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Israël

Le christianisme à l'école

 

Claudine Castelnau

 

 

1er mars 2021

Le site protestant suisse protestinter vient de publier un texte sur les manuels scolaires israéliens et la manière dont est présenté le christianisme « qui a de quoi alimenter la méfiance envers les chrétiens.  Les chrétiens, j’en ai entendu parler à l’école, quand j’avais douze ou treize ans. Je ne sais pas grand-chose sur eux. Je crois qu’on les appelle des "catholiques". Ils pensent que le rabbin Yeshu était le messie, mais ils l’ont crucifié. Et puis ils n’ont pas arrêté de vouloir nous faire disparaître. »

Voilà comment un jeune de 20 ans résume les leçons sur le christianisme reçues à l’école publique israélienne. « Un enseignement qui a fait l’objet d’un livre de trois professeurs de l’Open University d’Israël, une université israélienne de haut niveau. Le livre publié au début de cette année a pour titre "Jesus was a Jew : Presenting Christians and Christianity in Israeli State Education" (Jésus était un juif : présentation des chrétiens et du christianisme dans l’éducation publique israélienne »

L’enquête évalue la formation et l’enseignement des professeurs d’histoire religieuse et les ouvrages officiels utilisés dans les écoles laïques et sionistes religieuses dépendant de l’Etat. D’abord, l’un des chercheurs relève que Jésus est systématiquement appelé « Yeshu » et non « Yeshua » ou « Yehoshua » comme le voudrait la traduction hébraïque du nom grec de Jésus utilisé dans le Nouveau Testament. Or, « cet acronyme [Yeshu] est particulièrement méprisant puisqu’il signifie en hébreu "que son nom et sa mémoire soient effacés" », explique le directeur de l’Institut biblique pontifical à Jérusalem.

Autre remarque : « Dans les écoles religieuses sionistes israéliennes, la figure de Jésus suscite une révulsion particulière : mentionné juste en passant, ses miracles sont attribués à son expertise en herbes médicinales et la foi chrétienne, souvent décrite comme une forme de polythéisme. »

De même le christianisme n’est introduit que sous sa forme catholique et l’Eglise catholique seule représentante des chrétiens « au même titre que le judaïsme orthodoxe est défini comme la seule base légitime de l’identité juive israélienne. »

Enfin, plus grave encore : « Le christianisme est raconté essentiellement à travers les persécutions infligées aux juifs, l’Holocauste étant représenté comme le paroxysme inévitable [...] de cette douloureuse relation et renforce profondément le sentiment de victime. Les enfants [juifs] se disent : le monde entier est contre nous », déplore l’une des auteurs de l’étude.

Alors même qu’en Israël, la communauté chrétienne ne compte que 180 000 membres, 2 % de la population. La plupart sont des Arabes chrétiens avec leurs propres écoles une non-mixité qui renforce encore les préjugés. « Baromètre de l’ouverture au monde des Israéliens, selon l’une des auteurs du livre, l’enseignement du christianisme a suivi l’évolution de la société vis-à-vis de l’extérieur. Dans les années 1970 et jusqu’au moment des Accords de paix d’Oslo [tentative de paix entre Israéliens et Palestiniens], on a assisté en Israël à un mouvement d’ouverture, de tolérance. Le contenu des livres scolaires était plus factuel et respectueux. Tout cela a pris fin avec la Deuxième Intifada [affrontements entre Israéliens et Palestiniens entre 2000 et 2005] »

Vingt ans plus tard, le directeur de l’Institut biblique pontifical à Jérusalem, constate que « le glissement politique d’Israël à droite et les désillusions se font sentir dans le contenu des livres scolaires. »




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