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Casiodoro de Reina

traducteur de la Bible en espagnol

 

 

Claudine Castelnau

 

30 novembre 2020

L’hebdomadaire protestant Italien Riforma vient de publier une nouvelle étonnante. Etonnante si l’on se souvient du passé violemment antiprotestant de l’Espagne, de l’Inquisition y compris jusque sous Franco.
Pour la première fois en Espagne, une statue a été érigée à la mémoire d’un protestant, Casiodoro de Reina, premier traducteur de la totalité de la Bible en espagnol.

Et ironie de l’histoire, sa statue est située devant le monastère de San Isidoro del Campo, à Santiponce en Andalousie, d’où le jeune moine dû s’enfuir en 1557, menacé par l’Inquisition espagnole parce qu’il avait adhéré à la Réforme protestante.

La statue en bronze, qui mesure plus de 3 mètres, représente Casiodoro de Reina une Bible ouverte entre les mains et une inscription sur la base en pierre : « A Casiodoro de Reina et aux traducteurs de la Bible en espagnol. Pour la liberté et la tolérance. »

« C’est historique ! Nous sommes très heureux. Nous voulons que cette statue rappelle non seulement Casiodoro mais tous ceux qui ont contribué à une Bible en espagnol et qui ont représenté la Réforme en Espagne », se réjouit José Manuel Marin, le maire adjoint de la ville de Santiponce.

Casiodoro del Campo a eut une vie mouvementée. Après avoir cherché refuge à Genève, entre autres, il s’est installé à Londres où la reine Elizabeth I l’a accueilli et nommé dans l’Eglise anglicane d’Angleterre et c’est là qu’il a écrit la première confession de foi protestante espagnole.

 

 

En 1569, la première édition de sa Bible en castillan est imprimée à Bâle, à 2600 exemplaires. Elle est connue sous le nom de « Bible de l’Ours » parce qu’elle a sur sa couverture un emblème gravé représentant le tronc d’un arbre avec en son centre une entaille contenant une ruche d’abeilles. On y voit appuyé sur le tronc un ours léchant le miel qui coule le long du tronc en référence au psaume biblique 119 : « Que tes paroles sont douces à mon palais, plus que le miel à ma bouche ! »

Cette traduction de la Bible en castillan était encore considérée comme de bonne facture par un érudit espagnol, Menendez y Pelayo au 19e siècle. Ce même écrivain raconte que la traduction de la Bible de Reina y Valera tombait comme d’autres sous le coup de l’Inquisition qui interdisait leur diffusion en Espagne. Et pourtant, ces Bibles, éditées à Genève en 1556-1557, ont circulé dans le pays grâce à un curieux personnage, Julian Hernandez, qui se faisait passer pour un muletier et introduisit en 1557, clandestinement depuis Genève, deux grands tonneaux de Nouveaux Testaments qu’il distribua abondamment à Séville, en Andalousie, après avoir trompé la vigilance des gardes de la ville.

Il y a 500 ans naissait Casiodoro de Reina... Cet homme qui toute sa vie a été pourchassé, persécuté, a dû affronter des accusations d’hérésie, l’exil, a laissé en héritage cette Bible considérée comme la pierre d’angle de la diffusion du protestantisme dans le monde de langue espagnole.

 




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