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Martin Luther King
et Edgar Hoover


 

Claudine Castelnau

 

 

15 février 2021

Le 5 février, l’hebdomadaire anglican Church Times a publié un commentaire sur le documentaire MLK/FBI, sorti le 15 janvier, jour anniversaire officiel de Martin Luther King aux Etats-Unis. Son nom : MLK/FBI, Martin Luther King et Edgar Hoover.

Ils étaient tous les deux protestants. avaient la foi chevillée au corps : King était baptiste et pasteur, Edgar Hoover presbytérien et dirigeait le Federal Bureau of Investigation (le fameux FBI).

Tous deux avaient un rêve pour l’Amérique, des rêves totalement opposés et qui les ont conduits à des politiques si différentes, pour ne pas dire opposées.
Hoover fera tout ce qu’il pourra pour discréditer Martin Luther King, « L’homme noir le plus dangereux de l’Amérique » proclamait-il alors que les Noirs américains comme ses disciples l’ont reconnu comme le « leader moral de notre nation », le militant du  Mouvement pour les droits civils des Noirs.

Hoover cherchera inlassablement à discréditer le King comme un homme sans éthique, dont les escapades sexuelles sont la preuve. Hoover est persuadé que Martin Luther King pose un terrible défi à l’Amérique qui à ses yeux a un besoin pressant de « retour au Dieu de nos Pères ». Pour cela il n’hésitera pas à surveiller en permanence et à harasser le King, ce que l’on savait déjà.

Mais grâce à la déclassification de documents du FBI on en mesure l’ampleur grâce à ce documentaire. Du boycott des bus par les Noirs à Montgomery en Alabama durant une année, de décembre 1955 à décembre 1956, après l’affaire Rosa Parks, à la marche pour les droits civils sur Washington en 1963 qui rassembla entre 200 000 et 300 000 personnes dont 80 % d’Afro-Américains au Civil Rights Act de 1964, une loi qui mettait fin en théorie, à la ségrégation dans les lieux publics et l’emploi au motif de la race, de la couleur, de la religion, du sexe ou de l’origine nationale, une loi acquise grâce au Mouvement pour les droits civils de Martin Luther King et enfin à son assassinat en 1968.

Un documentaire américain qui vient de sortir MLK/FBI, confirme donc cet acharnement contre Martin Luther King qu’un compagnon du révérend, le pasteur Andrew Young commente. Ce compagnon qui a travaillé avec lui et partagé sa conviction dans la résistance non-violente à la Gandhi.

« Nous avions confiance dans le pouvoir de Dieu et en aucun autre pouvoir », affirme le révérend Young. Lorsque Martin Luther King a marché sur Washington en 1963, pour du travail et la liberté à venir, il parlait en termes d’espérance où l’amour triompherait de la haine. Voilà qui contraste fortement avec les méthodes de Hoover et du FBI dont l’influence était grande. Il encourageait les journalistes à écrire contre Martin Luther King, s’est bien gardé de le protéger lorsque sa vie était en danger et a même encouragé le chantage contre le révérend avec l’espoir que cela l’amènerait au suicide. Hoover croyait en une hiérarchie des races voulue par Dieu et que le communisme dont il accusait de manière absurde Martin Luther King d’être un partisan était l’œuvre du diable.

Et tous les moyens étaient bons pour combattre les tenants de cette idéologie. « Ce documentaire, MLK/FBI, donne deux versions de la liberté : une qui perpétue la peur et la tromperie, l’autre rêvée par les visionnaires qui joignent les mais avec d’autres et chantent : « Nous sommes libres enfin, merci Dieu tout-puissant, nous sommes libres enfin. »
Ce film montre clairement ces deux versions de la liberté »




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