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États-Unis

L’ancien président Jimmy Carter

 

 

3 février 2020

Avec bien d’autres, inquiets et soucieux de justice pour les Palestiniens et de paix dans la région, l’ancien président américain Jimmy Carter, artisan du premier accord de paix israélo-arabe, les fameux « accords de Camp David » de 1978 entre Israël et l’Egypte, et l’une des rares avancées diplomatiques des dernières décennies dans cette région, a vivement critiqué la semaine dernière le pseudo « plan de paix » de Donald Trump pour régler le conflit entre Israël et les Palestiniens.

Jugeant que ce plan viole le droit international, Jimmy Carter a ainsi déclaré que :
« Le nouveau plan américain sape les perspectives de parvenir à une juste paix entre Israéliens et Palestiniens. S’il est mis en œuvre, ce plan va ruiner la seule solution viable à ce conflit au long cours, la solution à deux États sur la base des frontières de 1967 inscrite dans un grand nombre de résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies [...] En nommant Israël “l’État-nation du peuple juif”, a encore déclaré Jimmy Carter, le plan favorise aussi le déni de droits égaux pour les Palestiniens citoyens d’Israël. »

Il a aussi mis en garde, appelant les pays membres de l’ONU à « rejeter toute mise en œuvre israélienne unilatérale de cette proposition », selon le site de l’AFP. Cette déclaration survenait deux jours après la présentation du plan de paix américain qui propose la création, soumises à des conditions draconiennes, d’un Etat palestinien amputé de la vallée du Jourdain et des colonies israéliennes qui seraient tout bonnement annexées définitivement à Israël et une capitale palestinienne reléguée dans les faubourgs de Jérusalem-Est, encore une atteinte flagrante au droit international qui prévoyait de définir le statut de la ville de Jérusalem par des négociations entre Palestiniens et Israéliens et non pas en emboitant le pas au premier ministre israélien Netanyahou et en déclarant que Jérusalem restera « la capitale indivisible d’Israël ».

Le Monde remarquait, dans un éditorial du 31 janvier : « Seuls les esprits chagrins s’interrogerons sur le moment choisi pour divulguer un "plan de paix" en préparation depuis trois ans : une façon de détourner l’attention des malheurs politico-judiciaires des intéressés ? »

Le Monde parle aussi de « dynamitage [que poursuit Trump] de l’ordre international né après 1945, normalisation ou banalisation de l’annexion territoriale par Trump qui de fait soutient l’ambition affichée par Israël d’annexer toute la Cisjordanie. C’est ce que souhaitent aussi ces 25 % d’électeurs républicains-clés pour la réélection de Trump en novembre : les protestants évangéliques, pour qui le Messie ne reviendra que le jour où les juifs auront reconquis le pays de leurs ancêtres. »

En faisant ainsi, relève encore Le Monde, « Trump avec la complicité active de Netanyahou a fragilisé le soutien bipartisan [démocrate et républicain] dont Israël disposait depuis longtemps aux Etats-Unis. »

Et la politologue spécialiste des Etats-Unis Nicole Bacharan, écrivait récemment : « Trump a décidé de présenter le Parti républicain comme le seul parti pro-Israël et le parti démocrate comme entièrement anti-Israël, une division dangereuse pour l’Etat hébreu. »

 

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Un mot de Jimmy Carter encore : En novembre 2000, l’ancien président des Etats-Unis annonce qu’il quitte la Convention baptiste du Sud dont il était membre en dénonçant sa « rigidité théologique ». Sa démission avait été précédée par la décision des baptistes du Texas de supprimer la majorité des fonds qu’ils versaient au siège de la Convention baptiste à Nashville au Tennessee et de priver de soutien financier six facultés de théologie baptistes.

Comme Jimmy Carter, les baptistes du Texas entendaient protester vivement « contre le conservatisme théologique de la Convention baptiste du Sud, et les principes toujours plus rigides qui enfreignent les fondements de ma foi chrétienne », écrivait-il.

Par exemple, la déclaration sexistes destinées aux femmes mariées de « se soumettre gracieusement à leur mari » ou des déclarations condamnant l’homosexualité.

« La Convention baptiste du Sud n’avait pas connu semblables difficultés depuis le milieu du 19e siècle lorsque les baptistes du Nord et du Sud se sont séparés à propos du problème de l’esclavage » avait déclaré un théologien baptiste à l’époque qui relevait que  la démission de Jimmy Carter [des baptistes du Sud] est « un symbole très fort [...] Jimmy Carter représente la tradition de ces anciens moniteurs de l’Ecole du dimanche – il n’a été président que quatre ans, mais il a enseigné dans les Ecoles du dimanche pendant 50 ans. [et il était aussi prédicateur laïque dans son église baptiste de Plains en Géorgie].
La franchise de Jimmy Carter, un Démocrate, sur son appartenance chrétienne évangélique et sur le fait qu’il se disait “born again” [c’est-à-dire ayant vécu une expérience de conversion spirituelle] et en faisant de sa foi un argument de campagne lorsqu’il s’est présenté à la présidence en 1986 a favorisé l’ouverture d’une nouvelle ère d’influence politique pour les chrétiens évangéliques », relevait un sociologue.

Et depuis, la droite chrétienne occupe l’aile droite du parti Républicain, jusqu’à Donald Trump, même si le mot chrétien a du mal à passer le concernant ! Les évangéliques américains semblent bien installés et tout porte à croire que leur influence politique morale, sociétale est faite pour durer.

 


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