Protestants dans la ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


Un petit garçon demandeur d'asile d'Amérique centrale court dans le couloir d'un centre d'accueil de San Diego


États-Unis


545 enfants séparés de leurs parents

 

 

Claudine Castelnau

 

26 octobre 2020

545. C’est le nombre d’enfants qui seraient toujours séparés de leurs parents migrants après que ceux-ci aient été renvoyés de l ‘autre côté de la frontière américano-mexicaine, chassés par l’administration Trump à partir de 2017. Un juge fédéral vient le 22 octobre d’ordonner à l’administration de faire plus pour aider les chercheurs nommés par le tribunal à retrouver ces centaines de parents séparés de leurs enfants.
« 545 enfants, séparés délibérément, cruellement, imprudemment. Ils pourraient ne plus jamais retrouver leurs parents. Et même s’ils les retrouvent un jour, en tout cas certains, les dégâts sont inimaginables et irréparables », écrit Ruth Marcus, éditorialiste au Washington Post le 23 octobre. 545. Même un seul serait de trop. Chacun représente une tache indélébile sur le président Trump et chaque individu de son administration qui a mis en œuvre cette politique. C’est [...] sûrement au sens large un crime contre l’humanité. C’est de la torture. 545. Ce chiffre - je vais arrêter de le répéter, mais on ne le répètera jamais assez - représente un défi moral et une responsabilité pour la prochaine administration. Rien de tel ne se produirait dans un deuxième mandat de Trump, car Trump lui-même ne s'en soucie pas. Il ne comprend pas l'horreur qu'il a supervisée. Il est incapable de ressentir la douleur que sa politique a infligée. »

Et le Washington Post de rappeler que lors d’un récent débat, la modératrice a posé la question à Trump :
-  Comment ces familles seront-elles réunies ?
Il a d’abord menti
-  Leurs enfants sont amenés ici par des coyotes et beaucoup de méchants, des cartels, et ils sont amenés pour entrer dans notre pays. 
-  Non, écrit l’éditorialiste : « Ce sont des enfants séparés de leur famille, pas séparés des passeurs. Ce sont des enfants amenés par leurs parents à la recherche désespérée d'une vie meilleure, suffisamment désespérés pour prendre le risque du dangereux voyage. »
La journaliste a insisté :
-  Mais comment allez-vous réunir ces enfants avec leurs familles, Monsieur le Président ?
Trump a dévié la discussion. Puis lorsque la question est répétée :
-  A-t-il un plan pour réunir ces enfants et leurs parents ?
-  Non et il se vante : les enfants « sont si bien pris en charge, ils sont dans des installations si propres. »
On comprend aussi que l’administration Trump a surtout fait de gros efforts « uniquement pour empêcher les réunifications et a refusé de fournir des informations supplémentaires sur certains enfants qui ont quitté les refuges fédéraux et ont semble-t-il été adoptés. » C’est faux

Et le Washington Post insiste : « C’est faux de dire que beaucoup d’enfants sont venus sans leurs parents. Ils sont venus avec leurs parents, dont ils ont été délibérément séparés par l'administration Trump. Et il est faux qu’ils soient si bien pris en charge. »

Biden a déclaré : « Leurs enfants leur ont été arrachés des bras et maintenant plus de 500 enfants de ces parents sont seuls. La situation viole toute notion de e ce que nous sommes en tant que nation. Elle doit être résolue. 545. Et si l’un de ces enfants était vôtre. »

Pour terminer cette histoire, je voudrais vous rappeler cette église méthodiste en Californie qui au moment de Noël l’an dernier avait installé une drôle de crèche : pour attirer l’attention sur les conditions de détention des migrants elle avait mis Jésus, Marie et Joseph, grandeur nature, dans trois cages différentes, comme les membres d’une même famille de migrants sont séparés dans les centres de rétention. Cette année, une seule cage avec Jésus suffirait : Marie et Joseph ont été expulsés comme les parents migrants, sans pouvoir pour certains reprendre leurs enfants parce que l’administration Trump qui ne les a pas enregistrés a perdu leur trace ou ne veut avouer ce qu’ils sont devenus...




Retour en page d'accueil
Retour vers Claudine Castelnau
Vos commentaires et réactions

 

 

haut de la page

   

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.