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Journée Martin Luther King

et exécutions capitales


 

Claudine Castelnau

 

 

18 janvier 2021

La journée dédiée à la mémoire de Martin Luther King est observée chaque année aux Etats-Unis le troisième lundi de janvier, c’est-à-dire aujourd’hui 18 janvier.
Férié depuis 1986, ce jour commémore l’anniversaire de la naissance de ce pasteur afro-américain, l’icône de la lutte pour les droits civiques des Noirs et le combat mené par lui et une multitude de Noirs et de Blancs, au péril de leur vie. Le Martin Luther King Day of Service est un jour consacré au bénévolat, à l’aide pour les personnes dans le besoin.

Cette journée fédérale a été promulguée par le président Bill Clinton (baptiste comme Martin Luther King), le 23 août 1994. Le fils de Martin Luther King, Martin Luther King III, qui a repris la lutte pour la défense des droits civiques et qui milite contre la peine de mort s’est dressé contre ces exécutions fédérales décidées par le président Trump et son gouvernement, dont l’exécution d’une femme, la semaine passée malgré son état mental déficient et les mauvais traitements qu’elle avait subis sa vie durant.

Enfin, les exécutions annoncées de deux Afro-Américains , dont un le jour anniversaire de Martin Luther King, Les autorités fédérales américaines ont procédé dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 janvier leur 13e et dernière exécution en six mois, une série inédite qui, là, encore distinguera Donald Trump de ses prédécesseurs dans les livres d’Histoire.
Dustin Higgs, un homme noir de 48 ans, a reçu une injection létale dans le pénitencier fédéral de Terre-Haute dans l’Indiana. La veille, Corey Johnson avait été exécuté dans le même pénitencier. Martin Luther King II, le fils aîné du révérend et de Coretta King a fait une déclaration pour rappeler que « son père avait en horreur la condamnation à mort. Exécuter deux hommes Noirs le jour de son anniversaire serait un déshonneur pour lui. »

Mais Donald Trump ne craint rien, même pas le déshonneur !

 

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Dans cet article paru dans le quotidien américain The Washington Post, le fils de Martin Luther King poursuit : « En 1957, on a demandé à mon père si Dieu approuvait la peine de mort pour certains crimes. Il répondit :
- Je ne crois pas que Dieu approuve la peine de mort, quelque soit le crime. 
Et il expliqua que [...] cela va à l’encontre de la nature de Dieu qui est amour.

Mon père souleva aussi la question de la sévérité et de l’injustice de la condamnation à mort et le nombre disproportionné de jeunes Noirs exécutés, souvent à peine sortis de l’enfance à l’époque de leurs crimes et dont le verdict a été sûrement influencé par la couleur de leur peau.

Des dizaines d’années plus tard, dit encore Martin Luther King junior, le président Trump et son ministre de la Justice ont bafoué tous les principes d’humanité, de décence et de justice que mon père prêchait. Après 17 ans où les exécutions fédérales ont été suspendues, l’administration Trump a, de manière révoltante mené 11 exécutions dans les 7 derniers mois et en a programmé deux de plus pour les derniers jours de Trump en exercice. Ce véritable bain de sang dépasse les exécutions de tous les Etats depuis 2020.

Et ne confondons pas ces exécutions avec la poursuite de la justice. Souvenons-nous plutôt que parmi les exécutés, il y a un Noir, jugé par un jury exclusivement blanc, deux jeunes noirs qui étaient jute adultes lors de leurs crimes et un Noir à l’état psychologique fragile ce dont on n’a pas tenu compte. Et tous ces prisonniers qui malgré des doutes et une sérieuse opposition de leurs familles et des jurés lors de leur jugement ont été exécutés en hâte.

Cette semaine et malgré la suspension de leur exécution parce qu’ils ont contractés la Coronavirus, deux jeunes Noirs auraient dû être exécutés [...] Mon père aurait eu 92 ans, ce vendredi 15 janvier et rien ne pourrait plus profondément déshonorer son héritage que ces exécutions si elles avaient lieu [elles ont eu lieu, hélas ! dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 janvier, 13e et dernière exécution en 6 mois !.

Aujourd’hui, conclut Martin Luther King Jr, plus que jamais, nous avons besoin que nos gouvernants écoutent l’enseignement de mon père. Il disait que « rendre haine pour haine multiplie la haine et ajoute de l’obscurité une nuit déjà privée d’étoiles. L’obscurité ne peut être chassée par l’obscurité, seule la lumière le peut. La haine ne peut chasser la haine, seul l’amour le peut. La haine multiplie les violences dans une spirale de destruction. Marchons vers l’amour, non pas vers la haine [...]

