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Manifestation à Ouagadougou, capitale burkinabée, le 22 juin 2019
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Olympia de Maismont/AFP

Massacres au Burkina Faso

 

 

25 février 2020

Le Burkina Faso connaît ces temps-ci une multiplication d’attaques et de massacres comme celui de Yirgou, dans le nord du pays en janvier 2019 où plusieurs dizaines de Peuls avaient été tués par des habitants les accusant de complicité avec les terroristes ou celui de Pansi dans le nord-est du pays qui a fait 24 morts dont plusieurs fidèles d’une église protestante, dix-huit blessés et plusieurs personnes enlevées.

Cette dernière attaque contre un lieu de culte a suscité une interpellation des autorités par l’opposition qui a demandé que « les lieux de culte soient sécurisés de même que les autres lieux de rassemblement des citoyens. » L’opposition demande aussi que « le gouvernement crée un observatoire national des libertés religieuses [...] pour éviter un affrontement interreligieux. »

Les attaques sont attribuées à des djihadistes contre des églises ou des religieux chrétiens. Le 10 février déjà, un groupe armé avait enlevé sept personnes chez un pasteur dans la région du Sahel où la France est présente dans l’opération anti djihadiste Barkhane. Trois jours plus tard, cinq de ces personnes ont été retrouvées mortes et les forces burkinabé sous-équipées et mal entrainées n’arrivent pas à enrayer la spirale de violence malgré l’aide de forces étrangères ont la France.

Le 21 février, un article de l’hebdomadaire anglican Church Times notait que depuis 2015, près de 700 000 personnes avaient été forcées à quitter leur maison au Burkina Faso, pour cause de terrorisme et 1300 civils en 2019, sept fois plus qu’en 2018, et en décembre dernier, ce sont 14 fidèles d’une église protestante qui ont été assassinés, dans ce pays d’Afrique de l’Ouest naguère en paix et aujourd’hui en première ligne de l’insurrection djihadiste, avec une frontière avec le Mali où dimanche encore au moins trois soldats ont été tués dans une attaque djihadiste.

« Les chrétiens sont devenus des cibles fréquentes dans le nord du pays. Et le secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises a encouragé à prier pour ces gens qui doivent faire face à la terreur et à la violence, victimes d’acte de haine insensé. Comme ceux qui s’étaient rassemblées pour prier. Ce sont des attaques contre la famille humaine et nous devons continuer à travailler ensemble pour la justice et la paix. »

Le site Slate.fr un magazine d’info politiques et sociales en ligne a publié en juillet 2019 un article expliquant que des groupes djihadistes, certains liés à Al-Qaeda, d’autres proprement burkinabé « ont réussi à imposer leur vision de l’islam et leurs lois en expulsant de facto l’Etat [armée, écoles, centres de santé] et les personnalités locales [imams, chefs coutumiers, commerçants, élus] de plusieurs secteurs ruraux du nord et de l’est du Burkina. 

Depuis avril 2019, une série d'attaques a également touché l'église des Assemblées de Dieu, des églises catholiques ainsi qu'une procession catholique. Ces évènements, auxquels s'ajoute l'enlèvement du curé ont fait vingt victimes. « Ces attaques, relève Slate, viennent tester la solidité du dialogue interreligieux, pourtant fort vanté au Burkina Faso. Le pays est souvent pris comme exemple de bonne entente et de dialogue actif entre les religions. Cela s'incarne d'abord dans la réalité vécue d'une société pluraliste où la majorité musulmane (61 %) vit en contact quotidien, souvent au sein des familles, avec les minorités catholique (19 %), animiste (15 %) et protestante (4 %). »

Et pourtant, ce dialogue interreligieux est sérieusement remis en question par certains mouvements comme l’islam salafiste très populaire parmi les jeunes musulmans « qui prône une coupure symbolique avec les autres communautés et reste en retrait des échanges interreligieux [...] et un rejet affiché des autres cultes. C'est aussi le cas dans les Églises évangéliques, où bon nombre de leaders et de fidèles voient les autres croyances comme des forces diaboliques à combattre et s'engagent dans un prosélytisme actif ciblant en particulier la communauté musulmane majoritaire.
Dans le nord du Burkina Faso, où la population est à très forte majorité musulmane, ces initiatives de conversion déstabilisent les communautés locales. Par contraste, les groupes djihadistes de l'est du pays ont pour le moment laissé les communautés chrétiennes, beaucoup plus nombreuses et intégrées dans le tissu social, tranquilles. »

Mais l’attaque des communautés chrétiennes burkinabées [par les djihadistes] risque d’accentuer la répression [...] malgré les appels au calme de la hiérarchie catholique. »



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