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Coronavirus

 

 

23 mars 2020

Ce prêtre catholique en soutane, surplis blanc et étole violette, la couleur liturgique du temps de Carême qui précède Pâques et la couleur de la pénitence est assis sur une chaise sur le bord de la route qui mène à son église et il attend, sourire aux lèvres, celui des automobilistes qui viendra se confesser en passant. Comme au drive on vient chercher sa commande en demeurant prudemment à ... 2 mètres de distance !

 


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Indulgences !


La Pénitencerie apostolique, [l’un des tribunaux de la Curie du Vatican] annonce par un décret du 20 mars 2020 que : « Le don des Indulgences spéciales est accordé aux fidèles souffrant de la maladie Covid-19, ainsi qu'aux travailleurs de la santé, aux membres de leur famille et à tous ceux qui, à quelque titre que ce soit, y compris par la prière, s'occupent d'eux. Les indulgences plénières sont accordées aux malades et travailleurs de la santé, à leur famille, et à tous ceux qui "comme le Bon samaritain" s’exposent au risque de contagion, soignent les malades du coronavirus et aux fidèles qui prient pour la fin de la pandémie. »
De même, bénéficient de l’indulgence plénière ceux qui lisent la Bible « pendant au moins une demi-heure ou à la récitation du Saint Rosaire, au pieux exercice du Chemin de Croix, ou encore à la récitation du chapelet de la Divine Miséricorde, pour implorer de Dieu Tout-Puissant la fin de l'épidémie, le soulagement des affligés et le salut éternel de ceux que le Seigneur a appelés à Lui. »

De même l’indulgence plénière est accordée aux fidèles « sur le point de mourir, à condition qu'ils soient dûment disposés et qu'ils aient récité quelques prières de leur vivant. Pour obtenir cette indulgence, l'utilisation du crucifix ou de la croix est recommandée. »

Cette « indulgence plénière » recouvre en fait l’idée de « purgatoire » même si le mot n’est pas prononcé dans le décret du Vatican. Le purgatoire, qui n’est pas une notion biblique mais issue de la théologie du Moyen-Age pour pallier la peur du fidèle ne pas jamais accéder au paradis, parce que sa vie n’a pas toujours été conforme aux exigences bibliques, d’où la nécessité de passer par un lieu de purification où l’âme serait libérée de ses péchés.

L’Eglise catholique a gardé cette notion théologique de purgatoire dont on peut racheter la durée par des prières, messes, pèlerinages, dons, etc. Les protestants, dès la Réforme de Luther, ont abandonné cette notion de feu purificateur, de châtiment , de souffrance réparatrice qui ne sont pas bibliques.

 

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Les cloches sonneront la fraternité


La Conférence des évêques de France, qui regroupe les évêques catholiques du pays a annoncé le 21 mars que toutes les cloches des églises catholiques de France sonneront le mercredi 25 mars de 19 h 30 à 19 h 40. Le communiqué, relayé entre autres par le site de RTL précise cette décision :
« Les cloches sonneront comme elles ont sonné aux grandes heures de notre histoire, à la Libération par exemple, pour manifester notre fraternité et notre espoir commun.»

Dans ce message adressé à tous les Français « sans distinction », la Conférence des évêques de France invite « tous ceux qui le voudront à allumer des bougies à leur fenêtre » au même moment, « un signe d’espérance qui transcende les convictions particulières : celui de la lumière qui brille dans les ténèbres. »

Le communiqué des évêques français ajoute à l’intention des fidèles catholiques : « Ce jour, les chrétiens fêtent l'Annonciation, la rencontre entre Marie et l'ange Gabriel durant laquelle, si l'on en croit l'évangile selon Luc, il annonce à la jeune femme, vierge qu'elle tombera enceinte du "fils du Très-Haut. »

Les évêques proposent encore aux fidèles catholiques d’ouvrir leur Bible (ou leur ordinateur) au moment où sonneront les cloches et de relire le texte dans l’évangile de Luc au chapitre 1 les versets 26 à 38. Les protestants ne pratiquent pas le culte marial, mais seront sans doute heureux de lire eux aussi ce passage de la Bible, comme d'applaudir tous les soirs à 20 h en soutien au personnel médical engagés dans cette « guerre », au péril de leur vie parfois.

 

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L’un des pasteurs d’une église évangélique de Mulhouse, désormais connue de tous, avait organisé un rassemblement où sont venus, de toute la France et des pays voisins, 2500 personnes. La rencontre avait lieu du 17 au 24 février, à l’époque où la France n’en était qu’au stade 1 de l’épidémie de coronavirus. Et les rassemblements comme celui de Mulhouse n’étaient pas encore interdits.
Et comme aucune inscription n’était demandée, il a été impossible à l’Agence régionale de santé du Grand Est de retrouver l’ensemble des participants à cette dangereuse réunion : « L’épidémie est partie de ce rassemblement évangélique » écrit Le Point le 19 mars, citant la préfète du Grand Est. Deux des participants étaient déjà morts à cette date là et le fils du fondateur de l’église « Porte ouverte » avait été testé positif.