Le quotidien Ouest-France, à propos de la peine de mort aux Etats-Unis écrit : « Le démocrate Joe Biden, qui prêtera serment mercredi, a fait campagne sur son opposition à la peine de mort et a promis de travailler avec le Congrès pour tenter de l’abolir au niveau fédéral. Des parlementaires démocrates ont introduit une proposition de loi en ce sens. Mais les démocrates devront convaincre certains de leurs collègues républicains : aucune mesure abolitionniste n’a jamais été adoptée sans un soutien des deux partis. »

 


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Le site de CNN a publié le 14 janvier dernier la réflexion de Gregory Sterling, doyen de la Faculté de théologie de l’Université de Yale dans le Connecticut, à propos du violent assaut du Capitole par des partisans de Trump et l’utilisation par certains de symboles et d’un discours empruntant au christianisme.

« J’ai vu, écrit-il, les événements du Capitole comme une profanation du temple de la démocratie [le Capitole]et un blasphème en tant que chrétien. Les émeutiers ont pris le contrôle du Capitole le 6 janvier, portant des pancartes comme "Jésus 2020" ou "Jésus ou le feu de l'enfer", des Bibles et une grande croix et marchant autour de la capitale de notre nation dans une "marche de Jéricho" - à l'imitation de l'histoire biblique de la chute de Jéricho. -
Les émeutiers ont imité en tous points le président Trump qui brandissait une Bible [devant une église], lors de sa terrible séance de photos l’été dernier à Washington au milieu des protestations contre les injustices raciales. La foule qui a pris d'assaut le Capitole et le président qui considère cyniquement ma foi comme un outil politique montrent tous deux un ils ont tourné en dérision le christianisme et montré un mépris total pour les valeurs les plus élevées contenues dans les Écritures.
Les milliers de personnes qui se sont rassemblées et ont pris d'assaut et, oui, ont tué. Ils ont pris au mot les paroles de leur divinité politique - le président Donald Trump, un homme sans boussole morale.  Je n'ai jamais compris comment les chrétiens pouvaient le soutenir au nom du christianisme. Comment ils conciliaient le mensonge, l'immoralité, les incitations à la violence et à la cruauté, et la violation d'un serment sacré ("protéger et défendre la Constitution") avec le christianisme ?
La dissonance qui existe entre leur prétention à être des Américains et des chrétiens loyaux, d'une part, et les principes de la démocratie et du christianisme, l'égalité devant Dieu et la non-violence d'autre part.
Les efforts pour résoudre ces tensions irréconciliables ont abouti à des théories de complotisme. Je ne peux qu'espérer que pendant que ces partisans de Trump organisent leur prochain mouvement à Washington autour de l'inauguration de Joe Biden, certains vont se mettre à réfléchir. Dieu nous aide s'ils ne le font pas.
Il est temps pour nous d’être Américains, quelle que soit notre option politique, Il est aussi temps pour ceux d’entre nous qui sont chrétiens de du christianisme comme légitimant la force du mal. La démocratie est une valeur à chérir et il est fragile. Nous devons la protéger et considérant les événements du weekend passé, nous devons prier pour elle. »

 

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Le National Council of the Churches of Christ in the USA, plus couramment appelé National Council of Churches (Conseil national des Eglises aux Etats-Unis) est la plus importante organisation œcuménique dans ce pays. C’est un partenariat œcuménique de 38 groupes confessionnels chrétiens. Ses membres comprennent des églises pacifistes comme les Quakers, protestantes, orthodoxes orientales, afro-américaines et évangéliques. Ensemble, ils regroupent plus de 100 000 congrégations locales et 40 millions d’adhérents.

Le 8 janvier dernier, le Conseil a publié une lettre ouverte au vice-président Mike Pence, aux membres du Congrès et aux membres du gouvernement. Son discours et son action ont mis les appelant à la démission du président Donald Trump « dont le discours et les actions ont mis en danger la sécurité du pays et des institutions de l’Etat en incitant une foule violente à attaquer le Capitole, en vue de son propre intérêt. Ensuite, il n’a pas condamné l’attaque après que le Capitole ait été envahi mais il a encouragé cette foule en les appelant des patriotes. Et le résultat de cette attaque c’est qu’il y a eu cinq morts dont un officier de la police du Capitole tandis que d’autres étaient blessés et. la profanation du bâtiment [...] Et nous tenons pour responsables non seulement ceux qui ont envahi le Capitole mais aussi ceux qui les ont encouragés et qui ont fait la promotion des fausses déclarations du Président [on lui a volé sa victoire] mais aussi ceux qui ont soutenu ces fausses déclarations. Nous prions pour la guérison de notre nation. Et dénoncer ceux qui ont abusé de leur pouvoir ou ont participé à ces actions tragiques et immorales, en particulier le président des Etats-Unis, est un pas vers la guérison de notre nation. »



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