une lettre pastorale de 17 pages, où il annonçait que les personnalités publiques qui soutiennent le droit à l’avortement se verraient refuser la Communion. Aucun nom n’avaient été mentionnés par l’archevêque mais l’une des plus célèbres personnalités catholique du diocèse de San Francisco est Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants du Congrès américain et depuis longtemps engagée à défendre les droits des femmes à avoir accès à l’avortement.

Et ce soutien lui a valu depuis longtemps les attaques de ceux qui considèrent l’avortement comme un péché mortel mais aussi de ses ennemis politiques. L’archevêque Cordileone est de plus parmi les responsables catholiques américains les plus conservateurs et sa lettre pastorale, sans nommer Nancy Pelosi expressément, implique que des personnalités comme elles se verront refuser la Communion si elles continuent à soutenir le droit à l’avortement, après que les autorités de l’Eglise aient eu des explications avec elles.
« C’est un remède amer, mais la gravité du mal de l’avortement peut le justifier », a jouté l’archevêque.

On remarque que la lettre de l’archevêque est le dernier avatar de ce débat qui implique les autorités catholiques et les personnalités politiques catholiques dont les déclarations, en particulier sur l’avortement, ne collent pas toujours avec la doctrine de l’Eglise catholique. Mais la controverse s’est intensifiée avec l’élection du second Président catholique américain (après John Kennedy) et Mgr Cordileone tout de même prudent a attendu le résultat des présidentielles en 2020 pour publier sa lettre, afin probablement de ne pas être accusé d’interférer dans la campagne électorale...

Nancy Pelosi n’a pas fait de commentaire mais elle a déjà dan le passé eut de sérieux conflits avec l’Eglise catholique particulièrement sur l’avortement et le recherche sur des cellules souche. Et en 2008, lors d’une interview, elle avait déclaré que sa foi avait eu une influence profonde sur sa vie et sa vision du monde : « Ma foi influence mes décisions, mon système de valeurs et mon sens des responsabilités envers la communauté. Et c’est une joie dans ma vie », avait-elle dit.

Elle avait aussi fait remarquer qu’elle n’avait jamais eu de problèmes pour communier jusqu’ici : « Je communie régulièrement et ce serait un coup dur pour moi si on m’en privait. »

La même mésaventure était arrivée à au candidat démocrate John Kennedy en 2004 : lors de sa campagne pour la présidence certains archevêques lui avaient interdit de communier sur leur diocèse alors qu’un théologien catholique avait regretté ces décisions « qui n’aident pas et sont inutiles. Il y a longtemps que le catholicisme d’aujourd’hui a abandonné ces mesures punitives et les menaces de l’enfer pour assujettir les esprits et les cœurs des catholiques », avait-il écrit dans The Chicago Tribune.



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