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Louis Rossel

acteur protestant de la Commune

 

 

Claudine Castelnau

 

 

22 mars 2021

Sur le site Musée protestant (Musée virtuel du protestantisme) se trouve encore une rubrique concernant Louis Nathaniel Rossel « un acteur de la Commune ». Issu d’une famille protestante cévenole et républicaine, dont son père officier refusa de prêter serment à Napoléon III, il est reçu en 1862 à l’Ecole polytechnique où il fait de brillantes études et entre dans l’armée.

Il se trouve au siège de Metz contre les Prussiens. Le site Musée protestant relève que « son refus de la défaite, ses exigences républicaines, le poussent à se mettre au service des Communards de 1871. Promu général par ces derniers, l’entente ne sera pourtant pas exempte d’incompréhension. À la fin de la commune, Rossel sera même désavoué par ses amis, ce qui ne l’empêcha pas d’être arrêté par les Versaillais et d’être condamné à mort.
Dans sa cellule, il a rédigé des mémoires dans lesquelles il analyse les difficultés de son expérience et conclut à la nécessité de donner une éducation à toute la classe ouvrière. »

Dans leur livre « Les Communards », aux éditions Perrin, deux historiens Jean-Pierre Azéma et Michel Winock ont consacré plusieurs pages à ce Louis-Nathaniel Rossel épris d’ordre et de discipline qui tentera sans succès, en tant que bref chef militaire de Paris, d’organiser les armées de la Commune « mais en même temps démontre son incompréhension de la Révolution parisienne et de ses hommes. »

Il ne réussira pas à donner à l’armée des Communards la cohésion qui lui manquait. « Il n’entendait rien à l’âme de Paris » dira-t-on à son procès injuste. Trop épris de discipline, dénonçant la médiocrité des chefs, le mauvais usage du matériel, entre autres les canons, l’absence d’une vraie autorité. Sa formation militaire, peut-être aussi une certaine rigidité et exigence protestantes gâchis... Louis-Nathaniel Rossel sera fusillé en novembre 1871 avec 26 autres par le Conseil de guerre des Versaillais à la fin de la Commune.

Michel Winock écrit dans la revue L’Histoire : « Républicain, [Rossel] n’est pas socialiste, Mais il a rencontré l’injustice sociale, il a constaté l’état misérable de la population ouvrière. Il écrit en prison : "Parmi les bataillons que j’avais l’honneur de commander, certains étaient affligeants à voir. En passant devant ces malheureux, je me disais : ces gens ont raison de se battre. Ils se battent pour que leurs enfants soient moins chétifs, moins scrofuleux (avec des tumeurs) moins vicieux (en mauvais état physique) qu’ils ne sont eux-mêmes."

Il sera enterré au cimetière protestant de Nîmes.



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