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Des supporters de Donald Trump exhibent un panneau portant le Q de QAnon
à Mankato, dans le Minnesota, le 17 août 2020
Stephan Maturen / Getty Images North America/AFP

 

Conspirationnisme

 

 

Claudine Castelnau

 

21 septembre 2020


1

QAnon

Le site Slate, un magazine en ligne francophone, écrivait le 16 septembre : « Une des évolutions les plus étranges et peut-être les plus inquiétantes du cycle électoral américain, c'est l'avancée des thèses conspirationnistes dans le débat public américain.
Cet été, lors des primaires pour les élections de novembre à la Chambre et au Sénat, on a vu se présenter un certain nombre de candidats républicains soutenant les thèses d'extrême droite de la "théorie du complot", une vision négative des relations humaines tant envers les individus qu’envers les institutions : le monde est perçu comme dangereux et hostile et la théorie du complot offre des explications simplifiées d'événements complexes : les attentats du 11 septembre à New York ou encore la mort de Lady Di par exemple.
L’individu se sent aussi valorisé : il sait ce que les autres ignorent. »
Ainsi, écrit Slate « la théorie du complot la plus avancée du moment est celle de la mouvance QAnon. Une quinzaine de ces candidats ont remporté leur primaire, dont Marjorie Taylor Greene, une ultra-droite, dans la 14e circonscription de Géorgie ; si elle est élue à la Chambre des représentants en novembre prochain ce sera la première élue à se revendiquer officiellement  de QAnon. »

Cette évolution est typique de l'époque Trump. Lui-même flirte régulièrement avec les thèses complotistes. Le complotisme est-il un phénomène typiquement américain ? Quelles peuvent être les conséquences politiques ? Quel lien entre Trump et QAnon ? »

Pour suivre la campagne électorale américaine, Slate propose chaque mercredi un rendez-vous avec deux chercheurs dont Laurence Nardon de l’IFRI (Institut des relations internationales), spécialiste des Etats-Unis. Le 16 septembre, elle parlait de « QAnon, « l'inquiétante vague complotiste pro-Trump » une vision négative des relations humaines tant envers les individus qu’envers les institutions : le monde est perçu comme dangereux et hostile et la théorie du complot offre des explications simplifiées d'événements complexes : les attentats du 11 septembre à New York ou encore la mort de Lady Di par exemple.
L’individu se sent aussi valorisé : il sait ce que les autres ignorent. Ainsi, écrit Slate « la théorie du complot la plus avancée du moment est celle de la mouvance QAnon. Cette évolution est typique de l'époque Trump. Lui-même flirte régulièrement avec les thèses complotistes. Le complotisme est-il un phénomène typiquement américain? Quelles peuvent être les conséquences politiques? Quel lien entre Trump et QAnon ? »

Mais d’abord une remarque : le mouvement QAnon est présent lors de la campagne électorale de Donald Trump : des supporters exhibent régulièrement des panneaux ou des Tee-shirts portant la lettre Q de QAnon. Explication : le Q comme dans les films de James Bond où le personnage Q fournit à l’agent secret tous les gadgets dernier cri ou dans la série Startrek, un personnage qui invite à regarder au delà de la réalité. Dans QAnon, Q se présente comme un haut fonctionnaire anonyme, d’où Anon (pour Anonyme), au courant des vraies choses.

Quant à la théorie, explique Laurence Nardon, « elle prétend que les élites à la fois internationales et démocrates de l’Etat profond (le deep state), une entité parallèle à l’Etat, se seraient organisées pour dominer le monde et mettre en place un nouvel ordre mondial. Elles seraient à la tête d’un réseau pédophile, satanique et cannibale parce qu’elles récupèrent le sang de leurs victimes pour y prélever l’adrénochrome, un dérivé de l’adrélanine qui serait une drogue très puissante ou une substance antivieillissement. »

Alors quel lien avec Trump ? Les QAnon affirment que le Président est au courant de cet abominable complot et que « l’arrestation de ces gens est imminente, provoquant une véritable bataille. Cette théorie du complot fait le lien avec les thèses anti-vaccins, anti-masques ou l’affirmation que le Covid n’existe pas ou que la terre est plate. Le mouvement compte une forte présence de mères de famille, mais Trump soutient, le vice-président évangélique Mike Pence aussi et certains républicains financent les candidats QAnon aux élections. »

Le complotisme est-il particulièrement américain ? Laurence Nardon répond que « la paranoïa en politique est constante aux Etats-Unis. L’idée règne qu’il y a un camp du bien et un du mal et que ce dernier est démoniaque, va truquer les élections. Cet attachement aux théories du complot peut s’expliquer par un protestantisme typiquement américain sous-jacent avec des sectes millénaristes très préoccupées de la fin du monde et la grande bataille finale entre le bien et le mal ou bataille de l’Armaguédon (Fin de formule inattendue : un récit du livre biblique de l’Apocalypse (16.16) pour désigner le lieu du combat final entre le Bien et le Mal lors de la fin du monde.

Enfin, le maillage des Etats est très lâche du fait de l’immensité du pays, Washington est loin d’où aussi les rumeurs particulièrement actives dans quatre Etats du Grand Ouest : Wyoming, Idaho, Oregon et Montana.

 

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2

Anti-masque

L’hebdomadaire protestant Réforme a publié le 7 septembre une présentation d’une étude publiée par la Fondation Jean Jaurès sur les « opposants au port du masque » en France. On y retrouve aussi curieusement des éléments du conspirationisme.

Selon cette étude, les anti-masque sont presque unanimement hostiles au gouvernement.
«  Un gouvernement qui est jugé à 95 % du panel trop envahissant dans la vie privée des citoyens. Leur opposition va jusqu’à appuyer à une large majorité de 57 % les mouvements des Gilets jaunes.
Les anti-masque font aussi preuve d’une extrême perméabilité aux thématiques et aux arguments avancés par les populistes de tous bords. Dans la foulée 51 % d’entre eux font confiance aux réseaux sociaux, lieu privilégie où les populistes et les complotistes sévissent.
Le "grand complot" est d’ailleurs l’une de leurs marottes car 52 % des personnes sondées estiment que l‘organisation secrète des "Illuminati" agit dans l’ombre pour manipuler les populations.
Pire, 57 % croient à l’existence du complot sioniste tandis qu’ils sont 56 % à adhérer à l’idéologie du « grand remplacement » des populations « indigènes » par les migrants.
Les anti-masque sont aussi massivement anti-vaccins (94 %) « leur leader spirituel n’est autre que le professeur Didier Raoult... »


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