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Religion au Canada

 

Claudine Castelnau

 

 

26 avril 2021

Au Canada, comme en France et ailleurs en Europe, les symboles religieux dans l’espace public font question. Ainsi, un tribunal canadien a maintenu une loi québécoise controversée qui interdisait aux fonctionnaires en position « d'autorité » de porter des symboles religieux au travail.

Les juges, les policiers, les enseignants et les fonctionnaires ne peuvent porter au travail des symboles religieux ou assimilés, tels que la kippa pour les juifs, le turban pour les sikhs ou le hijab, voile islamique couvrant entièrement les cheveux pour les femmes musulmanes. Mais cette décision prise par un tribunal au Québec ne concerne pas les écoles publiques de la minorité anglophone.

La décision a immédiatement provoqué de vifs débats dans le pays comme l’avait déjà fait le projet de loi sur les symboles religieux lorsqu’il avait été publié en 2019. Les opposants tentent de faire valoir que cette loi est discriminatoire et rendra plus difficile l’intégration des minorités religieuses et plus particulièrement des femmes musulmanes qu’elle cible injustement alors que loi ne cible aucune religion nommément (hypocrisie !) et qu’elle bénéficie par ailleurs d’un large soutien dans la province du Québec francophone et que ses défenseurs la qualifie de mesure raisonnable.

Un juge de la Cour suprême du Québec a d’ailleurs rappelé que selon la Constitution canadienne, le Québec avait le droit de restreindre le port de symboles religieux des employés du gouvernement. Une manière de renforcer la laïcité de l’Etat. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau s’était prononcé contre le projet de loi en 2019 en affirmant que la loi « légitimait la discrimination entre les citoyens en raison de leur religion. » Manifestement, il n’a pas été entendu... À l'instar de la France, qui a adopté une loi interdisant les voiles, les croix et autres symboles religieux visibles dans les écoles publiques en 2004, le Québec s'est efforcé de maintenir une identité laïque tandis que la province historiquement catholique voit sa population musulmane croître.

Un « test des valeurs » est aussi en place depuis janvier, destiné aux migrants souhaitant résider au Québec. On interroge les candidats en 20 questions, sur la démocratie, la société francophone québécoise, la laïcité de l'État et l'égalité entre les hommes et les femmes.

 

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Et toujours au Canada, la Cour suprême vient de juger, le 23 avril, que les peuples indigènes qui ne sont pas de nationalité canadienne et qui ne résident pas au Canada ont leurs droits constitutionnellement protégés lorsqu’ils sont les descendants de groupes indigènes qui occupaient le territoire canadien autrefois.

Exemple : un citoyen américain, membre de la tribu indienne des Lacs dans l’Etat de Washington était allé chasser en 2010, dans la région de Colombie britannique au Canada. Il avait tué une femelle élan et avait été poursuivi devant la justice canadienne. Il avait alors fait valoir que sa chasse avait pour but une cérémonie dans sa tribu et que le territoire canadien où il avait chassé était traditionnellement celui de ses ancêtres.

Acquitté d’abord puis condamné par la Cour suprême de Colombie britannique qui avait fait appel au nom de Sa Majesty la reine Elizabeth, du jugement. Mais la Cour suprême du Canada a finalement donné raison au chasseur...



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