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La statue du Christ en construction à Encantado, le 9 avril 2021
© Crédit photo : SILVIO AVILA/AFP


 

Brésil


Une autre statue géante

du Christ Rédempteur

 

Claudine Castelnau

 

 

12 avril 2021

La statue immense du Christ Rédempteur qui domine la baie de Rio au Brésil est en réparation mais elle a désormais une concurrente : une petite ville au sud du Brésil est en train de construire une nouvelle statue géante du Christ à Encandado, dans l’Etat de Rio Grande del Sur, au sud du pays.

C’est un groupe qui a pour nom « l’Association des amis du Christ » qui en est le maître d’œuvre. La statue mesurera 43 m, cinq de plus que celle de Rio de Janeiro. Et le prêtre catholique à l’origine du projet explique que la statue se veut être la fois « un témoignage de la foi des habitants d’Encantado et promouvoir le tourisme dans la région ». Une idée qui aura coûté au moins deux millions de réaux, l’équivalent d’environ 295 000 euros, financée uniquement par des dons, précise-t-on.

Alors, on peut se demander si cet argent n’aurait pas été plus utile pour lutter contre la pandémie de coronavirus qui sévit au Brésil. Avec 2616 décès le dimanche 11 avril, le pays occupe à nouveau la tête des pays ayant enregistré le plus de décès liés au coronavirus dans le monde.

D’autant qu’un nouveau record a été enregistré par cet Etat en début de semaine passée avec 4249 décès en 24 h le 8 avril. Le bilan s’alourdit chaque jour un peu plus.

Parmi 17 États sur les 28 que compte le Brésil, le taux d’occupation des soins intensifs est de 90 %. Les hôpitaux sont donc saturés et la situation est comparable à celle qu’a vécu l’Italie au plus fort de la première vague de l’épidémie, avec des citoyens qui meurent dans des couloirs d’hôpital, faute d’avoir une place en réanimation, relèvent les médias.

Et Jaïr Bolsonaro, le très contesté chef d’Etat brésilien d’extrême-droite est désormais désigné comme le responsable de cette situation dont il nie la gravité avec un entêtement meurtrier pour son peuple et au grand dam des experts sanitaires. Et du monde politique. Ainsi, le Sénat brésilien, a annoncé une enquête sur la gestion de la pandémie par les dirigeants brésiliens.

Corolaire de la situation sanitaire, la faim gagne du terrain. A San Paolo par exemple, les files d'attente aux points de distribution de nourriture ne cessent de s'allonger. Même situation dans les autres grandes villes du Brésil. Le coronavirus a fait en un an plus de 317 000 morts au Brésil, mais la crise sanitaire a aussi fait monter en flèche le chômage, avec son lot de nouveaux pauvres, de nouveaux affamés. « On essaie d'être là où les pouvoirs publics ne sont pas, mais malheureusement, ils ne sont pratiquement nulle part », déclare désabusé le responsable d’une association humanitaire.

 

Des personnes attendent devant un centre de distribution de nourriture
24 mars 2021, Rio de Janeiro, au Brésil


Plusieurs médias ont raconté comment des soignants dans les hôpitaux brésiliens font face à la pandémie et pallient à la gestion cahotique du président Bolsonaro. Une soignante d’un hôpital de l’Etat de Sao Paulo a raconté dans le journal brésilien Globo qu’elle rempli deux gants en latex d’eau tiède dont elle attache le bout des doigts ensemble et les glisse en dessus et en dessous de la main du malade pour recréer un sentiment de contact humain chez des malades séparés depuis longtemps de leurs proches et dans un but médical :
« Nous avons décidé de le faire comme une forme d'affection, de câlins, d'humanisation, comme si quelqu'un lui prenait la main, et aussi pour adoucir les extrémités qui étaient très froides, a déclaré l’infirmière au Globo. C'est très triste et déchirant pour tout le monde. Les patients sont hospitalisés, intubés, sans contact avec leur famille, sans contact avec personne On ne leur parle plus que par téléphone ou visio, ils n’ont pas de câlins. S’ils n’ont pas de visites, les patients deviennent vulnérables. »

C’est ce qu’un journaliste a baptisé « Main de Dieu ». Et l’infirmière ajoute sur ses réseaux sociaux : « Il ne suffit pas d’être professionnel, il faut aussi être empathique ».

La « Main de Dieu », c’est aussi probablement un clin d’œil du journaliste au geste du footballeur argentin Diego Maradona qui lors d’un match contre l’Angleterre comptant pour la Coupe du monde, en 1986, avait marqué un but avec la main, une tricherie que l’arbitre n’avait pas vue. Depuis cette tricherie manifeste, nommée « la main de Dieu » est devenue célèbre... Rien à voir dans ce geste de voyou avec les infirmières brésiliennes pleines d’empathie pour leurs malades.



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