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La mort de George Floyd

 

Claudine Castelnau

 

 

23 juin 2020

On n’en fini pas avec l’affaire George Floyd, cet afro-américain assassiné lors d’une arrestation brutale par la police à Minneapolis. Et la vague de protestation contre le racisme et les brutalités policières s’est étendue bien au delà de l’Amérique. En France par exemple, avec l’affaire Adama Traoré, victime lui aussi de brutalités policières. Aux Etats-Unis, George W. Bush qui fut le 43e Président, un républicain est sorti de sa réserve pour dénoncer comme un « échec choquant » que de nombreux Afro-Américains, en particulier les jeunes hommes, soient harcelés et menacés aux États-Unis.

« Cette tragédie – la mort de George Floyd, qui s’inscrit dans une longue série de tragédies similaires - soulève une question attendue depuis longtemps : comment mettre fin au racisme systémique dans notre société ? écrit George W. Bush. La seule façon de nous voir en vérité est d'écouter les voix de tant de personnes blessées et en deuil. Ceux qui tentent de faire taire ces voix ne comprennent pas ce qu’est l'Amérique [...]

« Le plus grand défi de l'Amérique a longtemps été de réunir des personnes d'horizons très divers en une seule nation de justice et de chance pout tous. Nous savons qu'une justice durable ne viendra que par des moyens pacifiques. Le pillage n'est pas la libération et la destruction n'est pas un progrès. Mais nous savons également qu'une paix durable dans nos communautés nécessite une justice véritablement égale pour tous. L'état de droit dépend en fin de compte de l'équité et de la légitimité du système juridique. Et la justice pour tous est le devoir de tous. Cela exigera un effort cohérent, courageux et créatif. Nous servons nos voisins mieux lorsque nous essayons de comprendre leur expérience. Nous aimons nos voisins comme nous-mêmes lorsque nous les traitons sur un pied d'égalité, à la fois dans la protection et la compassion. Il existe une meilleure façon - la voie de l'empathie, de l'engagement partagé, de l'action audacieuse et d'une paix enracinée dans la justice. Je suis convaincu qu'ensemble, les Américains choisiront la meilleure voie », a conclu George Bush.

L’ancien Président a aussi appelé début mai à l’unité du peuple américain devant la pandémie du Covid 19 et à respecter la distanciation sociale :

« Souvenons-nous à quel point nos différences sont infimes face à cette menace. [...] Au final, nous ne sommes pas des combattants partisans. Nous sommes des êtres humains, aussi vulnérables et aussi merveilleux aux yeux de Dieu. Nous nous élevons ou nous chutons ensemble et nous sommes déterminés à nous élever. »

Un discours qui n’a pas plu à Donald Trump !

 

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Les statues !

La mort de George Floyd aux Etats-Unis a fait souffler un vent de protestation et de mobilisation internationales contre le racisme et les violences policières dont le mouvement Black Lives Matter (les vies noires comptent) en est directement l’expression avec une puissance de mobilisation étonnante. S’est greffé sur ce mouvement la question du déboulonnage des statues ou l’effacement des symboles de l’esclavage ou de la colonisation qui étaient auparavant tolérés ou ignorés. « Ainsi des statues de leaders sudistes de la Guerre de Sécession aux Etats-Unis, installées n’ont pas juste après cette guerre mais, remarque une sociologue dans une interview du Monde, au cours du siècle suivant et pour réaffirmer la suprématie blanche dans ces Etats sudistes. »

De même sur le site de la Antwerpse Televie, une télévision belge d’Anvers, on raconte le déboulonnage à Anvers de la statue de l’ex-roi des Belges, Léopold II accusé « au nom de la mission civilisatrice » de la Belgique au Congo d’avoir mis en place un régime colonial considéré par les historiens comme l’un des plus violents de la colonisation, basé sur l’exploitation du caoutchouc.

Un autre buste de ce roi avait déjà été vandalisé près de Bruxelles. En France ce sont les statues de Colbert, ministre de Louis XIV, à l’origine du Code noir de 1685, qui régissait la traite et la vie des esclaves dans les colonies françaises d’Amérique (la même année que la Révocation de l'Édit de Nantes et la terrible persécution des protestants.)

Enfin, pour arrêter là provisoirement les énumérations , il y eut cette statue d’Edward Colston, déboulonnée puis jetée dans le port de Bristol, une ville d’Angleterre. Et pourtant, cet homme, marchand d’esclaves au 18e siècle ((on évalue à quelque 80 000, les Noirs amenés aux Etats-Unis par ses bateaux) était considéré de son temps comme un « homme de bien », dont l’argent de négrier a servi à construire des églises et financer les bonnes œuvres de sa ville de Bristol.

Et si vous allez au musée de la Tate Britain, à Londres, vous pouvez y voir une peinture du 18e siècle, du peintre George Romney représentant un riche marchand William Lindow et sa femme. Mais le cartel apposé il y a plusieurs années par le musée change la vision de ce couple comme-il-faut. Il y est écrit : « William Lindow lui-même et la famille de son épouse avaient fait fortune dans la traite des Noirs. Bien qu’un tel portrait manifeste une atmosphère de respectabilité, c'est la fortune acquise grâce à ce terrible commerce qui a aidé à payer le tableau. »




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