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Jérusalem, la France

et le Président de la République

 

 

27 janvier 2020

22 janvier : Le président de la République Emmanuel Macron était en Israël pour la commémoration de la libération il y a 75 ans, du camp de concentration nazi d’Auschwitz, en compagnie d’une quarantaine de dirigeants mondiaux. Deux choses ont été retenues dans la presse : La « négation » de l’Etat d’Israël comme Etat, une nouvelle forme d’antisémitisme souligné dès le premier jour de sa visite à Jérusalem par Emmanuel Macron, une déclaration s’ajoutant à la proposition adoptée le mois dernier d’une résolution au Parlement français sur l’antisémitisme en y intégrant l’antisionisme, proposition qui a suscité des oppositions et nous y reviendrons dans une autre émission.

La seconde chose abondamment commentée par radios, télévisions et presse écrite, c’est l’accrochage dans la vieille ville de Jérusalem-Est avec des policiers israéliens devant l’église Sainte-Anne. L’altercation verbale où l’on voit le Président perdre son calme [et son accent anglais], rappeler « les règles qui existent depuis plusieurs siècle » et chasser les services de sécurité israéliens trop présents, a rappelé, en souriant, cette même altercation dans ce même quartier de la vieille de Jérusalem en 1996 par le président Jacques Chirac qui avait refusé d’entrer dans l’église tant que les soldats israéliens qui l’accompagnaient n’en serait pas sortis.

Pourquoi cette colère face à ces policiers israéliens  qui voulaient entrer ou étaient entrés dans l’église Sainte-Anne ? Parce que cette église de Jérusalem a un statut particulier : elle appartient au domaine français dans l’est de Jérusalem et le drapeau tricolore flotte sur son toit. « C’est comme si des policiers israéliens étaient entrés dans l’ambassade de France », explique le directeur du Centre de recherche français (CNRS) de Jérusalem.

 

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église Sainte-Anne à Jérusalem-est, propriété de la France


Cette basilique catholique Sainte-Anne de Jérusalem a été construite en 1140 par les Croisés. Elle fait partie du domaine national français en Terre Sainte, comme le Tombeau des Rois (un ensemble de 31 tombes fermées par une pierre roulante, un « lieu saint » symbolique pour les juifs, dont la France est propriétaire depuis 1886 et qui est revendiqué par des juifs ultra-orthodoxes qui exigent un droit d’entrée illimité sur le lieu alors que les archéologues craignent que ce lieu ne soit soustrait aux fouilles au profit du culte.

La France possède aussi l’église du Pater Noster sur le Mont des Oliviers sur lieu où la tradition place l’enseignement du Notre Père par Jésus à ses disciples et l’abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d’Abu Gosh, une abbaye bénédictine à une dizaine de kilomètres de Jérusalem. Ce sont de Pères blancs qui veillent sur l’église Sainte-Anne de Jérusalem où selon une tradition chrétienne orientale la crypte de l’église serait située sur le lieu de la maison d’Anne et Joachim, les parents de la Vierge Marie qui y serait née.
L’église actuelle, est de style roman et a été donnée à la France en 1856, par le sultan Abdulmecid 1er en remerciement pour son aide aux Ottomans durant la guerre de Crimée contre l’Empire russe.
Elle a été restaurée par la France et confiée à la Société des missionnaires d’Afrique.

 

Et puisqu’on est dans les curiosités, l’église Sainte-Anne de Jérusalem est aussi le siège d’une ONG, l’Ecumenical Accompagement Programme in Palestine and Israël (EAPPI), fondée par le Conseil œcuménique des Eglises en réponse à un appel des responsables locaux des Eglises de Jérusalem.
Le programme propose à des volontaires internationaux de servir d’accompagnateurs en Cisjordanie avec pour tâche d’être témoins localement de la vie sous occupation israélienne et de tisser des liens entre Palestiniens et Israéliens en recherche d’une paix juste afin d’agir contre l’injustice dans la région.
Ces volontaires rapportent aussi les atteintes aux droits de l’homme dont ils ont été témoins, ils travaillent avec les palestiniens et Israéliens engagés dans des actions de paix non-violentes en lien avec les Eglises locales.
Ces accompagnateurs seront aussi des témoins de première main lorsqu’ils rentreront sur la réalité de l’occupation et s’engageront pour une résolution pacifique du conflit israélo-palestinien.

 

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Les médias ont aussi rappelé que Jérusalem et ses quatre sites dont l’église Sainte-Anne dans l’est de Jérusalem, appartenant à la France, notre pays possédait d’autres lieux à l’étranger dans le monde entier.
Ainsi à Rome on trouve cinq églises placées sous la tutelle de l’ambassade de France : la Trinité des Monts, Saint-Louis des Français, Saint-Nicolas-des-Lorrains, Saint-Yves-des-Bretons, Saint-Claude des Francs-Comtois de Bourgogne et la Chapellenie nationale de France à Lorette, un centre marial italien à l’est de Florence légué par le cardinal de Joyeuse, ambassadeur près le Saint-Siège du roi Henri IV.

Dans ce sanctuaire marial se trouve la « Santa Casa », maison où selon la tradition la Vierge aurait reçu l’annonce de l’Ange Gabriel qu’elle serait enceinte. Et la Santa Casa, une pièce de la maison où habitait la Vierge aurait été transportée de Nazareth à Lorette au 16e siècle. D’ailleurs, si vous doutiez, une bulle pontificale de Pie IX a pourtant été publiée en 1859, confirmant solennellement qu'en la Santa Casa de Lorette a bien habité la Vierge Marie.

Comme elle a aussi vécu et qu’elle est morte à Ephèse, en Turquie où l’apôtre Jean l’avait accompagnée après la mort de Jésus…

 


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