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Arabes d'Israël

 

Claudine Castelnau

 

 

13 avril 2020

Il y avait eu, en 2009, la nomination de l’arabe israélienne Suheir Assady à la tête du département de néphrologie d’un hôpital de Haïfa. Il y eut d’autres arabes israéliens qui accédèrent à des postes importants dans le monde de la médecine israélienne. Mais un article de Libération paru le 24 mars relève « l’émergence en Israël d’une minorité palestinienne à la fois intégrée, surdiplômée et indispensable au fonctionnement de l’Etat hébreu coïncidant avec la montée des députés arabes à la Knesset. »

Alors même que « Benyamin Netanyahou n’a cessé de questionner leur loyauté [comme citoyens] voire leur légitimité. » Et de constater leur importance dans les hôpitaux « où personne n’imagine faire sans eux », relève le correspondant de Libération.

Ainsi de ce directeur du département d’obstétrique d’un centre hospitalier de Tel-Aviv qui fulminait récemment : « Pendant que le Premier ministre nous traite de terroristes ou de complices, nous sommes des milliers à sauver des vies, expliquait-t-il au téléphone. Le problème, c’est toujours les Arabes, même quand on se bat au côté de nos collègues de toutes origines. mais contre qui la guerre est déclarée au Parlement ? Contre ceux qui sont au front... »

Et les chiffres sont impressionnants. Selon le ministère de la Santé ce sont 17 % des médecins, 25 % des infirmières et près de 50 % des pharmaciens qui sont arabes alors que cette population ne compte que pour 20 % de la population israélienne.

Ainsi un Palestinien d’Israël a pris la direction d’un service de maladies infectieuses dédié aux malades du coronavirus dans le nord d’Israël : « Je ne me pose jamais la question de qui est Arabe ou qui est Juif, que ce soit pour les médecins ou les patients, affirme le directeur de cet hôpital. Ne pas chercher à savoir, c’est notre force. »

Et le rejet de soignants arabes par des patients juifs ? « Rarissime », assure-t-il. Le secteur médical est devenu « une île » pour les Arabes d’Israël. « Une île d’intégration, d’humanité, d’intérêt mutuel », [...] là où le piston et la politique pèsent peu face à la compétence. Pour les élites arabes israéliennes, c’étaient les seules professions qualifiées accessibles », explique un arabe israélien responsable d’un think-tank dédié à la coexistence judéo-arabe.

Autre raison, dit-il encore, à l’avantage des Arabes Palestiniens : ils ne pouvaient servir dans l’armée d’où leur entrée plus précoce dans les études de médecine, jusqu’en 2010 où l’âge a été retardé afin de ne pas avantager les Palestiniens. Alors, ceux-ci sont partis en Jordanie ou dans l’ex-bloc soviétique pour étudier. Finalement, explique ce responsable « Les Israéliens ont compris qu’il y avait là un réservoir de cerveaux, car ce ne sont pas les [Juifs] ultraorthodoxes, qui n’étudient pas les mathématiques, qui vont prendre le relais. En contrepartie, cela a créé une vraie classe moyenne arabe. » 

Avec une répercussion au plan politique : Ahmad Tibi, le n°2 de la Liste arabe unie au Parlement est gynécologue de formation. Il expliquait au président israélien : « La moitié de notre délégation est composée de docteurs. Ce n’est pas un accident : les médecins sont sur tous les fronts. Mais pendant que nous nous battons contre le coronavirus, notre pays est infecté par le virus du racisme. »

On peut penser qu’il visait au premier chef Nétanyahou qui n’hésite pas à traiter les Arabes Palestiniens de terroristes… L’opposant de Netanyahou, Benny Ganz a exigé que les partis arabes fassent parti d’un gouvernement d’union sacrée en ces temps de coronavirus. Alors est-ce « cette lumière qui surgit parfois au milieu des ténèbres » ?, comme aime à le prédire le romancier David Grossmann ?



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