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Les sorcières d’Écosse

 

 

Claudine Castelnau

 

2 novembre 2020

On savait déjà qu’en l’Ecosse la sorcellerie était intimement liée à l’histoire populaire même si aujourd’hui elle fait partie du folklore, mâtiné de quelques superstitions bien tenaces. Pourtant, la sorcellerie est une affaire tragique en Ecosse, plus qu’ailleurs semble-t-il, lorsqu’elle devient un crime en 1563 avec les Witchcraft Acts, ou lois concernant l’interdiction de la sorcellerie et plusieurs milliers de cas de sorcellerie supposée furent portés alors devant les tribunaux.

Le dernier cas dont il subsiste des traces indubitables de sorcière brûlée sur le bûcher eut lieu en 1722 à Sutherland., dans les Highlands. On estime qu’approximativement 67 % des dites « sorcières » jugées étaient exécutée et, contrairement à l’Angleterre où les sorcières étaient pendues, l’Ecosse préférait brûler ses sorcières, généralement après les avoir torturées et étranglées.

Et aujourd’hui il est certain que bon nombre de ces cas n’étaient basés que sur des commérages malveillants et des querelles de voisinage. Mais 300 ans après l’abolition du Witchcraft Acts, l’Ecosse veut faire la lumière sur ces affaires de sorcellerie et rendre justice aux milliers de femmes accusées et exécutées.

Une femme avocate spécialisée dans la lutte contre les erreurs judiciaires vient de lancer une campagne à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars dernier. Elle demande qu’on érige en Ecosse un mémorial en souvenir des victimes de chasse aux sorcières, qu’on les gracie enfin et que l’Ecosse présente des excuses publiques.

Une « grâce », parce que dit l’avocate : « Aujourd’hui, on ne peut évidemment pas aller devant les tribunaux pour annuler la condamnation de ces femmes, donc la chose la plus proche est une grâce. » Et son but : déposer une pétition au Parlement écossais pour la demande de grâce.

Le site de RFI qui parle de cette affaire relève que : « La chasse aux sorcières a été particulièrement brutale en Écosse, où Jacques VI, fils de Mary Stuart, qui régna sur l’Écosse et l’Angleterre (sous le nom de Jacques Ier) de 1567 à 1625, était persuadé d’avoir personnellement été touché par un sort [...] On estime que 4 000 personnes ont été jugées pour avoir pratiqué la sorcellerie et pactisé avec le diable, très majoritairement des femmes. Deux mille cinq cents d’entre elles ont été exécutées, deux fois plus que dans les autres pays d’Europe, et cinq fois plus qu’en Angleterre : l’usage était de les étrangler, puis de les mener au bûcher avant de les laisser se consumer par les flammes.

Les proches des victimes n’avaient donc aucune dépouille à enterrer. Julian Goodare, un historien enseignant à l’Université d’Edimbourg s’intéresse depuis des années à ces cas de sorcellerie : qui sont les personnes jugées, pour qu’elle raison et où elles ont été exécutées. « On sent que les gens ont besoin d’en parler, et ils ont des connaissances sur le sujet, dit-il. Certaines sont avérées, d’autres non. »

Par exemple, il remarque qu’il n’est pas juste de dire que « la majorité des personnes accusées de sorcellerie étaient des femmes âgées guérisseuses. Elles n’étaient qu’occasionnellement accusées, si leurs voisins et les autorités pensaient qu’elles avaient fait un pacte avec le diable. »

Certaines praticiennes, qui usaient de rituels, herbes et charmes, étaient même à l’origine d’accusations, notamment quand elles avaient affaire à un client mal en point qu’elles croyaient ensorcelé. [.....] Julian Goodare estime que ce débat s’inscrit dans celui sur les statues et monuments qui captive l’opinion publique écossaise depuis des mois, et qui s’est intensifié avec le mouvement Black Lives Matter au printemps. « Il est important, explique-t-il, que les monuments de mémoire fassent appel aux émotions des gens, et qu’on en comprenne bien le sens. »
« C’est précisément pour cela, répond l’avocate d’Edimbourg, que je me bats pour un mémorial : pour qu’on se souvienne de notre histoire, pour dire la vérité, et pour rendre justice. »




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