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Les anti-science

 

 

Claudine Castelnau

 

6 octobre 2020

Sous le titre « Les antiscience et la démocratie américaine », Le Monde a publié le 7 octobre un article de Stéphane van Damme, professeur d’histoire des sciences à l’Ecole normale supérieure de Paris. Il écrit :
« Les élections américaines de novembre viennent nous rappeler que l’ensemble de la mandature du président Trump a été marquée par des attaques contre les sciences et la recherche scientifique qui ont contribué à diviser l’opinion et à alimenter les mouvements antiscience (climatoscepticisme, antivaccination, anti-masque). La chose pourrait sembler nouvelle, mais elle n’est pas sans évoquer les origines de la démocratie américaine au début du 19e siècle où les tensions sont grandes entre traditionnalistes et modernistes, entre autorité scientifique et charlatanisme. »

L’auteur cite ainsi Alexis de Tocqueville qui au retour de son voyage aux Etats-Unis écrivait : « L’égalité [conséquence des valeurs démocratiques de la société américaine] développe dans chaque homme le désir de juger tout par lui-même ; elle lui donne en toutes choses le goût du tangible et du réel, le mépris des traditions [...] les institutions démocratiques disposent [les Américains] à ne demander aux sciences que leurs applications immédiates et utiles. »

Au mépris de la réflexion scientifique, comme on l’a vu avec Trump, qui dans une conférence de presse consacrée au corona virus en avril vantait les mérites d’un « énorme ultraviolet, ou d’une lumière à l’intérieur du corps » ou encore l’ingestion d’eau de Javel...

On retrouvera ce mépris de la réflexion scientifique au début du 20e siècle dans le domaine du religieux avec le fameux Procès du Singe, qui opposa en 1925, en un véritable procès devant un tribunal, les partisans de la théorie darwinienne de l’évolution et ceux du créationnisme.
Etaient opposés John Scopes, professeur de sciences naturelles qui avait osé enseigner aux écoliers de sa ville de Dayton que « l’homme descend du singe » alors qu’une loi votée dans cet Etat du Tennesse interdisait cet enseignement et certains fondamentalistes, qui défendaient –et défendent toujours comme nombre d’évangéliques américains et autres – une interprétation littérale des textes bibliques.
Le professeur Scopes fut condamné à une amende de 100 dollars pour avoir nié « l’histoire de la création divine de l’homme telle quelle est enseignée dans la Bible. »
Et la loi ne sera abolie qu’en 1967 !

Mais le créationnisme vit encore de beaux jours aux Etats-Unis et ses partisans tentent toujours de le faire enseigner, parfois avec succès, dans les cours de sciences naturelles à côté de la théorie de l’évolution.

 


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