Cette église inaugurée en 2015 a été crée sur le modèle des « mega churches », ces immenses églises évangéliques américaines. Celle de Mulhouse fait 7000 m2.

Selon Le Point, plusieurs responsables protestants de la région ont signé une tribune de soutien au pasteur Samuel Peterschemitt qui préside cette communauté. « Ce qui est arrivé à la Porte ouverte chrétienne aurait pu arriver dans n'importe quelle Église, n'importe quel rassemblement, n'importe quelle conférence... écrivent-ils. Cela aurait pu nous arriver, à vous et moi. Et on nous aurait accusé pour cela ? ! Si nous vivons l'Évangile tel que Christ l'a présenté et incarné, alors je crois que ce n'est certainement pas nos frères que nous devons attaquer, malmener, mépriser, critiquer... en particulier lorsqu'ils sont déjà à terre, faibles et malades... »

Le Point a publié ce 3 mars un autre article : « Comment un pasteur évangélique a répandu le coronavirus dans les Hautes-Alpes. » On y raconte que au moins trois maires de cette région et une dizaine d’habitants de Briançon étaient présents au rassemblement de Mulhouse, organisé par l’église de la Porte ouverte. Et parmi eux, un pasteur évangélique et directeur des pompes funèbres du Briançonnais qui a assisté à un conseil d’administration de cette structure et a été en contact avec ses fidèles lors de cultes, en revenant d’Alsace, comme plusieurs élus du coin lors du conseil d’administration des Pompes funèbres et de leur campagne électorale.

Le commissariat de Briançon est en quarantaine, deux policiers revenus de Mulhouse ayant été testés positifs. « Être infecté par un virus potentiellement mortel lors d'une réunion des pompes funèbres, voilà une mauvaise ironie du sort » relève Le Point !

Le Haut-Rhin, les Hautes-Alpes, l’Ardèche, le Lot-et-Garonne, la Corse et même la Guyane ont répondu à l’appel lancé par l’Agence régionale de santé du Grand-Est aussitôt que l’épidémie a été cernée pour tenter de retrouver l’ensemble des participants au rassemblement. Tâche quasi impossible !

 

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Le correspondant du Monde en Israël raconte, dans un article paru le 19 mars, comment médecins et autorités civiles doivent affronter la résistance des fidèles ultra-orthodoxes aux mesures de confinement :
« C’est à croire que l’épidémie s’est arrêtée dans les hauteurs de Jérusalem. Une sorte de microclimat. Un miracle trompeur... A parcourir les rues bondées du quartier religieux de Geoulah, on se croirait projeté dans le monde d’avant le coronavirus [...]
A Geoulah, des milliers de juifs ultra-orthodoxes vaquent encore sur les trottoirs. Jeunes et vieux font des emplettes, en longs manteaux et chapeaux noirs sous la bruine [ …]
Deux policiers regardent cela les yeux ronds : ils ne font rien. Circulez ! Dieu nous protège !
Mercredi 18 mars au soir, le premier ministre, [à l’époque] Benyamin Nétanyahou, a pourtant fini par sévir contre les haredim, ceux qui "craignent" Dieu. Cette population fragile et pauvre compte pour environ 12 % de la nation et ne cesse de croître.
Elle est représentée par des partis dont M. Nétanyahou a un besoin vital pour demeurer au pouvoir. Durant plusieurs jours, il a mené avec eux de prudentes négociations, avant d’exiger [le 19 mars] qu’ils cessent de célébrer des mariages autrement qu’en petit comité. »

Et les écoles laïques comme les écoles religieuses sont fermées, sauf celles sous influence d’un très vieux rabbin qui se refuse à ordonner la fermeture de centaines d’institutions éducatives ashkénazes. « Nous pensons, pour notre part, que ce qui sauve le monde, ce sont les enfants qui étudient la Bible, expliquait mardi un, proche conseiller du rabbin au journaliste. Sans eux, le monde ne survivra pas et ce danger est plus grand que le coronavirus. » Une opinion fondée sur le Talmud et la tradition rabbinique.

Les études continuent, dans ces yeshivot, comme si de rien n’était, de 7 h 30 du matin jusque vers 23 h. Mais le refus de céder aux injonctions des autorités de respecter les consignes de prudence n’est pas motivée seulement par des raisons religieuses. Il est aussi politique, relève Le Monde : « Le rabbin Kanievsky est jaloux de l’autonomie de sa communauté. Certains rabbins se méfient de l’Etat sioniste et séculier : cela les pousse à ignorer les édits des dirigeants politiques », analyse un historien du judaïsme à l’université Bar-Ilan de Tel-Aviv.

 



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