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Milan

Lettre du proviseur


Domenico Squillace

 

 

16 mars 2020

Aux élèves du lycée Volta à Milan, le proviseur écrivait au début de la pandémie  à ses élèves :

« Les autorités italiennes ont fermé les écoles, mais le virus le plus dangereux ne s’appelle pas Covid-19: c’est celui qui, porté par la peur, empoisonne les rapports humains.
[...]
Chers élèves, rien de nouveau sous le soleil pourrais-je me contenter de penser, et pourtant, notre établissement est fermé et je dois vous parler. Notre institution est une de celles qui, avec ses rythmes et ses rites, ponctue le cours du temps et de la vie harmonieuse en société ; ce n’est pas un hasard si l’obligation de fermer les écoles n’est décidée par les autorités que dans des cas très rares et vraiment exceptionnels.
[...]
Mais aussi je tiens à vous dire: gardez votre sang-froid, évitez de vous laisser entraîner dans le délire collectif, continuez - avec les précautions d’usage - de mener une vie normale. Profitez de ces journées pour faire des promenades, pour lire un bon livre ; il n’y a aucune raison - si vous vous sentez bien  de rester enfermés à la maison.

Il n’y a aucune raison de prendre d’assaut supermarchés et pharmacies, laissez les masques à ceux qui sont malades - il n’y a qu’à eux qu’ils soient utiles. La vitesse à laquelle la maladie peut gagner l’autre bout du monde est fille de notre époque, il n’existe aucun mur qui puisse l’arrêter, il y a quelques siècles elle voyageait aussi, seulement un peu plus lentement. Un des risques majeurs en de telles situations [...] c’est l’empoisonnement de la vie sociale, des rapports humains. C’est la barbarie qui gagne la vie en société.

Lorsque nous nous sentons menacés par un ennemi invisible, notre instinct atavique est de voir l’ennemi partout et nous courons le danger de considérer chacun de nos semblables comme une menace, un agresseur potentiel. Depuis les épidémies du XIVe et au XVIIe siècle, nous avons développé l’arme puissante qu’est la médecine moderne, ce n’est pas rien, croyez-moi. Faisons appel à l’esprit rationnel qui l’a engendrée pour préserver notre bien le plus précieux: nos liens sociaux, notre humanité. Si nous n’y parvenons pas, la peste aura gagné pour de bon.



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